, -ÉE n. XIVe siècle. Participe passé substantivé d'habituer.Personne qui fréquente habituellement, régulièrement un lieu. Un petit cercle d'habitués. Vous êtes maintenant un habitué de la maison. Un habitué de la salle des ventes. Habituel, -ELLE adj. XVIIe siècle, habitual. Emprunté du latin médiéval habitualis, dérivé de habituari (voir Habituer).Qui est passé en habitude ; coutumier, ordinaire. La séance habituelle du conseil d'administration. Les formules habituelles de remerciement. Il nous a répondu avec sa courtoisie habituelle. THÉOL. Grâce habituelle, voir Grâce. Par ext. Fréquent, régulier, constant. C'est un phénomène habituel en cette saison. Par méton. Un lieu habituel de rendez-vous. Nos clients, nos fournisseurs habituels. Habituellementadv. XIVe siècle. Dérivé d'habituel.D'une manière habituelle ; selon la coutume. Les personnes et les lieux qu'il fréquente habituellement. Le Conseil des ministres se réunit habituellement le mercredi. Par ext. De manière régulière, fréquente ; le plus souvent. Un quartier habituellement calme. Dans cette région, il fait habituellement très beau en septembre. Ce verbe s'emploie habituellement à la forme pronominale. Habituerv. tr. XIVe siècle, abituer. Emprunté du bas latin habituari, « avoir telle manière d'être ».Former à une habitude, accoutumer. Habituer un enfant à la politesse, à obéir. On l'avait habitué aux louanges. Il était habitué à ces visites quotidiennes. Nous sommes habitués au froid. Pron. Prendre une habitude, s'accoutumer. S'habituer à parler en public. S'habituer au travail. Il s'était habitué à le regarder comme son fils. Spécialt. S'adapter, s'accommoder. S'habituer au bruit. S'habituer à la discipline, aux horaires. Absolt. Il a mis du temps à s'habituer. Habitus(s se fait entendre) n. m. XVIe siècle. Mot latin signifiant « manière d'être », dérivé de habere, au sens de « se tenir ». 1. MÉD. Aspect général du corps, qui révèle l'état de santé d'un sujet. Habitus physiologique, normal. Habitus morbide, caractéristique d'une maladie. 2. PHIL. Disposition à avoir tel comportement, telle manière d'être. Un habitus vertueux. Par ext. Manière d'être caractéristique d'un groupe social. HÂblerv. intr. XVIe siècle. Emprunté de l'espagnol hablar, « parler », issu du latin fabulari, « parler, raconter ».Vieilli. Parler beaucoup, en se vantant de mérites qu'on n'a pas et d'avantages illusoires. HÂblerien. f. XVIIe siècle. Dérivé de hâbler.Manière d'être, de parler, d'une personne qui hâble. Ne vous laissez pas impressionner par sa hâblerie. Par méton. Propos exagéré et vantard. Les assurances qu'il vous a données sont autant de hâbleries. HÂbleur, -EUSE n. XVIe siècle. Dérivé de hâbler.Personne qui a l'habitude de se vanter, qui parle d'elle-même d'une manière outrageusement flatteuse. Ne croyez rien de ce qu'il raconte, c'est un hâbleur. Hachagen. m. XIXe siècle. Dérivé de hacher.Action de hacher. Le hachage des feuilles de tabac. Hachage des viandes. Hachen. f. XIIe siècle. Issu de l'ancien haut allemand happja, « instrument tranchant ».Instrument servant à couper et à fendre, constitué d'un fer tranchant fixé à un manche. La hache du bûcheron, du charpentier, du sapeur. Débiter du bois avec une hache. Abattre un arbre à la hache, à coups de hache. Hache à simple, à double tranchant. Spécialt. Hache de pierre, outil et arme préhistorique en pierre taillée. Une hache de silex. Hache de guerre. Hache d'armes, arme offensive à long manche, en usage au Moyen Âge. Hache d'abordage, employée jadis dans les combats sur mer. Il lui fendit le crâne d'un coup de hache. La hache du bourreau, qui servait autrefois pour les exécutions capitales. Périr par la hache, sous la hache, être condamné à avoir la tête tranchée. ANTIQ. ROM. Hache consulaire, entourée d'un faisceau de verges et portée devant le consul par les licteurs comme symbole du pouvoir suprême. Loc. adv. et adj. En hache, dont la forme évoque la position du fer de la hache par rapport au manche. Disposition en hache. Imprimer en hache, sur deux colonnes dont l'une, dépassant l'autre en longueur, occupe alors la largeur de la page entière. Une pièce de terre en hache, qui s'enclave dans une autre. Expr. Il faudra bientôt mettre ou porter la hache dans ce bois, le faire couper. Fig. Porter la hache dans un budget, le réduire fortement. Être fait, taillé à la hache ou à coups de hache, grossièrement. Un ouvrage fait à la hache. Un homme taillé à coups de hache. Fam. Déterrer la hache de guerre, déclencher, reprendre les hostilités. Enterrer la hache de guerre, y mettre fin. |