v. tr. XVe siècle. Dérivé d'infect. 1. Altérer, contaminer par des germes pathogènes. La peste avait infecté toute la ville, tout le pays. Pron. Sa main, sa coupure s'est infectée. Au participe passé, adjt. Une plaie, une blessure infectée. Fig. Corrompre moralement. La haine qui infecte son cœur. Il infecta le pays de son fanatisme. 2. Empester par une mauvaise odeur, empuantir. Ce marais infecte l'air. Cette puanteur, cette charogne infecte tout le voisinage. L'emploi intransitif n'est plus d'usage. Infectieux, -EUSE (ti se prononce ci) adj. XIXe siècle. Dérivé d'infection. 1. Qui produit une infection ou qui peut la transmettre. Les virus et les bactéries sont des agents infectieux. 2. Qui est caractérisé par une infection, qui s'accompagne d'infection. Maladie infectieuse. Infectionn. f. XIIIe siècle. Emprunté du latin infectio, « action de teindre, teinture ; déshonneur ». 1. Pénétration et multiplication de germes pathogènes dans un organisme. Un foyer d'infection. Prévenir l'infection. L'asepsie permet de lutter contre l'infection. Par ext. État d'un organisme infecté ; maladie infectieuse. L'extension d'une infection. L'infection d'une plaie. Une infection urinaire, intestinale. Infection généralisée, septicémie. 2. Grande puanteur. L'infection de l'air. L'infection se répandit au loin. Par méton. Fam. Ce qui répand une grande puanteur. Brûlez cela, c'est une infection ! Infélicitén. f. XIVe siècle. Emprunté du latin infelicitas, de même sens.Litt. État malheureux ; enchaînement de circonstances malheureuses. Inféodationn. f. XVe siècle. Dérivé d'inféoder. 1. DROIT FÉODAL. Acte par lequel le seigneur aliénait une terre et la donnait en fief à un vassal. La cérémonie d'inféodation. Un contrat d'inféodation. 2. Le fait de s'inféoder ou d'être inféodé à une personne, à un groupe, etc. L'inféodation à un parti politique. Inféoderv. tr. XVe siècle, d'abord au participe passé. Emprunté du latin médiéval infeodare. 1. DROIT FÉODAL. Donner une terre à un vassal pour qu'il la tienne en fief. Inféoder des héritages. Au participe passé, adjt. Domaine inféodé. 2. Pron. Se lier à une personne, un parti ou une opinion par une entière soumission, une étroite dépendance. Il s'inféoda au parti vainqueur. Au participe passé, adjt. Il lui est entièrement inféodé. Un homme inféodé à une coterie. Infèreadj. XVIIIe siècle. Emprunté du latin inferus, « qui est au-dessous, inférieur ».BOT. Organe infère, placé au-dessous d'un autre. Se dit surtout de l'ovaire d'une fleur lorsque celui-ci est situé au-dessous de la zone d'insertion des pétales et des sépales. Les fleurs de groseillier ont des ovaires infères. Inférencen. f. XVIIe siècle. Dérivé d'inférer.LOGIQUE. Opération consistant à établir qu'une proposition est vraie par le seul fait de sa liaison avec une ou plusieurs propositions dont la vérité a été établie précédemment. Raisonner par inférence. La déduction et l'induction sont deux formes particulières d'inférence. INFORM. Moteur d'inférence, type de programme utilisé en intelligence artificielle pour réaliser une telle opération logique. Inférerv. tr. (se conjugue comme Céder). XIVe siècle. Emprunté du latin inferre, pris au sens de « produire un raisonnement, une conclusion ».LOGIQUE. Conclure par inférence. Que voulez-vous inférer de là ? J'en infère ceci. Vous n'en pouvez rien inférer. Inférieur, -EURE adj. XVe siècle, inferiore. Emprunté du latin inferior, de même sens. 1. Qui est situé au-dessous, en bas, plus bas qu'une autre chose. Descendre à l'étage inférieur. La partie inférieure, la partie médiane, la partie supérieure d'un édifice. La partie inférieure du corps humain. Les membres inférieurs, les jambes. La mâchoire inférieure. DROIT. Fonds inférieur, propriété qui est située plus bas qu'une autre. Le fonds inférieur reçoit les eaux du fonds supérieur. Par anal. GÉOGR. Le cours inférieur d'un fleuve, la partie de ce fleuve qui est la plus voisine de la mer. La vallée inférieure de la Seine. Département de la Seine-Inférieure, de la Loire-inférieure, anciens noms des départements de la Seine-Maritime et de la Loire-Atlantique. - ASTRON. Les planètes inférieures, situées entre la Terre et le Soleil. Mercure et Vénus sont les deux seules planètes inférieures. 2. Qui, sur une échelle quantitative, occupe un degré situé au-dessous d'un autre ou d'un niveau de référence. La température est inférieure à zéro, inférieure à la normale. La récolte a été inférieure à celle des années précédentes. Une somme inférieure à mille francs. Recevoir une note inférieure à la moyenne. Ils étaient pourtant inférieurs en nombre. Selon les conventions, a b se lit « a est inférieur à b ». Ellipt. Arrondir au franc inférieur. 3. Qui est moindre en valeur, en qualité ; qui vaut moins qu'une autre personne, qu'une autre chose. Il est très inférieur à son concurrent. Les ennemis nous étaient inférieurs en courage. Se montrer inférieur à sa tâche, n'avoir pas les qualités requises pour la remplir. Ce tableau est inférieur au précédent. Une œuvre, une production d'un genre inférieur. Des marchandises de qualité inférieure. 4. Qui occupe un moindre degré dans une hiérarchie. Un emploi inférieur, subalterne. Subst. Un inférieur, une inférieure, celui, celle qui dépend d'une autre personne, qui en est le subordonné. Dans l'armée, les inférieurs doivent respect aux supérieurs. Il est très courtois avec ses inférieurs. BIOL. Se dit, usuellement, des êtres vivants dont l'organisation indique qu'ils sont peu ou moins avancés dans l'évolution. Végétaux inférieurs, plantes dépourvues de vaisseaux (syn. usuel de Cryptogames). Les algues, les champignons, les mousses sont des végétaux inférieurs. Animaux inférieurs, invertébrés dépourvus de cœlome (on dit aussi Acœlomates). Les protozoaires, les éponges sont des animaux inférieurs. Les vertébrés inférieurs et les vertébrés supérieurs. |