n. m. XVIe siècle. Emprunté du latin scientifique apogaeum, du grec apogeion, « point éloigné de la Terre ». 1. ASTRON. Point où la Lune, ou un satellite artificiel, se trouve à sa plus grande distance de la Terre. La Lune est à son apogée. S'applique aussi au mouvement apparent du Soleil autour de la Terre. Le Soleil est à son apogée au début de juillet. 2. Fig. Le plus haut point d'élévation. Sa fortune, sa puissance est à son apogée. Être à l'apogée de la gloire. L'apogée du règne de Louis XIV. Apographen. m. XVIIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin, du grec apographon, « écrit d'après un modèle, transcrit, copié ».PALÉOGRAPHIE. Copie manuscrite existante ou supposée d'un texte antérieur à l'imprimerie, spécialement collationnée et destinée à servir de modèle pour d'autres copies. Apolitiqueadj. XXe siècle. Dérivé de politique avec le préfixe privatif.Qui se refuse à tout engagement politique. Notre syndicat est apolitique. Ce mouvement se veut apolitique. Subst. Un, une apolitique. Apollinien, -IENNE adj. XVIe siècle, apollonien, au sens général, attestation isolée ; de nouveau au XVIIIe siècle. Dérivé du latin Apollo, -inis, « Apollon ».Qui possède les qualités attribuées à Apollon. Une beauté apollinienne. Un équilibre apollinien. Se dit spécialement d'une œuvre qui répond aux principes de mesure, d'équilibre et d'harmonie attribués par les Grecs à Apollon, par opposition à la démesure dionysiaque. Apologétiqueadj. et n. f. XVe siècle. Emprunté du grec apologêtikos, dérivé de apologeisthai, « plaider pour défendre quelqu'un ». Comme substantif (XIXe siècle), emprunté du latin chrétien apologeticum, « écrit justificatif ». 1. Adj. Qui contient une apologie, qui contribue à une défense ou à une justification. Lettre apologétique. Discours apologétique. 2. N. f. Partie de la théologie qui a pour but d'expliquer et de justifier la religion chrétienne. Le grand ouvrage que Pascal a laissé inachevé devait être une apologétique. Apologien. f. XVe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin chrétien, du grec apologia, « défense ».Discours ou écrit ayant pour but la défense de quelqu'un ou la justification d'une action, d'un ouvrage, d'une doctrine. Platon et Xénophon ont écrit chacun une « Apologie de Socrate ». L'apologie de faits qualifiés crimes ou délits est passible de poursuites. Faire l'apologie du crime. Apologisten. m. XVIIe siècle. Dérivé d'apologie. 1. Théologien qui se consacre particulièrement à l'apologétique chrétienne. 2. Personne qui fait une apologie. Il s'est fait l'apologiste de la non-violence. Apologuen. m. XVe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin apologus, du grec apologos, « récit détaillé, narration », d'où « fable ».Petit récit servant à illustrer une vérité morale et instructive. Par l'apologue « Les Membres et l'Estomac », Menenius Agrippa apaisa une sédition de la plèbe à Rome. Un ingénieux apologue. Aponévrosen. f. XVIe siècle. Emprunté du grec aponeurôsis.ANAT. Membrane fibreuse très résistante, blanche et nacrée, qui contient les muscles et en prévient les déplacements. Aponévrose de revêtement. Aponévrose d'insertion. Aponévrotiqueadj. XVIIIe siècle. Dérivé d'aponévrose.ANAT. Qui a rapport aux aponévroses. Fibres aponévrotiques. Membrane aponévrotique. |