, -EUSE adj. XVIe siècle. Dérivé de haillon. 1. Qui est en haillons, tombe en lambeaux. 2. Qui est vêtu de haillons. Un enfant haillonneux. Hainen. f. XIIe siècle, haïne. Dérivé de haïr.Violente aversion qu'inspire quelqu'un. Une haine irraisonnée, tenace, implacable, enracinée. Concevoir, éprouver, nourrir de la haine pour quelqu'un. Prendre, avoir quelqu'un en haine. Assouvir sa haine. Un regard de haine. Devenir l'objet de la haine publique. Au pluriel. Fomenter, exciter, attiser les haines. Haines politiques, raciales, religieuses. Par ext. Profonde répulsion qu'on a pour quelque chose. Inspirer la haine du vice, du mensonge. Prendre la société en haine. Loc. Par haine de ou, vieilli, en haine de, en raison de la haine que l'on éprouve pour une personne ou pour une chose. Elle a agi ainsi par haine de cet homme, par haine de la fausseté. Haineusementadv. XIVe siècle, haingneusement. Dérivé de haineux.Avec haine, par haine. Parler haineusement de quelqu'un. Haineux, -EUSE adj. XIIe siècle, haïnus, « détesté, haï ». Dérivé de haine.Qui éprouve de la haine ; qui est naturellement porté à la haine. Ce sont des gens haineux et vindicatifs. Un caractère haineux. Une âme haineuse. Par méton. Empreint de haine ; qui exprime de la haine. Des propos, des regards, des écrits haineux. Haïrv. tr. (je hais, tu hais, il hait, nous haïssons, vous haïssez, ils haïssent ; je haïssais, nous haïssions ; je haïs, nous haïmes ; je haïrai ; je haïrais ; hais, haïssons ; que je haïsse, qu'il haïsse ; qu'il haït ; haïssant, haï). XIe siècle, enhadir. Issu du francique *hatjan, de même sens. 1. Avoir quelqu'un en haine. Haïr ses ennemis. Haïr quelqu'un sans raison. Il le hait à mort, il le hait mortellement. Ce crime le fit haïr. Haïr les méchants. Au participe passé, adjt. Un tyran haï. Pron. réfléchi. Il déteste son crime, il se hait lui-même. Pron. réciproque. Les deux hommes se haïssent depuis longtemps, se haïssent cordialement. Par litote. Litt. Ne pas haïr quelqu'un, le trouver aimable, en être amoureux. Il en vint à penser qu'elle ne le haïssait pas. 2. Avoir quelque chose en aversion. Haïr le vice, l'hypocrisie. Il fait profession de haïr toute autorité. Par exag. Haïr les compliments, les cérémonies. Il hait se retrouver, à se retrouver, de se retrouver seul. Par litote. Il ne hait pas la bonne chère, il l'apprécie. Hairen. f. Xe siècle. Issu du francique *harja, « vêtement grossier fait de poil ».Chemise rugueuse faite de crin ou de poil de chèvre, qu'on portait sur la peau par esprit de mortification ou par pénitence. Porter la haire et le cilice. Haïssableadj. XIIIe siècle, haable. Dérivé de haïr.Qui mérite d'être haï. C'est un homme haïssable. Un caractère haïssable. Un vice haïssable. Selon Pascal, le moi est haïssable. Haïtien, -ENNE (tien se prononce cien) adj. XIXe siècle. Dérivé d'Haïti, nom géographique.Relatif à l'île d'Haïti ou à l'État occupant la partie occidentale de cette île. Le folklore haïtien. Subst. Un Haïtien, une Haïtienne, personne qui est originaire de cette île ou qui a la nationalité de cet État. Halagen. m. XVe siècle. Dérivé de haler I.Action de haler un bateau. Halage à bras d'hommes. Cheval de halage. Chemin de halage ou, ellipt., halage, chemin qui longe un cours d'eau ou un canal et que suivent les hommes ou les chevaux qui halent le bateau. Halbrann. m. XIVe siècle, halebran. Emprunté du moyen haut allemand halberant, proprement « demi-canard », en raison de la taille de l'animal.Canard sauvage de l'année, qui, avant l'automne, ne maîtrise pas encore son vol. La chasse au halbran. |