(em se prononce ème) adv. XVIIe siècle. Emprunté du latin ibidem, « au même endroit, ici-même ».Au même endroit. S'emploie surtout dans les références bibliographiques pour indiquer qu'une citation se trouve dans le même texte, sous la même référence que la citation précédente (on écrit le plus souvent par abréviation ibid. ou ib.). Ibid., § 3, dans le même chapitre, au paragraphe 3. Ibis(s se fait entendre) n. m. XIIe siècle, ibex. Issu du grec ibis, lui-même emprunté de l'égyptien hib, « ibis ».ZOOL. Oiseau échassier, au long bec arqué, qui vit dans certaines régions d'Afrique et d'Amérique. Ibis rose, ibis rouge. L'ibis le plus courant, au plumage noir et blanc, est appelé ibis sacré en souvenir du culte qu'on lui vouait dans l'ancienne Égypte. Icaquen. f. XVIe siècle, hicaco. Emprunté, par l'intermédiaire de l'espagnol icaco, du taïno (ancien parler d'Haïti) hicaco, de même sens.BOT. 1. Arbrisseau de la famille des Rosacées qui pousse en Amérique tropicale. 2. Fruit comestible de cet arbrisseau. La pulpe et l'amande de l'icaque ont des vertus astringentes. Icarien, -IENNE adj. XVIIIe siècle. Dérivé d'Icare. 1. Qui se rapporte à Icare et à la légende dont, avec Dédale, son père, il fut le héros. 2. Relatif à l'Icarie, île de la mer Égée. Mer icarienne, nom que donnent les Grecs à la partie de la mer Égée qui environne cette île. Iceberg(i se prononce i ou aï ; g se fait entendre) n. m. XVIIIe siècle, ysbergh, « glacier côtier », emprunté d'une langue nordique ; XIXe siècle, ice-berg, iceberg, mot anglais signifiant proprement « montagne de glace ».Gros bloc de glace qui s'est détaché de la banquise et flotte sur la mer au hasard des courants. Les icebergs de l'océan Arctique. La partie émergée d'un iceberg ne représente que le septième environ de sa masse. Expr. fig. Ce n'est que la partie émergée de l'iceberg, ce que l'on connaît de la situation est peu de chose en comparaison de ce qu'on en ignore. La partie cachée, immergée de l'iceberg, l'élément le plus important d'une affaire, d'un problème, qui demeure invisible ou obscur. Icelui, ICELLE ; pl. ICEUX, ICELLES pr. et adj. dém. XIe siècle. Ancienne forme renforcée de celui, celle, ceux, celles.Vieilli. Celui, celle, ceux, celles dont il vient d'être question. N'a subsisté que dans la langue juridique. La maison et les prés attenants à icelle. Iceux époux. Je, huissier X, déclare m'être transporté au domicile d'icelle. Ichneumon(ch se prononce k) n. m. XVIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin ichneumon, du grec ikhenumôn, « rat d'Égypte ; espèce de guêpe », proprement « celui qui suit à la trace ». 1. Nom que les Anciens donnaient à une mangouste qui détruisait les serpents et les œufs des crocodiles. L'ichneumon était adoré par les anciens Égyptiens. (On dit aussi Rat d'Égypte.) 2. ENTOM. Insecte hyménoptère térébrant qui dépose ses œufs dans le corps des chenilles. Ichthusou ICHTHYS (ch se prononce k ; s se fait entendre) n. m. XVIIIe siècle. Translittération du grec ikhthus, « poisson ».RELIG. CHRÉTIENNE. Monogramme désignant le Christ, composé par les initiales des cinq mots grecs Iêsous Khristos Theou Huios Sôter, « Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur », qui forment le mot grec signifiant Poisson. Ichty(o)-(ch se prononce k) Tiré du grec ikhthus, « poisson ».Élément de composition signifiant Poisson et servant à former divers termes savants. Ichtyocolle(ch se prononce k) n. f. XVIIe siècle.TECHN. Colle extraite de la vessie natatoire de certains poissons, que l'on emploie notamment pour clarifier les vins. |