, -IENNE adj. XXe siècle. Dérivé d'Israël, nom géographique.Relatif à l'État d'Israël. L'économie, la politique israélienne. La population israélienne. Subst. Un Israélien, une Israélienne, citoyen, citoyenne de l'État d'Israël ou personne qui est originaire de cet État. Israéliteadj. XVe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du bas latin Israelita, du grec Israêlitês, adapté de l'hébreu yisrêli, de même sens. Cet adjectif est dérivé de yisrael, proprement « Que Dieu règne », nom donné à Jacob après sa lutte contre l'ange, puis à tout le peuple juif, dont il est l'ancêtre.Anciennt. Relatif aux descendants de Jacob, au royaume d'Israël, au peuple hébreu, à sa religion. Auj. Relatif à la communauté, à la religion juive. Le culte israélite. Le consistoire israélite. Subst. Un, une israélite. Issant, -ANTE adj. XVIe siècle. Participe présent de l'ancien eissir, issir, issu du latin exire, « sortir ; provenir de ».HÉRALD. Se dit des lions, aigles et autres animaux dont il ne paraît que la tête et la partie supérieure du corps, comme s'ils sortaient des bords de l'écu, d'un meuble, d'une figure, etc. D'azur, au chef d'argent, à un lion issant de sable. Issu, -UE adj. XIIe siècle, eissuz. Participe passé de l'ancien eissir, issir (voir Issant).Issu de, qui est né de telle famille, de telle lignée ; qui descend de. De ce mariage sont issus beaucoup d'enfants. Il est issu d'une famille de magistrats. Des cousins issus de germain, dont les parents respectifs étaient cousins germains. Par ext. Un homme issu du peuple, de telle province. Deux ingénieurs issus de la même école. Fig. Qui est venu à la suite de, constitue le prolongement, le résultat de. Les langues issues du latin. Une doctrine issue de la pensée des Lumières. Issuen. f. XIIe siècle. Forme féminine substantivée d'issu. 1. Anciennt. Action de sortir. Droits d'issue, que devait acquitter un vassal pour sortir de la domination de son seigneur. 2. Ouverture, passage par où l'on sort d'un lieu clos. Ce jardin n'a pas d'issue sur le chemin qui le longe. Boucher, condamner les issues d'une maison. Ce château a des issues secrètes. S'emparer de toutes les issues d'une forteresse. Une issue de secours. Une voie sans issue, une impasse. Par anal. Ouverture, orifice permettant l'évacuation de quelque chose. Ménager une issue à la fumée. Cette eau ne trouve pas d'issue. 3. Fig. Manière dont on sort d'une affaire, dont se termine une entreprise ; résultat, dénouement. Se ménager des issues. Je ne vois pas d'issue à cette situation. Il cherchait une issue pour échapper à la faillite. L'issue ne fait pas de doute. Tout dépendra de l'issue de cette guerre. On redoute une issue fatale, la mort du malade, du blessé. Dans un sens temporel. Fin. L'issue de la cérémonie, de la séance. Loc. prép. À l'issue de, au sortir de, à la fin de. À l'issue du spectacle. Une déclaration lue à l'issue du Conseil des ministres. 4. Surtout au pluriel. Se dit, en termes de commerce, de divers sous-produits des transformations industrielles. BOUCHERIE. Extrémités, viscères d'une bête débitée, ou parties non consommables, comme le suif, le cuir, la corne, etc. Des issues de bœuf, de mouton. - MEUNERIE. Ce qui reste des moutures après séparation de la farine, comme le son, la recoupe. Des issues de blé, d'avoine. Marchand de grains et issues. Isthme(th ne se fait pas entendre) n. m. XVIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin isthmus, du grec isthmos, « passage étroit, isthme ». 1. GÉOGR. Langue de terre entre deux mers ou deux golfes, réunissant deux étendues de terre entre elles. L'isthme de Corinthe. L'isthme de Panama. 2. ANAT. Partie étroite, resserrée, de certains organes. Isthme du gosier, du cerveau. Isthme aortique. Isthmique(th ne se fait pas entendre) adj. XVIIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin isthmicus, du grec isthmikos, de même sens.Relatif à un isthme. ANTIQ. GRECQ. Les Jeux isthmiques, célébrés dans l'isthme de Corinthe, et qui comportèrent des épreuves nautiques, hippiques et athlétiques ainsi que, bientôt, des concours dramatiques et musicaux. C'est aux Jeux isthmiques que Flamininus le Romain proclama solennellement la liberté de la Grèce en 196 av. J.-C. Néron prit part aux Jeux isthmiques. Les Odes isthmiques ou, subst., les Isthmiques de Pindare, odes célébrant les vainqueurs des Jeux isthmiques. Italianisant, -ANTE n. XXe siècle. Participe présent d'italianiser. 1. Personne qui connaît la langue, la littérature et la civilisation italiennes, et qui peut en être un spécialiste. 2. Artiste dont les œuvres s'inspirent de la manière des artistes italiens, ou qui prend pour thèmes des motifs, des décors, des scènes évoquant l'Italie. Les italianisants de la première école de Fontainebleau. Adjt. Un peintre italianisant. Par méton. Les œuvres italianisantes d'Hubert Robert. Italianiserv. tr. et intr. XVIe siècle. Dérivé d'italien. 1. V. tr. Soumettre à l'influence italienne, marquer d'un caractère italien. Les Vénitiens italianisèrent Corfou. Italianiser son nom. Pron. S'italianiser, adopter des coutumes, des manières italiennes. 2. V. intr. User d'italianismes. Italianismen. m. XVIe siècle. Dérivé d'italien. 1. Tournure propre à la langue italienne. Par ext. Tournure, expression de la langue italienne, transposée dans une autre langue. Les italianismes des poètes français du XVIe siècle. 2. Façon de se comporter propre aux Italiens, ou empruntée aux Italiens. L'italianisme de la cour de France au temps de Catherine et de Marie de Médicis. 3. Goût pour l'Italie, sa civilisation, son art et son mode de vie. L'italianisme de Stendhal. |