n. m. XIXe siècle. Dérivé de gueuler.Fam. La bouche, en tant qu'elle permet la déclamation. Faire passer un texte par le gueuloir, apprécier les qualités et les défauts d'un texte écrit, en le lisant à haute voix, comme faisait Flaubert. Gueusaillen. f. XVIIe siècle. Dérivé de gueux.Vieilli et péj. Troupe de gueux. Chassez toute cette gueusaille. Gueusen. f. XVIe siècle. D'origine incertaine.TECHN. Masse de fonte, coulée dans le sable au sortir du haut-fourneau. Par méton. Moule pratiqué dans le sable pour recevoir la fonte en fusion. Spécialt. Bloc de fonte destiné à lester un navire, à équilibrer un engin. Une gueuse de quarante kilos. Fixer une embarcation au moyen d'une gueuse. SPORTS. Masse métallique qu'on soulève pour exercer sa force musculaire. Gueuserv. intr. XVIe siècle. Dérivé de gueux.Vieilli. Faire métier de gueux, mener une vie de gueux. Il s'est mis à gueuser. Transt. Mendier. Gueuser son pain, sa subsistance. Fig. Gueuser des louanges. Gueuserien. f. XVIIe siècle. Dérivé de gueux.Vieilli. 1. Métier de gueux, mendicité. La gueuserie était d'une grande ressource dans cette province. Par ext. L'ensemble des gueux. 2. État d'indigence, de misère. Sa gueuserie est connue. Il y a de la gueuserie dans cette maison. Par ext. Se dit de choses viles et de peu de prix. Il n'y avait à cette vente que de la gueuserie. 3. Action de coquin, friponnerie. Il a fait là une gueuserie. Gueux, GUEUSE n. XVe siècle. Probablement emprunté du moyen néerlandais guit, « coquin, fripon ». 1. Personne indigente, réduite à la mendicité. S'emploie souvent avec une nuance de mépris. Un gueux de profession. Mener une vie de gueux. HIST. Les Gueux de Paris, au Moyen Âge, à Paris, corporation de mendiants dont le quartier général était la cour des Miracles. Le roi des Gueux. La guerre des Gueux, se dit, par allusion au nom qu'ils s'étaient donné, du soulèvement des gentilshommes flamands et néerlandais contre la domination espagnole, au XVIe siècle. Adjt. Pauvre, nécessiteux. Se dit spécialement d'une personne qui n'a pas de quoi vivre selon son état. Un hobereau fort gueux. Expr. Être gueux comme un rat. Prov. Un avare est toujours gueux, il se refuse jusqu'au nécessaire. 2. Par ext. Coquin, fripon. Ne vous fiez pas à lui, c'est un gueux fieffé. Au féminin. Femme de mauvaise vie. Courir la gueuse. HIST. La Gueuse, surnom injurieux donné à la République française par ses adversaires royalistes à la fin du XIXe siècle. Titre célèbre : La Chanson des gueux, de Jean Richepin (1876). Gueuze-lambic(pl. Gueuzes-lambics) ou, simplement, GUEUZE n. f. XXe siècle. Composé de gueuze, mot bruxellois d'origine inconnue, et de lambic, abréviation d'alambic.Bière belge de saveur forte (on trouve aussi Gueuse-lambic ou Gueuse). Gugussen. m. XIXe siècle. Abréviation populaire du prénom Auguste.Fam. Clown dont le rôle consiste à jouer les naïfs. Expr. Faire le gugusse, se livrer à des facéties stupides, faire le pitre. Guin. m. XIVe siècle. Issu du latin viscum, de même sens.BOT. Plante parasite de la famille des Loranthacées, à feuilles persistantes et à baies blanches, qui se développe en branches ramifiées sur certains arbres. Une boule de gui. La cueillette rituelle du gui par les druides. Le gui est souvent considéré comme un porte-bonheur. S'embrasser sous le gui au premier de l'an. Au gui l'an neuf ! exclamation par laquelle on salue l'avènement de l'année nouvelle. Guin. m. XVIIe siècle. Emprunté du néerlandais giek, gijk, de même sens.MARINE. Vieilli. Sur les trois-mâts et les cotres, espar qui s'appuie horizontalement contre le pied du mât d'artimon et sur lequel on envergue une voile à corne (on dit plutôt Bôme). |