, -ALE adj. (pl. Gouvernementaux, -ales). XIXe siècle. Dérivé de gouvernement. 1. Qui est relatif au gouvernement d'un État, qui en émane. Une initiative gouvernementale. Les projets gouvernementaux. 2. Qui soutient le gouvernement en place, le pouvoir établi. La presse gouvernementale. Gouvernerv. tr. XIe siècle, guverner. Issu du latin gubernare, emprunté du grec kubernân, « diriger un navire, gouverner ». 1. MARINE. Diriger, manœuvrer une embarcation au moyen d'un gouvernail. Le pilote, l'homme de barre gouverne le navire. Pron. Leur bateau se gouverne aisément. Absolt. Gouverner au nord. Gouverner droit, sans s'écarter de sa route. Gouverner au plus près, gouverner au vent, se rapprocher le plus possible de la direction d'où vient le vent. Gouverner à la lame, présenter l'arrière au vent, de façon que la crête des lames ne frappe pas dangereusement le navire. Gouverner dans les eaux d'un navire, rester dans son sillage. Par méton. Le bâtiment ne gouverne plus, il n'obéit plus au gouvernail. Gouverner sur son ancre, se dit d'un bateau qui, étant au mouillage, subit l'action du vent, du courant. Expr. fig. et fam. C'est lui qui gouverne la barque, c'est lui qui a la conduite de l'entreprise. Gouverner bien sa barque, mener ses affaires avec habileté. Par anal. Gouverner un ballon. Gouverner un avion. Par ext. Gouverner un cheval, un attelage, le conduire, le diriger. 2. Diriger la conduite des personnes, des choses. C'est aux parents à gouverner leurs enfants. Il gouverne toute la maisonnée. Il n'est pas homme à se laisser gouverner. Les lois, les principes qui nous gouvernent. Pron. Il s'est toujours gouverné sagement. Par méton. La raison, l'intérêt gouverne sa conduite. Gouverner à son gré la volonté de quelqu'un. Gouverner les esprits, l'opinion publique. Savoir gouverner ses passions. Absolt. Dans cette maison, ce sont les femmes qui gouvernent. 3. Conduire un État, y exercer le pouvoir politique. Gouverner son royaume. Gouverner le peuple, la nation. Un pays bien, mal gouverné. Ces peuples aspirent à se gouverner eux-mêmes. Absolt. Ce roi règne mais ne gouverne pas. Gouverner avec sagesse, avec fermeté. L'art de gouverner. Expression proverbiale. Gouverner, c'est prévoir. Par ext. Une nouvelle constitution gouverne le pays. C'est un parti unique qui gouverne. 4. GRAMM. Régir un cas, un mode, etc. La préposition latine « de » gouverne l'ablatif. En français, la conjonction « quoique » gouverne le subjonctif. Gouverneurn. m. XIIe siècle, gouverneres. Issu du latin gubernator, « celui qui tient le gouvernail ; celui qui dirige un État », dérivé du supin de gubernare (voir Gouverner). 1. Dans la Rome antique, consul ou préteur nommé par le Sénat à la tête d'une province pour y exercer des pouvoirs civils et militaires. 2. En France, sous l'Ancien Régime, officier général placé par le souverain à la tête d'une province, d'une place de guerre, d'une résidence royale. Le gouverneur de Bretagne. Le gouverneur du Mont-Saint-Michel, du palais des Tuileries. MILIT. Titre que porte encore aujourd'hui l'officier général commandant d'armes d'un gouvernement militaire ou placé à la tête d'un établissement militaire. Le gouverneur militaire de Paris, de Nancy. Le gouverneur des Invalides. 3. Par ext. Haut fonctionnaire qui représentait le pouvoir métropolitain dans une colonie et dirigeait l'administration. Le gouverneur général de l'Indochine, de Madagascar. 4. Par anal. Titre donné à la personne placée par l'État à la tête de certaines institutions financières. Le gouverneur de la Banque de France. 5. S'emploie dans différents pays pour désigner la personne qui détient l'autorité et le pouvoir exécutif dans une région, une province, etc. Au Sénégal, le gouverneur est un fonctionnaire civil placé à la tête d'une région. Chaque État de l'Union des États-Unis d'Amérique est administré par un gouverneur élu. 6. Spécialt. Se disait autrefois de celui qui avait la charge de l'éducation, de la direction morale, de l'instruction d'un prince ou d'un jeune homme de grande famille. Gouverneur du Dauphin. Goy(se prononce goï ; pl. goym, goyim ou goys ; la forme féminine goya ou goïa est rare). n. XVIe siècle. Mot hébreu.Nom donné par les israélites à celui qui n'est pas juif et, particulièrement, à un chrétien (on écrit aussi Goï). Goyaven. f. XVIe siècle, guyaba. Emprunté, par l'intermédiaire de l'espagnol, de guyaba, mot d'une langue des Caraïbes, de même sens.Fruit du goyavier, à la chair sucrée et parfumée. Jus de goyave. Pâte, confiture de goyaves. Goyaviern. m. XVIIe siècle, gouiavier. Dérivé de goyave.Genre d'arbres ou d'arbustes de la famille des Myrtacées, dont certaines espèces sont cultivées dans les pays tropicaux pour leur fruits comestibles. Grabatn. m. XIe siècle, grabatum. Emprunté, par l'intermédiaire du latin grabatus, « mauvais lit », du grec krabatos, « petit lit bas ». 1. Lit misérable. Coucher sur un grabat, un méchant grabat. 2. Vieilli. Lit de malade. Grabataireadj. XVIIIe siècle, d'abord au sens de « sectaire qui n'acceptait le baptême que sur son lit de mort ». Dérivé de grabat.Qui ne quitte plus son lit de malade. Un vieillard grabataire. Subst. Un, une grabataire. Graben(n se fait entendre) n. m. XIXe siècle. Mot allemand signifiant proprement « fossé ».GÉOL. Syn. de Fossé d'effondrement ou Fossé tectonique. Grabugen. m. XVIe siècle, gabuge. D'origine incertaine.Fam. Querelle bruyante, dispute entraînant du désordre. S'emploie surtout aujourd'hui avec l'article partitif. Causer, faire du grabuge dans la rue. |