n. f. XVIIe siècle. Composé d'horo- et de -graphie, tiré du grec graphein, « écrire ».Vieilli. Art de tracer les cadrans solaires (on dit plutôt Gnomonique). Horologen. m. XIXe siècle. Emprunté du grec byzantin hôrologion, de même sens.Un des livres liturgiques byzantins, qui contient les heures et les antiennes de la messe. Horométrien. f. XVIIIe siècle. Composé d'horo- et de -métrie, tiré du grec metron, « mesure ».Discipline qui étudie la mesure du temps. Horométriqueadj. XIXe siècle. Dérivé d'horométrie.Relatif à l'horométrie. Horoptèren. m. XVIIe siècle. Composé à partir du grec horos, « borne, limite », et optêr, « celui qui voit ».Ensemble des points de l'espace dont les images se forment sur des points correspondants de la rétine. Le plan de l'horoptère forme la limite de la vision distincte. Horoscopen. m. XVIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin horoscopus, « constellation sous laquelle on est né », du grec hôroskopos, « qui examine l'heure natale, qui tire l'horoscope de la naissance, qui concerne l'horoscope ».Observation des configurations célestes au moment de la naissance d'une personne, sur laquelle se fondent les calculs des astrologues pour avancer des précisions sur son caractère, sa destinée ; par méton., le tableau où figure cette observation, la prédiction qui en résulte. Faire, dresser, tirer l'horoscope de quelqu'un. Consulter son horoscope. Un mauvais horoscope. Un horoscope favorable, défavorable. Péj. Un faiseur d'horoscopes. Horreurn. f. XIIe siècle. Emprunté du latin horror, « hérissement, frisson d'effroi, terreur sacrée ». I. Mouvement violent de l'être causé par quelque chose d'affreux, de révoltant ou de terrible. 1. Saisissement d'effroi, de répulsion, généralement accompagné de symptômes physiques tels que frémissement, mouvement de recul, etc. Une horreur profonde, une indicible horreur. Être saisi d'horreur. Frémir, pâlir d'horreur. Pousser un cri d'horreur. Ce spectacle le glaça d'horreur. On n'y saurait penser sans horreur, qu'avec horreur. Loc. verb. Faire horreur, provoquer ce saisissement. La vue du sang lui fait horreur. Ce crime a fait horreur à tous. Cet endroit lugubre et désolé fait horreur. Par exag. Cela fait horreur, c'est à faire horreur, se dit d'une chose extrêmement laide, ou faite sans goût, sans habileté. Litt. Sentiment de crainte mystérieuse. Une horreur sacrée. Frémir d'une sainte horreur. La forêt, la lande, les ténèbres lui inspiraient une certaine horreur. 2. Par ext. Répulsion profonde, violente hostilité à l'égard d'une personne ou d'une chose. Éprouver, concevoir de l'horreur pour quelque chose, quelqu'un. Elle a pris cet individu en horreur. Il ne lui inspire que de l'horreur. Inspirer à quelqu'un l'horreur du mensonge. Être un objet d'horreur pour quelqu'un, être en horreur à quelqu'un. L'excès de ses malheurs lui a fait prendre l'existence en horreur. Loc. verb. Avoir horreur de. Il a horreur de la foule. Elle a horreur de l'hypocrisie. Par affaibl. Ne pas supporter. Avoir horreur de perdre. Avoir horreur d'être dérangé. Avoir horreur du tabac, du bruit. II. Par méton. 1. Caractère de ce qui est horrible, effrayant, sinistre. L'horreur d'un crime, d'un forfait. L'horreur d'un cachot, d'une prison. L'horreur du tombeau, de la mort. L'horreur du supplice. Connaître toute l'horreur de la misère. Envisager toute l'horreur de la situation. Absolt. Partout régnaient le carnage et l'horreur. Une vision, un spectacle d'horreur. Un film d'horreur, qui tire tous ses effets d'images, de situations, d'atmosphères propres à susciter la peur et la répulsion. Expr. Pour comble d'horreur. Atteindre les sommets de l'horreur. Litt. Caractère de ce qui inspire une crainte mystérieuse. L'horreur d'une forêt profonde. 2. Être, objet, acte, évènement, etc., propre à inspirer l'effroi, la répulsion, l'indignation. Il est l'horreur de ses semblables. C'est l'horreur du genre humain. Ce qu'il a fait est une horreur. Exclam. Horreur ! Quelle horreur ! Au pluriel. Les horreurs de la guerre. Cette ville assiégée éprouva toutes les horreurs d'un siège. Être en proie aux horreurs de la famine. Commettre des horreurs. Il a fait mille horreurs. Le récit de tant d'horreurs épouvante. Fam. Chose ou personne particulièrement laide ou défectueuse en son genre. Ce tableau, ce chien est une horreur. Iron. Musée des horreurs, rassemblement d'objets hideux. Spécialt. Propos par lesquels on attribue des actes déshonorants à quelqu'un. Dire des horreurs de quelqu'un. On a colporté des horreurs sur son compte. Propos obscènes. Il se plaît à raconter des horreurs. Horribleadj. XIIe siècle. Emprunté du latin horribilis, « qui fait horreur », dérivé de horrere, « se hérisser, trembler, frissonner d'horreur ». 1. Qui fait horreur, qui inspire de l'horreur. Monstre horrible. Un supplice horrible. Une horrible cruauté. Une mort horrible. C'est horrible à penser, à dire, à voir. Il est horrible de se conduire ainsi. 2. Par ext. Qui est extrême, qui dépasse la mesure, et, par là, paraît insupportable. Endurer d'horribles souffrances. Il est dans une inquiétude horrible. Avoir une soif horrible. Il fait un froid, une chaleur horrible. Par exag. Très mauvais ; très laid. Un horrible brouet. Il fait un temps horrible. Un horrible papier peint. Horriblementadv. XIIe siècle. Dérivé d'horrible.D'une manière propre à inspirer l'horreur. Son accident l'a horriblement défiguré. Il est horriblement laid. Par ext. Extrêmement, d'une manière excessive. Il a souffert horriblement. Il était horriblement inquiet. Par exag. Être horriblement pressé. Cette voiture est horriblement chère. Horrifiant, -ANTE adj. XIXe siècle. Participe présent d'horrifier.Qui horrifie. Un récit, un spectacle horrifiant. Formuler des accusations horrifiantes. |