n. m. XXe siècle. Dérivé de grenader.MARINE MILITAIRE. Dispositif permettant de larguer ou de lancer des grenades sous-marines. Grenadiern. m. XIVe siècle, granatier. Dérivé de grenade. 1. BOT. Arbre de la famille des Punicacées, à feuilles persistantes, aux fleurs rouges, qui produit la grenade. Grenadier sauvage ou Balaustier. Grenadier à fleurs doubles. Le grenadier est cultivé dans tout le bassin méditerranéen. 2. MILIT. Anciennt. Soldat chargé d'allumer et de lancer des grenades à la main, au cours d'un siège, d'une attaque. Par ext. Soldat appartenant à un corps d'élite de l'infanterie. Grenadiers royaux. Grenadier à pied, à cheval. Louis XIV créa, en 1676, une compagnie de grenadiers montés. Les grenadiers de la Garde impériale. Les grenadiers de la Garde royale, sous la Restauration. Bonnet de grenadier, grand bonnet à poil, orné d'une cocarde et d'un plumet, porté par les grenadiers à différentes époques. Expr. Jurer comme un grenadier, jurer souvent, à tout propos. Au XXe siècle, Grenadier-voltigeur, fantassin appartenant à un groupe de combat, armé de grenades et d'un pistolet-mitrailleur ou d'un fusil d'assaut. Fig. et fam. Homme de haute taille. Iron. Se dit d'une femme de grande taille, au ton autoritaire, aux manières viriles. Grenadièren. f. XVIIe siècle. Dérivé de grenade.Anciennt. MILIT. 1. Gibecière qui faisait partie de l'équipement du grenadier, et dans laquelle il portait les grenades. 2. Anneau assujettissant le canon d'un fusil sur son bois, auquel s'accrochait une des extrémités de la bretelle. Grenadillen. f. XVIe siècle. Emprunté de l'espagnol d'Amérique du Sud granadilla, « fruit de la Passion », ou granadillo, « bois dur », tous deux dérivés de granada, « grenade ». 1. BOT. Plante grimpante qui porte des fruits comestibles dont le goût rappelle celui de la grenade. La grenadille est une variété de passiflore. Le fruit de la grenadille est appelé couramment fruit de la Passion. 2. Bois de grenadille, appellation commerciale de bois exotiques très durs, d'un brun rougeâtre qui rappelle la couleur de la grenade, provenant de divers arbres d'Amérique tropicale. Grenadinn. m. XVIIIe siècle. Dérivé de grenade, par analogie de couleur. 1. CUIS. Petite tranche de filet ou de noix de veau, entourée d'une barde. Un plat de grenadins au jus. Par anal. Grenadin de volaille, taillé dans un blanc de volaille. Grenadin de poisson. 2. HORTIC. Variété d'œillet des fleuristes, à fleur rouge, très odorante. Grenadinen. f. XVIIIe siècle. Dérivé de grenade, ancien nom d'un tissu, lui-même dérivé de grain.TEXTILE. Fil de soie grège, formé de deux brins tordus isolément puis réunis par une seconde torsion. Par méton. Étoffe légère de soie, tissée avec ce fil. Dentelle de grenadine. Robe de grenadine. Grenadinen. f. XIXe siècle. Dérivé de grenade.Sirop préparé à partir de jus de grenade ou, par ext., à partir de fruits rouges et de vanille. Boire de la grenadine à l'eau ou, ellipt., de la grenadine. Par méton. Commander une grenadine. Grenagen. m. XVIIIe siècle. Dérivé de grener.TECHN. Action de grener. 1. Opération par laquelle on réduit en grains une substance. Le grenage de la poudre à canon. 2. IMPRIMERIE. GRAV. Préparation qu'on fait subir à une pierre lithographique ou à une plaque métallique pour lui donner du grain et faciliter les opérations ultérieures. 3. PEAUSSERIE. Syn. de Grainage. Grenaillagen. m. XVIIIe siècle. Dérivé de grenailler.MÉTALL. Opération consistant à projeter à grande vitesse de la grenaille d'acier à la surface d'une pièce, afin d'opérer un nettoyage ou un traitement du métal. Grenaillen. f. XIVe siècle, greignaille, « grains ». Dérivé de grain. 1. Graine de rebut, servant principalement à nourrir la volaille. Marchand de grains et grenailles. Grenaille de blé, d'avoine. 2. Métal réduit en grains. Charger un fusil avec de la grenaille de plomb. Grenaille d'acier. Par anal. Grenaille de liège. Grenaille de charbon. |