n. m. XXe siècle. Dérivé de grenouiller.Fam. Le fait de grenouiller, d'intriguer ; ensemble d'intrigues menées à des fins intéressées. Grenouillen. f. XIIIe siècle, grenoile. Altération de l'ancien renoille, issu du latin ranaculus, « petite grenouille ». 1. Petit amphibien anoure de la famille des Ranidés, qui vit ordinairement dans les mares, les étangs. Grenouille commune ou Grenouille verte. Grenouille des marais. La grenouille coasse. Pêcher des grenouilles. Manger des cuisses de grenouille. Expr. fig. La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf, se dit, par allusion à une fable de La Fontaine, d'une personne dont les prétentions dépassent de beaucoup les capacités, les moyens. Fam. Une grenouille de bénitier, une bigote. Titre célèbre : Les Grenouilles, d'Aristophane (405 av. J.-C). 2. Par anal. Tirelire en forme de grenouille et, par méton. (fam.), argent qu'on y dépose. Se dit le plus souvent des fonds d'une association ou d'un établissement commercial. Expr. Manger la grenouille, dissiper ou dérober les fonds, la somme dont on avait la garde. TRAV. PUBL. Engin de pilonnage et de compactage des terres meubles, qui est manœuvré par un seul ouvrier et qui effectue des bonds successifs. Grenouillerv. intr. XVIe siècle, au sens de « barboter ». Dérivé de grenouille.Fam. Intriguer, manœuvrer, créer de la confusion pour favoriser un dessein ou obtenir quelque avantage. Grenouillèren. f. XIIIe siècle. Dérivé de grenouille. 1. Endroit marécageux où vivent des grenouilles et, par ext., lieu humide et souvent malsain. Une maison bâtie dans une grenouillère. 2. Vêtement pour bébé, en tissu souple, couvrant le corps et les pieds. Grenouilletten. f. XVIe siècle. Diminutif de grenouille. 1. Petite grenouille. 2. Nom usuel de la renoncule des marais à fleurs blanches. 3. PATHOL. Tumeur bénigne qui se forme sous la langue. Grenouilleur, -EUSE n. XXe siècle. Dérivé de grenouiller.Fam. Personne qui grenouille. Grenu, -UE adj. XIIIe siècle. Dérivé de grener. 1. En parlant d'une plante. Qui porte beaucoup de grains. Des épis grenus. Une gousse grenue. Du blé grenu. 2. Qui est ou qui semble composé de petits grains. Roche grenue, formée de cristaux visibles à l'œil nu, comme le granit, la diorite. Marbre grenu. Du papier grenu. Un cuir grenu, dont le grain est beau et serré. Subst. Le grenu du maroquin. Grenuren. f. XVIIIe siècle. Dérivé de grener.GRAV. Action de grener les parties ombrées d'une plaque de cuivre, d'une pierre lithographique ; résultat de cette action. Grèsn. m. XIIe siècle. Issu du francique *greot, « sable, gravier ». 1. GÉOL. Roche sédimentaire détritique formée de grains de quartz unis par un ciment naturel. Grès siliceux, calcaire, dont le ciment est formé de silice, de calcaire. Le grès rouge des Vosges. Des pavés de grès. Par ext. Sable provenant de l'effritement de cette roche, qui sert à poncer, à polir. 2. Terre argileuse mêlée de silice avec laquelle on fabrique des poteries. Une cruche, un pot en grès, de grès. Par méton. Poterie fabriquée avec cette terre. Une collection de grès et de faïences. Grès flammé. Grès cérame, voir Cérame. Grésagen. m. XIXe siècle. Dérivé de gréser.TECHN. Action de gréser. |