Tiré du grec idios, « propre, particulier ».Élément de composition signifiant Propre à, particulier, spécial. Idiolecten. m. XXe siècle. Emprunté de l'anglais des États-Unis idiolect, composé à partir du grec idios, « propre, particulier », et de l'anglais dialect, « dialecte ».LINGUIST. Ensemble des façons de parler particulières à un individu, constituant son usage propre de la langue. Idiomatiqueadj. XVIe siècle, au sens de « particulier (à une nation) ». Emprunté du grec tardif idiômatikos, « particulier, spécial ».Qui est propre à un idiome, à une langue déterminée. Une expression, une construction idiomatique. Idiomen. m. XVIe siècle, idiomat. Emprunté, par l'intermédiaire du bas latin idioma, du grec idiôma, « propriété particulière », puis « particularité de style ». 1. Langue propre à une communauté, à une région. L'idiome provençal. Les dialectes grecs étaient autant d'idiomes apparentés mais distincts. S'emploie parfois comme synonyme de langue. L'idiome national. 2. Par ext. Manière de s'exprimer propre à une personne, un groupe, une époque. L'idiome des précieuses. 3. THÉOL. Ce qui est propre à une nature. Communication des idiomes, possibilité d'attribuer à la personne du Christ ce qui est propre soit à la nature de Dieu, soit à la nature humaine. Idiopathiqueadj. XVIIe siècle. Dérivé de l'ancien idiopathie, emprunté du grec idiopatheia, « affection ou maladie particulière ».MÉD. Se dit d'une maladie dont l'origine est inconnue. Anémie idiopathique. (On dit aussi Essentiel.) Idiosyncrasie(le premier s se prononce ss) n. f. XVIe siècle. Emprunté du grec tardif idiosunkrasia, « tempérament particulier ». 1. MÉD. Disposition particulière par laquelle chaque individu réagit d'une façon qui lui est propre à un agent extérieur, physique ou chimique. 2. Ensemble des dispositions affectives et intellectuelles qui composent la personnalité d'un individu ; façon de réagir, tempérament propre à chacun. Idiosyncrasique(le premier s se prononce ss) adj. XIXe siècle. Dérivé d'idiosyncrasie.Relatif à l'idiosyncrasie. Idiot, -OTE adj. XIIe siècle, idiote, comme adjectif masculin. Emprunté, par l'intermédiaire du latin idiota, du grec idiôtês, « simple particulier, homme du commun ; ignorant ». 1. Se dit d'une personne atteinte d'idiotie, d'arriération mentale. Un enfant idiot. Subst. Un idiot, une idiote, un simple d'esprit. L'idiot du village, personnage disgracié ou demeuré, qui inspirait la sympathie et auquel les villageois accordaient parfois un pouvoir mystérieux. 2. Qui comprend mal ou très lentement, qui manque d'intelligence. Cet homme est idiot. Il n'est pas aussi idiot qu'il en a l'air. Par exag. Qui, dans une circonstance particulière, manque de jugement, d'à-propos, d'adresse. Je suis idiot de n'y avoir pas pensé plus tôt. Subst. Quel idiot ! Ne restez pas planté là comme un idiot. Expr. Faire l'idiot, faire celui qui ne comprend pas ou, par ext., se livrer à des facéties stupides, ou encore commettre une étourderie, une imprudence, etc. 3. Qui dénote un manque d'intelligence ; qui est sot, irréfléchi, déraisonnable, etc. Des propos idiots. Des questions idiotes. Une conduite, une décision idiote. Il serait idiot d'agir de la sorte. Par affaibl. Pour exprimer diverses nuances négatives. Fam. C'est idiot de partir par ce temps, contrariant, fâcheux. Un travail idiot, qui ne fait pas appel à la réflexion, sans intérêt. Un accident idiot, absurde et qui aurait pu être évité. Idiotementadv. XIXe siècle. Dérivé d'idiot.D'une manière idiote, sottement. Rire idiotement. Idiotie(tie se prononce cie) n. f. XIXe siècle, d'abord dans le domaine médical. Dérivé d'idiot. 1. Grave arriération mentale, souvent due à des lésions cérébrales congénitales ou acquises. L'âge mental du sujet atteint d'idiotie ne dépasse pas trois ans. 2. Manque d'intelligence, sottise extrême. Ce comportement relève de l'idiotie. Par méton. L'idiotie d'un argument. Un ouvrage, un film d'une idiotie consternante. 3. Acte ou propos stupide. Cessez de dire des idioties. Œuvre ou spectacle inepte. Pourquoi perdre son temps à lire pareille idiotie ? |