n. f. XVe siècle. Emprunté du latin insolentia, « manque d'habitude ; défaut de modération ». 1. Manquement aux égards, au respect qu'on doit à une personne ou à une institution, et qui se manifeste par une audace impolie, une hardiesse provocante dans les actes, les gestes, les paroles. L'insolence des valets de comédie. Des regards pleins d'insolence. Son attitude frisait l'insolence. Cette réponse est de la dernière insolence, d'une rare insolence. Il fit preuve d'insolence à l'égard de la Compagnie. Vit-on jamais une telle insolence, pareille insolence ? Par méton. Acte ou propos qui manifeste ce manque de respect. Dire mille insolences. Assez d'insolences ! 2. Orgueil offensant, arrogance. L'insolence d'un parvenu. Fig. Caractère de défi, de provocation que l'on prête à ce qui fait exception, passe la mesure, s'écarte de l'ordre commun. L'insolence de sa réussite. L'insolence du génie. Insolent, -ENTE adj. XVe siècle, mais probablement antérieur. Emprunté du latin insolens, « inaccoutumé ; sans mesure ; effronté ». 1. Qui oublie le respect dû à autrui, qui montre de l'effronterie ou une hardiesse excessive. Un enfant insolent. Un homme insolent, insolent au dernier point. Subst. C'est un insolent, une insolente. Faire l'insolent. Jeune insolent ! Par méton. Une attitude insolente. Des paroles insolentes, un geste insolent. Répondre sur un ton insolent. Spécialt. Qui offense la pudeur, heurte les convenances (vieilli). Il est fort insolent avec les femmes. 2. Qui se comporte avec une hauteur offensante, une dureté insultante. Il ne faut pas être insolent dans la victoire, dans la bonne fortune. La prospérité l'a rendu insolent. Par méton. Un mépris insolent, une morgue insolente. 3. Fig. Qui étonne, frappe par un excès insolite, qui semble défier les lois communes. Un succès, un bonheur insolent. Il a au jeu une chance insolente. Un luxe insolent. Insoliteadj. XVe siècle. Emprunté du latin insolitus, « inaccoutumé à ; insolite ».Qui étonne par son caractère inhabituel, qui surprend parce qu'il sort de l'usage. Un bruit insolite. Un procédé insolite. Il y a quelque chose d'insolite dans son comportement. Une association d'idées insolite. Subst. Cultiver l'insolite. Insolubilitén. f. XVIIe siècle. Dérivé d'insoluble. 1. CHIM. Caractère de ce qui ne peut se dissoudre dans un solvant. L'insolubilité du phosphore dans l'eau et dans l'alcool. 2. Caractère de ce qu'on ne peut résoudre. L'insolubilité d'un problème. Insolubleadj. XIIIe siècle, issoluble. Emprunté du latin impérial insolubilis, « indissoluble ; dont on ne peut s'acquitter ». 1. CHIM. Qui ne peut se dissoudre dans un solvant. La résine est insoluble dans l'eau, à l'eau. (On dit aussi Indissoluble.) 2. Qui ne peut être résolu, qui reste sans solution. Difficulté insoluble. Une énigme insoluble. C'est là une question insoluble. Insolvabilitén. f. XVIIe siècle. Dérivé d'insolvable.État d'une personne insolvable. L'insolvabilité d'un négociant. Par ext. L'insolvabilité d'une maison de commerce, d'une entreprise. Insolvableadj. XVe siècle. Dérivé de solvable.Qui est dans l'incapacité d'acquitter ce qu'il doit, qui n'est plus en état de faire face à ses engagements financiers. Débiteur insolvable. Se prétendre insolvable pour échapper à une obligation. Subst. Un, une insolvable. Les banques ne prêtent pas aux insolvables. Insomniaqueadj. XIXe siècle. Dérivé d'insomnie.Qui est sujet à de fréquentes insomnies, qui souffre habituellement d'insomnie. Les veilles, les chagrins l'ont rendu insomniaque. Subst. Un, une insomniaque. Insomnien. f. XVIIe siècle. Emprunté du latin insomnia, « absence de sommeil ».Impossibilité chronique ou passagère de trouver le sommeil au cours de la nuit, ou de le retrouver après un réveil prématuré. Souffrir d'insomnie. Une nuit d'insomnie. Par méton. Le temps pendant lequel on ne peut trouver le sommeil. Au cours d'une longue insomnie. Insomnieux, -EUSE adj. XIXe siècle. Emprunté du latin insomniosus, « privé de sommeil ».Litt. Qui souffre d'insomnie ; qui est caractérisé par l'insomnie. Nuit insomnieuse. |