n. m. ou GRATICULATION n. f. XIXe siècle, graticulation ; XXe siècle, graticulage. Dérivé de graticuler.Action de graticuler (on dit aussi Mise au carreau ; on rencontre aussi Craticulage, Craticulation). Graticulen. m. XVIIIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire de l'italien graticola, du latin craticula, « petite grille », diminutif de cratis, « claie, treillis ».Feuille de papier tendue sur un châssis et portant un quadrillage qui permet de reproduire un dessin original, carré par carré, dans des dimensions réduites ou agrandies, ou dans la même grandeur (on rencontre aussi Craticule). Graticulerv. intr. XVIIe siècle, craticuler. Emprunté de l'italien graticolare, de même sens.Diviser un dessin, un schéma, un motif, etc., en un certain nombre de carrés, afin de le reproduire dans les proportions désirées sur un graticule. Graticuler une carte. Graticuler une fresque. (On dit aussi Mettre au carreau ; on rencontre aussi Craticuler.) Gratifiant, -ANTE adj. XXe siècle. Participe présent de gratifier.Qui flatte, qui rassure, qui apporte une satisfaction. Un éloge gratifiant. Gratificationn. f. XIVe siècle. Emprunté du latin gratificatio, « bienfaisance, faveur », dérivé de gratificari (voir Gratifier).Libéralité, somme d'argent accordée à quelqu'un, en sus de ce qui lui est dû, en témoignage de satisfaction, à titre de récompense. Gratification annuelle, ordinaire, extraordinaire. Accorder une gratification de mille francs, mille francs de gratification. Gratifierv. tr. (se conjugue comme Crier). XIVe siècle. Emprunté du latin gratificari, « être agréable à ; accorder comme faveur », composé à partir de gratus, « accueilli avec faveur, reconnaissant », et facere, « faire ».Récompenser quelqu'un par un don, une libéralité, le pourvoir d'une faveur, d'un avantage. On l'a gratifié d'une prime. Le livreur fut gratifié d'un bon pourboire. Gratifier quelqu'un d'un titre, d'une pension. Fig. Son interlocuteur le gratifia d'un regard, d'un sourire. Par antiphrase. En parlant de ce qui est désagréable, pénible. On l'avait gratifié d'un sobriquet désobligeant. Il fut gratifié d'une punition. On le gratifie à tort ou à raison de nombreux larcins, on les lui attribue. Gratinn. m. XVIe siècle. Dérivé de gratter. 1. Vieilli. Partie d'une préparation liquide qui reste attachée au fond ou aux parois du récipient où elle a cuit, et qu'on gratte pour l'enlever. Le gratin d'une bouillie, d'une crème. 2. Croûte dorée qui se forme à la surface de certains mets apprêtés avec de la chapelure ou du fromage râpé et cuits au four. Des légumes, des filets de poisson recouverts de gratin. Par ext. Manière d'apprêter ainsi les mets. Endives au gratin. Macaronis au gratin. Plat à gratin, servant pour la cuisson de ces mets. Par méton. Le plat ainsi apprêté. Un gratin de pommes de terre. Gratin dauphinois, voir Dauphinois. 3. Fig. et fam. La partie choisie, distinguée d'une société. Le gratin d'une profession. Fréquenter le gratin, le grand monde. Le ton gratin, la manière de parler, un peu affectée, d'une partie des gens du monde. Gratiné, -ÉE adj. XIXe siècle. Participe passé de gratiner. 1. Cuit au gratin, recouvert de gratin. Légumes gratinés. Une soupe à l'oignon gratinée ou, subst., une gratinée, une soupe à l'oignon à laquelle on ajoute des croûtons et du fromage râpé, et que l'on passe au four. 2. Fig. et vulg. (toujours en mauvaise part). Qui est excessif, outré. Une facture gratinée. Une histoire, une plaisanterie gratinée, très osée. Gratinerv. intr. XIXe siècle. Dérivé de gratin.Cuire en formant un gratin, une croûte dorée. Faire gratiner des pâtes au fromage. Mettre un plat à gratiner. Gratiole(tio se prononce cio) n. f. XVIe siècle. Emprunté de l'italien graziola, de même sens, issu du latin gratia (voir Grâce), à cause des vertus bénéfiques que l'on prêtait à cette plante.BOT. Genre de plantes herbacées vivaces de la famille des Scrofulariacées, qui croissent dans les lieux humides. |