n. m. XIIe siècle, catran. Emprunté de l'arabe d'Égypte qatran, « goudron ».Substance noirâtre et visqueuse, à odeur forte et aromatique, provenant de la distillation sèche de divers combustibles naturels. Goudrons de houille, de tourbe. Goudron minéral, sorte de bitume extrait de la houille et qui est utilisé pour le revêtement des chaussées. Par anal. Goudron végétal, gomme que l'on extrait des arbres résineux et qui sert à calfater la carène des navires, à préserver les cordages de l'action de l'eau de mer. Goudronnagen. m. XVIIe siècle, comme terme de marine. Dérivé de goudronner.Action de goudronner ; résultat de cette action. Le goudronnage d'un chemin vicinal. Le goudronnage des cordages d'un navire. Goudronnerv. tr. XVe siècle, goutrenner, comme terme de marine. Dérivé de goudron.Recouvrir, enduire ou imprégner de goudron. Goudronner une route. Goudronner un mât, des filins. Toile goudronnée. Papier goudronné. Goudronnerien. f. XIXe siècle. Dérivé de goudron.Établissement où l'on prépare et conserve le goudron. Goudronneur, -EUSE n. XVIe siècle, goildronneur. Dérivé de goudronner. 1. N. m. Ouvrier chargé du goudronnage. 2. N. f. Machine servant à épandre le goudron sur les chaussées. Goudronneux, -EUSE adj. XIXe siècle. Dérivé de goudron.Qui est de la nature du goudron ou qui en a l'apparence. Matière, substance goudronneuse. Gouetn. m. XIVe siècle. Emprunté du latin populaire *gubius, variante du bas latin gubia, « burin, gouge ».BOT. Autre nom de l'Arum. Gouffren. m. XIIe siècle, gofre. Emprunté du grec kolpos, « pli creux ; golfe, vallée encaissée ». 1. Cavité large et très profonde, souvent creusée par les eaux et qui s'ouvre à la surface du sol. Le bord, le fond d'un gouffre. Un gouffre béant. Se pencher au-dessus d'un gouffre. Le gouffre de Padirac. Par ext. Gouffre sous-marin. La route côtoyait des gouffres, d'effrayantes profondeurs. Expr. Des gouffres sans fond. Par anal. Courant tourbillonnaire, tourbillon qui se creuse dans les mers, les océans. Le gouffre de Charybde. Le gouffre du Maelstrom. 2. Fig. Se dit de ce qui paraît sans limites. Le gouffre du néant. Tomber dans le gouffre de l'oubli. Un gouffre de tristesse, d'ennui. Cet évènement les a plongés dans un gouffre de malheurs, de misères. Par méton. Fam. Cet enfant est insatiable, c'est un gouffre. Se dit particulièrement, et dans un emploi absolu, de ce qui entraîne des frais, des sacrifices, des pertes immenses et sans fin. Ce procès est un gouffre. L'entretien de ces bâtiments est un gouffre pour la commune. Être au bord du gouffre, être dans une situation financière désastreuse, proche de la ruine. Par méton. C'est un gouffre que cet homme-là, un homme qui dépense inconsidérément. Gougen. f. XIVe siècle. Issu du bas latin gubia, « burin, gouge ».TECHN. Ciseau au tranchant incurvé dont se servent les menuisiers, les forgerons, les sculpteurs, les graveurs. Gougen. f. XVe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire d'un dialecte d'oc, de l'hébreu goya, « servante chrétienne », féminin de goy (voir Goy).Très vieilli. Servante de ferme, peu farouche. |