n. m. XVe siècle. Dérivé de l'ancien picard ortel, « jardin », issu du bas latin hortellus, « petit jardin », diminutif du latin classique hortus, « jardin ».Syn. rare et vieilli d'Hortillonnage et d'Hortillonneur. Hortillonnagen. m. XIXe siècle. Dérivé d'hortillon. 1. Nom donné en Picardie à des marais entrecoupés de canaux, où l'on pratique la culture maraîchère. Les barques à fond plat sillonnent les hortillonnages. Les hortillonnages de la vallée de la Somme. (On dit aussi, moins souvent, Hortillon.) 2. Mode de culture pratiqué dans ces marais. Hortillonneurn. m. XIXe siècle. Dérivé d'hortillon.Personne cultivant un hortillonnage (on dit aussi, moins souvent, Hortillon). Hosanna(les deux n se font entendre) n. m. Xe siècle, osanna. Emprunté du latin chrétien hosanna, transcription, tirée du grec, de l'hébreu hoscha na, « sauve(-nous), de grâce ! ».LITURG. Acclamation hébraïque, passée dans la liturgie chrétienne. Dans la religion juive, l'hosanna se chante lors de la fête des Tabernacles. Chanter hosanna. L'acclamation « Hosanna ! » termine chacune des deux parties du Sanctus. Hosanna peut être employé comme prénom. Par méton. Le Grand Hosanna, la fête des Tabernacles. Fig. et vieilli. Manifestation d'allégresse. Crier hosanna, faire une ovation à quelqu'un, se réjouir vivement de quelque chose. Hospicen. m. XIIIe siècle, hospise, « refuge ». Issu du latin hospitium, « hospitalité ; gîte hospitalier », dérivé de hospes, « hôte ». 1. Anciennt. Lieu où l'on donne l'hospitalité. Prendre hospice. Donner hospice. Spécialt. Maison religieuse, couvent où l'on donne l'hospitalité aux religieux du même ordre, aux pèlerins, aux voyageurs. L'hospice du Grand-Saint-Bernard. 2. Établissement public où sont hébergés et soignés les personnes âgées, les infirmes et les incurables. Un hospice de vieillards. L'hospice des aliénés, des enfants trouvés (vieilli). Le médecin, l'aumônier de l'hospice. Entrer, aller à l'hospice. Finir ses jours à l'hospice. Contrairement à l'hôpital, l'hospice n'a pas pour fonction première de délivrer des soins médicaux. (On dit plutôt aujourd'hui, dans le langage administratif, Établissement hospitalier de long séjour, ou Maison de retraite.) Hospitalier, -IÈRE adj. XIIe siècle. Emprunté du latin médiéval hospitalarius, « religieux d'un ordre hospitalier », dérivé de hospitalis, -e, « d'étranger, d'hôte », du latin classique hospes, -itis, « hôte ». 1. Qui pratique volontiers l'hospitalité. C'est un homme fort hospitalier. Un peuple doux et hospitalier. Litt. Les dieux hospitaliers, dieux protecteurs de l'hospitalité. Par méton. Une demeure, une table hospitalière. Par ext. Accueillant, qui pourvoit aux besoins de l'homme. Chercher une terre plus hospitalière. Un rivage hospitalier. Spécialt. Hospitaliers sauveteurs bretons, nom donné à des sociétés bretonnes de secours en mer. Titre célèbre : La Légende de saint Julien l'Hospitalier, de Gustave Flaubert (1877). 2. Se disait de certains ordres religieux militaires et charitables, fondés au Moyen Âge pour accueillir, soigner et défendre les voyageurs, les pèlerins, les malades et les indigents. Un ordre hospitalier. Un religieux hospitalier, une religieuse hospitalière, une sœur hospitalière et, subst., un hospitalier, une hospitalière. L'ordre des Templiers, l'ordre Teutonique étaient des ordres hospitaliers. Les religieux hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem devinrent plus tard les chevaliers de Rhodes, puis de Malte. Subst. Le Grand Hospitalier, dignitaire de l'ordre de Malte, dont l'office était de présider à l'hôpital de l'île. Auj. L'Hospitalier de l'ordre, celui qui veille à travers le monde sur toutes les œuvres charitables et médico-hospitalières de l'ordre. 3. Relatif à l'hôpital, aux hôpitaux. Un établissement hospitalier, un hôpital. Établissement hospitalier de long séjour, voir Hospice. Centre hospitalier, hôpital comprenant des services spécialisés. Un centre hospitalier de convalescence, de cure et de réadaptation. Centre hospitalier régional ou, par abréviation, C.H.R., centre hospitalier comportant aussi des services spécialisés. Centre hospitalier universitaire ou, par abréviation, C.H.U., centre hospitalier régional pourvu d'unités d'enseignement et de recherche pour la formation du personnel médical. L'administration hospitalière. Les services hospitaliers. La médecine hospitalière, qui est dispensée dans les hôpitaux. Le personnel hospitalier. Un médecin, un agent hospitalier. Hospitalisationn. f. XIXe siècle. Dérivé d'hospitaliser.Admission ou séjour dans un établissement hospitalier. Le médecin a demandé l'hospitalisation du malade, une hospitalisation d'urgence. Formalités, frais d'hospitalisation. Spécialt. Hospitalisation à domicile, soins à domicile délivrés sous contrôle des membres du corps hospitalier. Hospitaliserv. tr. XIXe siècle, d'abord au sens de « soigner et accueillir (les indigents) ». Dérivé savant du latin hospitalis (voir Hospitalier).Faire entrer, faire séjourner à l'hôpital. Il a fallu l'hospitaliser, le faire hospitaliser d'urgence. Elle a été hospitalisée deux mois. Hospitalitén. f. XIIIe siècle. Emprunté du latin hospitalitas, « hospitalité », dérivé de hospitalis (voir Hospitalier). 1. ANTIQ. Lien de réciprocité entre deux personnes, deux familles, deux villes en vertu duquel on se devait de rendre à son hôte l'hébergement qu'il vous avait accordé. Le droit, le devoir d'hospitalité. Le droit d'hospitalité entre Athènes et Lacédémone. Les lois de l'hospitalité rendaient tout hôte sacré. Violer les lois de l'hospitalité. 2. Libéralité ou devoir qu'on exerce en recevant chez soi, pour leur donner gîte et repas, les étrangers, les voyageurs, les amis. Exercer l'hospitalité. Offrir, donner l'hospitalité à quelqu'un. Il a reçu partout une hospitalité généreuse. Par ext. Ce pays a une longue tradition d'hospitalité. 3. Le fait de recevoir chez soi, à sa table et, par ext., grâce, art qu'on met à recevoir des hôtes. Je vous remercie de votre hospitalité. Son hospitalité est réputée. Avoir le sens de l'hospitalité. Hospodarn. m. XVIIe siècle. Translittération de l'ukrainien hospodar, « souverain ».Titre de dignité des princes vassaux du sultan qui gouvernaient les provinces roumaines. Le titre d'hospodar fut porté du XIVe au XIXe siècle par les princes de Moldavie et de Valachie. |