, -ENTE adj. XIIe siècle, aparant. Emprunté du latin apparens, participe présent de apparere (voir Apparoir). 1. Qui apparaît clairement ; que rien ne dissimule. Une couture apparente. Un plafond à poutres apparentes. Son droit est apparent, très apparent. Il a agi sans mobile apparent, sans motif apparent. 2. Dont l'aspect visible ne correspond pas à la réalité ; qui paraît autre qu'il n'est. Le mouvement apparent du Soleil autour de la Terre. Leur prospérité n'était qu'apparente. Que dissimule cette apparente simplicité ? 3. GRAMM. Sujet apparent, dans les tournures impersonnelles. Dans la phrase « il pleut », « il » est un sujet apparent qui ne représente rien de précis. Dans la phrase « il est arrivé un malheur », le sujet apparent « il » représente le sujet réel, « un malheur ». Apparentementn. m. XXe siècle. Dérivé d'apparenter.POLIT. 1. Dans un système de représentation proportionnelle, entente électorale préalable permettant à deux ou plusieurs partis d'additionner leurs suffrages pour la répartition des sièges. 2. Dans une assemblée, le fait, pour un élu, de se rattacher à un groupe sans y adhérer totalement. Apparenterv. tr. et pron. XIIe siècle, aparenter, « traiter comme parent », puis pronominal, « être apparenté, de la même famille ». Dérivé de parent. I. V. tr. 1. Rendre parent par alliance. Ce mariage l'apparente à plusieurs grandes familles. Au passif. Ils sont apparentés, ont des relations de parenté. 2. Rendre ressemblant à quelque chose, proche de quelque chose. La manière de ce peintre l'apparente à l'école flamande. Des similitudes dans l'intrigue apparentent ces deux œuvres. Au passif. Le samoyède est apparenté aux langues finno-ougriennes. POLIT. Il est apparenté à la droite. Des listes électorales apparentées, liées par un accord d'apparentement. II. V. pron. 1. S'allier par le mariage. S'apparenter à l'aristocratie. 2. Présenter des rapports d'analogie, de ressemblance, des affinités. Ces teintes s'apparentent. Ses idées s'apparentent aux vôtres. Son départ s'apparente à une fuite. Spécialt. Se rapprocher, s'unir par une communauté d'intérêts, d'idées, de sentiments. POLIT. Ces deux groupes s'apparentent. S'apparenter à un parti. Appariementn. m. XVIe siècle. Dérivé d'apparier.Action d'apparier ; résultat de cette action. Apparierv. tr. (se conjugue comme Crier). XIIIe siècle, s'aparer à, « égaler ; s'unir ». Réfection de l'ancien français apairier, « unir un homme et une femme », dérivé de paire, « couple ». 1. Assortir par paires, par couples et, par ext., joindre ce qui peut aller ensemble. Apparier des chevaux de trait. Apparier des gants. Par anal. Des invités bien appariés. 2. Accoupler le mâle avec la femelle. Apparier des tourterelles. Au printemps, les oiseaux s'apparient. Appariteurn. m. XIVe siècle, au sens 1. Emprunté du latin apparitor, « serviteur attaché à la personne d'un magistrat », dérivé de apparere, au sens de « être attaché au service de ». 1. Anciennt. Huissier d'une cour ecclésiastique. 2. Auj. Huissier dans une administration publique ou privée. Les appariteurs d'une université. Apparitionn. f. XIIe siècle, aparicion, « épiphanie ». Emprunté du latin ecclésiastique apparitio, traduction du grec epiphaneia, « action de se montrer », « apparition (d'êtres surnaturels) ». 1. Le fait de se montrer aux regards. L'apparition d'une comète. L'apparition du soleil entre deux nuages. Guetter l'apparition d'un acteur, le moment où il paraît en public. Il fait régulièrement apparition dans nos réunions. Expr. Faire une apparition, demeurer très peu de temps dans un lieu. Il a fait une courte apparition. Il n'y a fait qu'une apparition. 2. Le fait de se manifester pour la première fois, de commencer à exister. L'apparition de l'homme sur la terre. L'apparition des premiers bourgeons en mars. L'apparition de symptômes inquiétants. L'apparition d'une œuvre nouvelle, d'un courant de pensée. 3. Manifestation sous une forme visible d'êtres surnaturels ou imaginaires. L'apparition de l'ange Gabriel à la Vierge. L'apparition d'un fantôme, d'une fée. Par méton. Croire aux apparitions. L'être qu'on croit apercevoir. Parler à une apparition. Apparoirv. intr. défectif. XIIe siècle, au sens de « apparaître », et il appert que. Emprunté du latin apparere, « apparaître », « être vu, être prouvé », et, à l'impersonnel, apparet, « il apparaît que ».Très vieilli. Usité seulement à la troisième personne de l'indicatif présent : il appert. DROIT. Être évident. Comme il appert par tel acte. Il appert de ce témoignage, il résulte de ce témoignage... Appartementn. m. XVIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire de l'italien, de l'espagnol apartamiento, « action de s'écarter », d'où « lieu écarté, habitation ».Ensemble de pièces servant d'habitation dans un immeuble. Un appartement de trois pièces. Un grand, un bel appartement. Chercher, louer, acheter un appartement. Un appartement meublé. Un appartement sur rue, sur jardin. Un appartement situé au premier étage. Des plantes d'appartement. Au pluriel. Dans un palais, un château, etc., suite de pièces réservée à un haut personnage. Les appartements privés. Se retirer dans ses appartements. HIST. Petits appartements, dans les résidences royales ou princières, la partie qui servait de demeure habituelle. Grands appartements, destinés aux réceptions solennelles. Les grands appartements de Versailles et les petits appartements de Trianon. Appartenancen. f. XIIe siècle, apurtenances, « dépendances ». Dérivé d'appartenir. 1. Le fait d'appartenir à un ensemble constitué, à une collectivité. L'appartenance à une société secrète, à un parti. 2. Au pluriel. Vieilli. Dépendances d'un domaine, d'une propriété foncière. Vendre une maison avec toutes ses appartenances. |