n. m. XIVe siècle. Emprunté du bas latin incubus, « incube », dérivé du latin classique incubare, « être couché dans ou sur ».Démon qui, selon certaines croyances, prendrait la forme d'un homme pour venir posséder une femme pendant son sommeil. Le diable passait pour pouvoir prendre tour à tour la forme mâle d'incube ou la forme femelle de succube. Incuberv. tr. XVIIIe siècle. Emprunté du latin incubare, « être couché dans ou sur ; couver ».Opérer l'incubation des œufs. Inculpationn. f. XVIIIe siècle. Dérivé d'inculper ou emprunté du bas latin inculpatio, « accusation ».Action d'accuser ou fait d'être accusé de quelque faute (vieilli). DROIT. Acte par lequel le magistrat instructeur imputait légalement une infraction à une personne soupçonnée d'être auteur ou complice d'un crime ou d'un délit. L'inculpation mettait en œuvre l'exercice des droits de la défense. Depuis 1993, la loi ne parle plus d'« inculpation » mais de « mise en examen ». Être sous le coup d'une inculpation. C'est un des chefs d'inculpation. Inculpé, -ÉE adj. XVIe siècle, au sens de « accusé » ; XIXe siècle, au sens moderne. Participe passé d'inculper.Qui est accusé de quelque faute (vieilli). DROIT. Se disait d'une personne qui était sous le coup d'une inculpation. Les suspects inculpés (on dit aujourd'hui Mis en examen). Subst. Un inculpé, une inculpée. Le principal inculpé. L'inculpé a été laissé en liberté provisoire. Les inculpés ont bénéficié d'un non-lieu. L'inculpé bénéficie de la présomption d'innocence. Inculperv. tr. XVIe siècle. Emprunté du bas latin inculpare, « blâmer, accuser, inculper ».Accuser de quelque faute (vieilli). DROIT. Anciennt. Imputer légalement une infraction à quelqu'un, en raison d'indices qui laissent présumer sa participation à cette infraction. Inculper quelqu'un de meurtre, d'escroquerie. (On dit aujourd'hui Mettre en examen.) Inculquerv. tr. XVIe siècle, inculcer. Emprunté du latin inculcare, « fouler », puis « faire pénétrer (en tassant avec le pied), inculquer », dérivé de calx, calcis, « talon ».Imprimer profondément et durablement dans l'esprit de quelqu'un. Inculquer à un enfant la politesse, les bonnes manières. On n'a jamais réussi à lui inculquer les premiers éléments des mathématiques. Ces opinions lui ont été inculquées dès son plus jeune âge. Inculteadj. XVe siècle. Emprunté du latin incultus, « en friche, non cultivé ». 1. Qui n'est pas cultivé. Une terre inculte. Une région inculte et désertique. Par anal. Une barbe, une chevelure inculte, qui n'est pas soignée. 2. Fig. Qui n'a reçu aucune instruction, qui manque de culture, de connaissances. Un homme inculte. Un esprit inculte. Incultivableadj. XVIIIe siècle. Dérivé de cultivable.Qu'il est impossible de cultiver. Ces terres sont incultivables. Un plateau aride, incultivable. Inculturen. f. XVIIIe siècle. Dérivé de culture. 1. Rare. Absence de culture ; état d'un sol qu'on laisse inculte. 2. Fig. État d'une personne inculte. Il est d'une totale inculture. Incunableadj. XIXe siècle. Emprunté du latin incunabula, -orum, « langes, berceau », puis « origine ».Se dit d'un livre qui date des premiers temps de l'imprimerie, c'est-à-dire d'avant 1501. Une édition incunable. Un livre, une impression incunable. Subst. Un incunable. Le catalogue des incunables d'une bibliothèque. Incunables xylographiques, incunables typographiques. Par anal. Se dit des plus anciens essais de gravure, en général sur bois, parfois sur cuivre. |