interj. et n. m. XVIIe siècle, ha la ly. Composé d'une forme conjuguée de haler II, « exciter les chiens », et de a li, « à lui ».VÈN. I. Interj. Cri annonçant que l'animal poursuivi est sur ses fins. Subst. Pousser un hallali. II. N. m. 1. Fanfare que les trompes font retentir lorsque l'animal, forcé, renonce à fuir. Sonner l'hallali. Par ext. Moment où la bête va se rendre, derniers instants de la poursuite. Hallali courant, quand la bête court encore. Hallali sur pied, quand l'animal arrêté est entouré par les chiens. Hallali par terre, quand l'animal est tombé. Adjt. Le cerf était hallali sur pied au bord de l'étang. 2. Fig. Derniers moments d'une lutte, où va succomber l'un des adversaires. L'hallali était proche. Ses créanciers s'apprêtaient à sonner l'hallali, à proclamer sa ruine, sa chute. Hallen. f. XIIIe siècle, hale. Issu du francique *halla, « vaste emplacement couvert ». 1. Emplacement couvert, situé sur une place publique, où se tiennent les marchés et les foires. Une ville célèbre pour sa halle du XVe siècle. Le marché a lieu chaque samedi sous la halle. 2. Grand magasin public destiné à abriter le commerce en gros de certaines marchandises ; lieu où sont regroupés les magasins, les entrepôts d'un même commerce de gros. La halle aux vins, aux blés, aux cuirs. L'ancienne halle aux poissons. 3. Au pluriel. Ensemble de bâtiments où se tient, pour les denrées alimentaires périssables, le plus important marché de gros d'une grande agglomération. S'approvisionner aux halles. Les halles de Rungis. Le cours des halles, le prix du jour de chaque denrée aux halles. Vendre au cours des halles. Facteur des halles, aux halles, voir Facteur. Mandataire aux halles, commissionnaire agréé, chargé de vendre en gros les marchandises. Spécialt. Généralement avec une majuscule. Les Halles centrales, les Halles, les halles de Paris, situées autrefois en plein centre de la capitale. L'action du « Ventre de Paris », d'Émile Zola, a pour décor le quartier des Halles. Le carreau des Halles, voir Carreau. Forts de la Halle ou forts des Halles, les porteurs, les manutentionnaires qui travaillent aux Halles. Par méton. Les Halles, se dit aujourd'hui du quartier des anciennes Halles. Expr. vieillies et péj. Langage des halles ou de la halle, langage cru et grossier. Femme des halles ou de la halle, marchande aux halles et, par ext., femme à la verve populacière. Hallebarden. f. XIVe siècle, allabarde. Emprunté du moyen haut allemand helmbarte, proprement « hache à poignée », composé de helm, « poignée, hampe », et barte, « hache ».Haute pique dont le fer, long et plat, porte deux lames latérales, l'une étant généralement en forme de croissant et l'autre en forme de crochet. La hallebarde était au XVIe siècle l'arme du sergent dans les compagnies de gens à pied. La hampe d'une hallebarde. Les gardes suisses du Vatican portent la hallebarde. Expr. fig. et fam. Il pleut, il tombe des hallebardes, il pleut à verse. Hallebardiern. m. XVe siècle. Dérivé de hallebarde.Fantassin armé d'une hallebarde. Halliern. m. XVe siècle, hailler. Issu de l'ancien français hal(l)ot, « buisson », lui-même issu, par l'intermédiaire du latin médiéval hasla, « rameau », du francique *hasal, « buisson ».Fourré de buissons difficile à pénétrer. Un épais hallier. Le sanglier avait sa bauge au cœur d'un hallier. Hallstattien, -IENNE adj. XIXe siècle. De Hallstatt, nom d'un bourg d'Autriche où fut découverte une importante nécropole préhistorique.Relatif au début de l'âge de fer. Civilisation hallstattienne. Hallucinant, -ANTE adj. XIXe siècle. Participe présent d'halluciner. 1. Qui provoque des hallucinations. Substance hallucinante. (Aujourd'hui, on dit plutôt Hallucinogène.) 2. Par exag. Qui a un grand pouvoir d'évocation ou d'illusion. Un récit, un spectacle hallucinant. Des images hallucinantes. Hallucinationn. f. XVIIe siècle. Emprunté du latin médiéval hallucinatio, de même sens.PATHOL. Fausse perception qui se forme chez un sujet éveillé. Hallucination visuelle, auditive, gustative, olfactive, tactile. Avoir une hallucination, des hallucinations. Être le jouet d'une hallucination. Hallucination collective. Par ext. Abusivt. Illusion des sens. Ce bruit que vous avez cru entendre n'était sans doute qu'une hallucination. Hallucinatoireadj. XIXe siècle. Dérivé du radical d'hallucination.Qui relève de l'hallucination. Des troubles, des symptômes hallucinatoires. État de délire hallucinatoire. Image hallucinatoire. Par méton. Rare. Qui provoque une hallucination (on dit plus souvent Hallucinogène). Halluciné, -ÉE adj. XVIIe siècle, halluxiné. Emprunté du latin hallucinatus, participe passé de hallucinari, « errer, se tromper, avoir des hallucinations ».Qui a des hallucinations. Un malade halluciné. Subst. Un halluciné, une hallucinée. Par méton. Un regard halluciné. |