v. tr. XVIIIe siècle. Dérivé d'iris.Colorer des couleurs de l'arc-en-ciel. La lumière irise les perles. Le soleil irise l'ardoise ou, pron., l'ardoise s'irise au soleil. Au participe passé, adjt. Une pierre irisée. Du verre irisé. Iritis(s se fait entendre) n. f. XIXe siècle. Composé à partir d'iris et de -itis, élément d'origine grecque servant à nommer les affections de nature inflammatoire.PATHOL. Inflammation de l'iris. Iritis rhumatismale. Irlandais, -AISE adj. XVIe siècle. Dérivé d'Irlande, nom géographique.Relatif à l'Irlande. Le peuple irlandais. Les épopées irlandaises. La République irlandaise. Un cheval irlandais. Subst. Un Irlandais, une Irlandaise, personne qui est originaire d'Irlande ; citoyen, citoyenne de la République d'Irlande. L'irlandais, la langue celtique parlée en Irlande (on dit aussi Gaélique d'Irlande). Ironien. f. XIIIe siècle, yronie. Emprunté, par l'intermédiaire du latin ironia, du grec eirôneia, « action d'interroger en feignant l'ignorance ». 1. Procédé consistant à dire le contraire de ce qu'on pense ou veut faire entendre, mais de manière à laisser percevoir son opinion véritable. L'antiphrase est une forme de l'ironie. Manier finement l'ironie. L'ironie abonde dans « Les Provinciales », dans les « Lettres persanes ». Il dit cela par ironie, sans ironie. PHIL. Ironie socratique ou, simplement, ironie, art de questionner en feignant la naïveté, l'ignorance, dont usait Socrate, dans sa maïeutique, pour amener peu à peu ses interlocuteurs à se contredire et à découvrir leur erreur. Expr. fam. Il lui faudrait des points d'ironie, se dit d'une personne qui ne perçoit pas facilement l'ironie d'un propos (par allusion à la proposition, faite à la fin du XIXe siècle, d'un signe de ponctuation qui signalerait au lecteur les phrases où l'on use de ce procédé). 2. Moquerie dans les propos, dans le ton, ou dans l'attitude ; disposition de l'esprit à la raillerie, à la causticité. Il intimide par son ironie continuelle. Regarder quelqu'un avec ironie, d'un air plein d'ironie. Mettre dans ses paroles une nuance, une pointe d'ironie. Fig. Goûter l'ironie de la situation. Ironie du sort, intention railleuse qui semble présider à certains évènements, à certaines rencontres de faits, qui s'opposent de façon étrange ou cruelle à ce qu'on pouvait attendre ou espérer. L'ironie du sort a voulu qu'il fût victime de sa propre machination. Par méton. Fait, situation qui semble résulter d'un hasard malicieux. C'est une ironie du sort. Ironiqueadj. XVIe siècle, yronicque. Emprunté, par l'intermédiaire du bas latin ironicus, du grec eirônikos, « qui feint l'ignorance ». 1. Où entre de l'ironie. Des propos ironiques. Une allusion ironique. Il répondit d'un ton ironique. Un regard, un sourire ironique. 2. Qui emploie, qui manie l'ironie. Un auteur, un esprit ironique. Se montrer ironique. Fig. Un destin ironique. Ironiquementadv. XVIe siècle. Dérivé d'ironique.Par ironie ; d'une manière ironique. Il a dit cela ironiquement. Ironiserv. intr. XVIIe siècle. Dérivé d'ironie.User d'ironie ; prendre le ton de l'ironie, de la raillerie. Il aime à ironiser sur tout. Absolt. Cessez d'ironiser, je vous prie. Ironisten. XVIIIe siècle. Dérivé d'ironiser.Personne qui manie l'ironie en parlant ou en écrivant. Swift, Sterne, Voltaire sont de grands ironistes. Iroquois, -OISE adj. XVIIe siècle, irocois. D'origine inconnue.Relatif à un groupe de tribus indiennes d'Amérique du Nord qui étaient établies dans la vallée du Saint-Laurent et dans la région des Grands Lacs. Un trappeur iroquois. Les cinq nations iroquoises, alliées des Anglais, firent la guerre aux Hurons et aux Français. Subst. Un Iroquois, une Iroquoise, un Indien, une Indienne appartenant à une de ces tribus. La confédération des Iroquois. L'iroquois, famille de langues, dont la plupart ont aujourd'hui disparu, que parlaient ces Indiens. Fig. et vieilli. C'est un iroquois, une personne dont la conduite est jugée bizarre, contraire au bon sens ou aux usages. Irrachetableadj. XVIe siècle. Dérivé de rachetable.Qui ne peut être racheté. Des rentes irrachetables. Fig. Un péché irrachetable. Une bévue irrachetable. |