, GOURDE adj. XIIe siècle, d'abord gurt. Issu du latin impérial gurdus, « lourdaud, grossier ».Qui est rendu insensible ou maladroit par l'effet du froid. Avoir les pieds gourds, les mains gourdes. Par ext. Avoir des gestes gourds, malhabiles, gauches. Esprit gourd, peu délié. Gourden. f. XIIIe siècle, gorde. Issu du latin cucurbita, « courge ; gourde ». 1. BOT. Plante grimpante de la famille des Cucurbitacées, dont le fruit, vidé et séché, peut servir de récipient. 2. Récipient de forme plate ou ovoïde dans lequel on transporte de la boisson. Une gourde de cuir, de métal. Boire à la gourde. Par méton. Une gourde d'eau, de vin, de rhum. 3. Fig. et fam. Personne sotte et maladroite. C'est une gourde. Adjt. Il est un peu gourde. Gourden. f. XVIIIe siècle. De l'expression piastre gourde, dans laquelle le mot gourde est emprunté de l'espagnol gordo, « gros ».Unité monétaire de la République d'Haïti. Gourdinn. m. XVIe siècle, gordin, « corde pour châtier les forçats ». Emprunté, par l'intermédiaire du provençal *gordino, de l'italien cordino, « petite corde, gourdin ».Gros bâton court, dont on se sert pour asséner des coups. S'armer d'un gourdin. Assommer quelqu'un à coups de gourdin. Gourerv. tr. et pron. XIIIe siècle, gorré, « trompé », au participe passé. D'origine incertaine.Pop. 1. V. tr. Vieilli. Tromper, leurrer quelqu'un. 2. V. pron. Se tromper, commettre une erreur. Il s'est gouré dans ses calculs. <!--Oui-->Est d'un emploi très relâché. Gourgandinen. f. XVIIe siècle. Mot dialectal d'origine incertaine.Fam. Femme de mœurs légères. Gourmaden. f. XVIe siècle. Dérivé de gourmer.Vieilli et fam. Coup de poing donné sur la figure. Gourmand, -ANDE adj. XIVe siècle. D'origine incertaine. 1. Qui prend plaisir à manger et mange avec avidité, avec excès. Subst. Un gourmand, une gourmande. Fig. Qui se montre exigeant, notamment en matière d'argent. Dans le partage des biens, il s'est montré gourmand. 2. Qui apprécie la bonne chère, qui recherche le plaisir de manger des mets délicats, des friandises. Elle est gourmande comme une chatte. Subst. Un gourmand délicat. Dans cette acception, Gourmand se rapproche de Gourmet. Par méton. Qui montre de la gourmandise. Une bouche gourmande. Un regard gourmand. Des mines gourmandes. Loc. Gourmand de, amateur de, friand de. Être gourmand de gibier, de fruits, de confitures. Fig. Être gourmand d'honneurs, de louanges. 3. Spécialt. ARBOR. Branche gourmande, rameau d'arbre fruitier poussant au-dessous de la greffe, et ne donnant donc pas de fruits, qui se développe au détriment des autres rameaux. Subst. Couper un gourmand, des gourmands. Élaguer les gourmands. - HORT. Pois gourmands, ou pois mange-tout, qu'on mange avec la cosse. Gourmanderv. tr. XIVe siècle, d'abord au sens de « dévorer », puis, sous l'influence de gourmer, de « tourmenter ». Dérivé de gourmand.Réprimander avec dureté. Gourmander un élève. Par ext. C'est en vain que l'on gourmande sa paresse. ÉQUIT. Gourmander un cheval, le manier rudement de la main. Ne gourmandez pas la bouche de votre cheval. Gourmandisen. f. XVe siècle. Dérivé de gourmand. 1. Goût excessif pour les plaisirs de la table. La gourmandise est un des sept péchés capitaux. Une gourmandise insatiable. Satisfaire, freiner sa gourmandise. 2. Aptitude à apprécier la qualité et la délicatesse des mets. Ce mets flattera sa gourmandise. 3. Généralement au pluriel. Mets fin et délicat, le plus souvent sucré. On servit au dessert de délicieuses gourmandises. |