(s'est écrit longtemps, comme imbécile, avec deux l) n. f. XIVe siècle. Emprunté du latin imbecillitas, « faiblesse (de corps, d'esprit, de caractère) ». 1. Anciennt. Faiblesse des qualités physiques et intellectuelles provenant de la naissance, des infirmités ou de l'âge. Être dans un état d'imbécilité. Tomber dans l'imbécilité. Auj. PSYCHIATR. Degré d'arriération mentale compris entre l'idiotie et la simple débilité. L'âge mental des malades atteints d'imbécilité varie entre trois et sept ans. 2. Défaut d'intelligence, sottise. Cet homme est d'une imbécilité rare, d'une imbécilité sans nom. 3. Acte ou parole imbécile. Que d'imbécilités commises en si peu de temps ! Il s'est répandu en imbécilités sur mon compte. Imberbeadj. XVIe siècle. Emprunté du latin imberbis, « dépourvu de barbe ».Qui est sans barbe. Ce jeune homme est encore imberbe. Fig. et péj. Très jeune, trop jeune. Imbiberv. tr. XVe siècle, d'abord au participe passé. Emprunté du latin imbibere, « boire, absorber ».Imprégner d'un liquide. La pluie a imbibé la terre suffisamment. Imbiber d'alcool une compresse. Une éponge imbibée de vinaigre. Pron. S'imbiber, devenir imprégné, pénétré par un liquide, l'absorber. Quand on arrose, il faut donner à la terre le temps de s'imbiber. Par anal. Pop. Il est fortement imbibé, imbibé comme une éponge, il est ivre ; c'est un ivrogne. Il a passé son temps à s'imbiber, à boire. Imbibitionn. f. XIVe siècle, imbibicion. Emprunté du latin médiéval imbibitio, « absorption ».Le fait d'imbiber ou de s'imbiber ; l'état qui en résulte. L'imbibition d'un tissu. Imbibition par capillarité. La force d'imbibition développée par certains colloïdes dans les sols, dans les cellules vivantes. Imbricationn. f. XIXe siècle. Dérivé d'imbriqué.Le fait d'imbriquer ou de s'imbriquer ; l'état qui en résulte. L'imbrication des tuiles d'un toit. L'imbrication des écailles d'un poisson, des plumes d'un oiseau. Fig. L'imbrication des difficultés économiques et de la crise politique. ARCHIT. Ornement réalisé en sculptant la pierre ou en disposant des pièces de bois de manière à imiter les tuiles d'un toit. Un clocher orné d'imbrications. Imbriqué, -ÉE adj. XVIe siècle. Emprunté du latin imbricatus, « ayant la forme d'une tuile creuse ; disposé comme les tuiles creuses ».Se dit de choses qui se chevauchent. Des tuiles imbriquées. Fig. Des évènements imbriqués, qui sont mêlés, liés étroitement les uns aux autres. Imbriquerv. tr. XIXe siècle. Dérivé d'imbriqué.Disposer des objets de façon qu'ils se chevauchent. Imbriquer des tuiles, des ardoises. Pron. S'imbriquer, être ou devenir imbriqué, se chevaucher. Fig. Dans ce roman, l'intrigue sentimentale et l'action historique s'imbriquent d'une heureuse façon. Imbroglio(g ne se fait pas entendre) n. m. XVIIe siècle. Mot italien, déverbal de imbrogliare, « embrouiller ».Embrouillement, confusion. Il y a de l'imbroglio dans cette affaire. Par méton. Situation embrouillée, enchevêtrée. Un imbroglio diplomatique. Il a pu démêler tous ces imbroglios. Se dit également de l'intrigue compliquée d'une pièce de théâtre, d'un roman. ImbrÛlé, -ÉE adj. XIXe siècle. Dérivé de brûlé.En parlant d'un combustible. Qui n'a pas entièrement brûlé lors de la combustion. Gaz imbrûlé. Au pluriel. Subst. Les imbrûlés, les parties résiduelles d'un corps après sa combustion. Réduire la proportion d'imbrûlés dans les carburants. Imbu, -UE adj. XVe siècle, imbeü, « imprégné de ». Réfection du participe passé d'emboire, d'après le latin imbutus, participe passé de imbuere, « abreuver, imbiber, imprégner ».Qui est imprégné, pénétré de. Un homme imbu de bons principes, de religion, de gravité. Être imbu de sa naissance, de préjugés. Expr. Imbu de soi-même, suffisant, rempli du sentiment de son importance, de sa supériorité. Il est tout imbu de lui-même. Par ext. Une doctrine imbue de spiritualisme, de matérialisme. |