n. f. XIIe siècle. Emprunté du latin invocatio, « invocation ». 1. Action d'invoquer une divinité, une puissance supérieure ; texte, prière, formule qu'on emploie à cette fin. L'invocation d'un dieu. Une invocation aux esprits, aux mânes des ancêtres. Chez les musulmans, tout discours commence par une invocation à Dieu. Réciter une invocation à la Vierge, au Saint-Esprit. Placer une chapelle sous l'invocation de tel saint, la lui dédier, la mettre sous sa protection. Cette chapelle est placée sous l'invocation, est sous l'invocation de sainte Madeleine, de saint Roch. Spécialt. DIPLOMATIQUE. Formule demandant la bénédiction de Dieu, qu'on plaçait au début de certains actes. - LITTÉRATURE. Prière placée en tête d'un ouvrage de poésie pour le mettre sous la protection d'une divinité. L'« Iliade » commence par une invocation à la Muse. 2. Action de citer en sa faveur, d'en appeler à, de se réclamer de. L'invocation de droits historiques. L'invocation d'exemples illustres. Invocatoireadj. XVIIe siècle. Dérivé d'invoquer.Qui sert à adresser une invocation. Une formule, une prière invocatoire. Une dédicace invocatoire. Involontaireadj. XIVe siècle. Emprunté du bas latin involuntarius, de même sens. 1. Qui se fait sans le concours, sans le consentement de la volonté. Les réflexes sont des mouvements involontaires. 2. Qui n'a pas été voulu. Une omission involontaire. Cette critique est un hommage involontaire. Homicide involontaire, homicide par imprudence, par négligence ou maladresse. 3. En parlant d'une personne. Qui, par des circonstances fortuites et sans le vouloir, se trouve participer à une situation, à une action. Le héros involontaire d'un fait divers. Le témoin involontaire d'un drame. Involontairementadv. XIVe siècle, involuntairement. Dérivé d'involontaire.D'une manière involontaire ; sans le vouloir. Blesser quelqu'un involontairement. Si je vous ai induit en erreur, c'est involontairement. Involucren. m. XVIe siècle. Emprunté du latin involucrum, « enveloppe, couverture ».BOT. Ensemble de bractées, d'éléments foliacés à la base d'une ombelle ou d'un capitule. Certaines composées, comme la marguerite, le chrysanthème, le dahlia, portent des involucres. Involutif, -IVE adj. XVIIIe siècle. Dérivé savant du latin involutus, participe passé de involvere, « envelopper, enrouler ».Qui est relatif à l'involution, lié à une involution. BOT. Feuilles involutives, qui s'enroulent du dehors vers le dedans. - MATH. Application involutive. - MÉD. Processus involutif. Involutionn. f. XIVe siècle, involucion. Emprunté du latin impérial involutio, « action d'envelopper, enroulement ». 1. BOT. État d'un organe enroulé vers le dedans. L'involution des pétales d'une fleur. 2. MATH. Application bijective égale à sa réciproque. 3. BIOL. MÉD. Régression physiologique ou pathologique d'un organe, d'une tumeur ou d'un organisme entier. Involution tumorale. Involution utérine, ensemble de modifications qui permet à l'utérus de retrouver ses dimensions normales après l'accouchement. - PSYCHIATR. Retour à un stade antérieur de l'évolution mentale. Involution sénile. 4. PHIL. Passage de l'hétérogène à l'homogène, du multiple à l'un, par assimilation, généralisation, etc. L'involution s'oppose à l'évolution. Invoquerv. tr. XIIe siècle, envochier. Emprunté du latin invocare, « appeler, invoquer ». 1. Appeler une puissance supérieure à son secours, à son aide, par une prière. Invoquer les dieux, la divinité. Invoquer Dieu, le Saint-Esprit. Invoquer les saints. Invoquer Astaroth, Belzébuth et tous les démons. Par anal. Invoquer les Muses, leur demander l'inspiration dans une invocation Par méton. Invoquer la grâce, le secours de Dieu. Invoquer le nom de Dieu, du Seigneur, l'adorer et faire un acte de religion. 2. Implorer, réclamer quelque chose de quelqu'un. Invoquer l'aide, le secours d'un ami. Invoquer la clémence du vainqueur. 3. Citer en sa faveur, en appeler à. Invoquer une loi, un témoignage. Invoquer le droit des gens. Invoquer l'exemple des aïeux, les coutumes ancestrales. Invoquer l'autorité d'un maître, se réclamer de son autorité. Invoquer un prétexte pour se soustraire à une obligation. Invraisemblable(s se prononce ss) adj. XVIIIe siècle. Dérivé de vraisemblable.Qui n'est pas vraisemblable, qu'on ne peut croire conforme à la vérité. Un récit invraisemblable. Le dénouement de cette pièce est trop invraisemblable. Des suppositions invraisemblables. Il est invraisemblable qu'il ait commis de bonne foi pareille erreur. Il leur est arrivé une aventure invraisemblable, que l'on n'aurait pas crue possible. Subst. Un récit à la limite de l'invraisemblable. L'invraisemblable est parfois vrai. Par ext. Fam. Qui surprend par sa bizarrerie, son caractère exceptionnel. Un accoutrement invraisemblable. Un désordre invraisemblable. Invraisemblablement(s se prononce ss) adv. XVIIIe siècle. Dérivé d'invraisemblable.D'une manière invraisemblable, difficile à croire. Il est invraisemblablement orgueilleux. |