n. XVIIe siècle, au féminin, dans faire la grime, « faire la moue ». Probablement issu de grimace.THÉÂTRE. Anciennt. 1. N. m. Personnage de vieillard ridicule. Jouer les grimes, les rôles de grime. Par méton. Comédien qui joue ce rôle. C'est un excellent grime. 2. N. f. Ride qu'un acteur trace sur son visage pour se vieillir. Grimerv. tr. XIXe siècle. Dérivé de grime.THÉÂTRE. 1. Anciennt. Marquer de rides le visage d'un comédien pour lui donner l'apparence d'un vieillard. 2. Modifier la physionomie d'un acteur au moyen du maquillage, pour lui faire représenter un certain personnage. Se grimer en Pierrot. Grimoiren. m. XIVe siècle, grymoire. Altération de gramaire, ancienne forme de grammaire, pris au sens de « livre de magie », parce qu'au Moyen Âge les grammaires, écrites en latin, étaient incompréhensibles au vulgaire. 1. Livre de magie, de sorcellerie, à l'aide duquel on prétendait évoquer les démons, conjurer les esprits, opérer des prodiges. 2. Écrit obscur ou pièce d'écriture difficile à lire. Ce rapport confus est un grimoire. Cette lettre est un grimoire où je ne peux rien déchiffrer. Grimpant, -ANTE adj. XVIe siècle. Participe présent de grimper. 1. En parlant d'un animal. Qui grimpe, qui a l'habitude de grimper. L'écureuil est un animal grimpant. 2. BOT. Plante grimpante, dont la tige s'élève en s'accrochant à un support, arbre, tuteur, mur, etc., ou en s'enroulant autour de lui. Le lierre, les lianes, la vigne vierge sont des plantes grimpantes. Grimpéen. f. XIXe siècle. Forme féminine substantivée du participe passé de grimper.Fam. 1. Action de gravir un chemin abrupt, une pente accusée. Une bonne grimpée. 2. Passage raide, difficile à gravir, d'une route, d'un chemin ; raidillon. La grimpée qui mène à la citadelle. (On dit aussi Grimpette.) Grimperv. intr. XVe siècle. Probablement forme nasalisée, d'après ramper, de gripper. 1. Monter à quelque endroit en se hissant à l'aide des bras et des jambes. Grimper aux arbres. Grimper à un mur, à un mât de cocagne. Grimper dans les haubans. SPORTS. Grimper à la corde, aux agrès. Subst. Une épreuve de grimper. Par anal. En parlant des animaux. Un chat qui grimpe à un arbre, le long d'un arbre. Un écureuil grimpé au haut d'un arbre. Absolt. Le singe aime à grimper. En parlant des plantes dont la tige s'élève en s'accrochant aux corps voisins. Cette vigne vierge a grimpé jusqu'au premier étage. Les capucines, les liserons grimpent le long des clôtures. Fig. et fam. Être dupe d'une farce, d'une plaisanterie. Expr. Il vous a fait grimper à l'échelle. 2. Monter jusqu'à un lieu élevé, au prix d'un certain effort. Nous avons grimpé jusqu'au sommet, jusqu'au col. Transt. Grimper une côte. Grimper un escalier. Par méton. En parlant d'une route, d'un chemin. S'élever en pente raide. Le sentier grimpe en lacets. Des ruelles qui grimpaient jusqu'au haut du village. Par ext. Fam. Grimper signifie simplement monter, se jucher, sans que l'action implique un effort particulier. L'orateur grimpa sur une chaise. Il grimpa sur le marchepied de l'autobus. On apercevait des curieux grimpés sur les toits. Grimper dans une voiture, dans un train, y entrer. 3. Fig. et fam. En parlant d'une estimation chiffrée, d'une valeur, etc. S'élever, augmenter rapidement ou subitement. Les prix ont grimpé. Le cours de l'or a encore grimpé. Sa cote de popularité ne cesse de grimper. Par méton. Il grimpe dans les sondages. Grimpereaun. m. XVIe siècle. Dérivé de grimper.ZOOL. Sorte de passereau qui se sert de ses griffes pour grimper le long des arbres. Grimpetten. f. XIXe siècle. Dérivé de grimper.Fam. Syn. de Grimpée. Grimpeur, -EUSE n. XVIe siècle, comme adjectif, au sens de « qui a l'habitude de grimper ». Dérivé de grimper. 1. N. m. Les grimpeurs, nom donné couramment à des oiseaux dont les doigts sont conformés de façon à leur permettre de grimper le long des arbres. Les pics, les perroquets, les coucous sont des grimpeurs. Adjt. Un oiseau grimpeur. 2. Personne qui grimpe. Spécialt. Coureur cycliste particulièrement doué pour l'ascension des côtes et des cols. Un bon grimpeur. C'est une étape faite pour les grimpeurs. Grimpion, -ONNE n. XXe siècle. Dérivé de grimper.En Suisse romande, arriviste. |