v. intr. XIIe siècle. Issu du latin chrétien jejunare, de même sens.Manger peu, ou même ne pas manger du tout, soit par une privation volontaire, soit par une abstinence forcée et faute de nourriture. Jeûner jusqu'au soir. Faire jeûner un malade. Cet avare faisait jeûner ses domestiques. Fig. S'abstenir ou être privé de certains plaisirs. Spécialt. Pratiquer le jeûne conformément à des usages religieux, par esprit de pénitence, de mortification. Jésus-Christ jeûna pendant quarante jours dans le désert. Jeûner au pain et à l'eau. Il jeûne durant le carême. Jeunessen. f. XIIe siècle, juenvlesce. Dérivé de jeune. 1. Partie de la vie d'un homme qui est entre l'enfance et la maturité ; état d'une personne jeune. Durant sa jeunesse. Dans la première, la prime jeunesse. Une jeunesse difficile, une jeunesse heureuse. Une jeunesse studieuse, une folle jeunesse. Dissiper, gâcher, perdre sa jeunesse. L'éclat, la fraîcheur de la jeunesse. Réaliser un rêve de jeunesse. Erreur, péché de jeunesse. Prov. Il faut que jeunesse se passe, on doit avoir de l'indulgence pour les fautes ou les excès que la vivacité et l'inexpérience de la jeunesse font commettre. Par ext. En parlant d'une collectivité composée surtout de personnes jeunes. La jeunesse d'une armée, d'une équipe. Expr. Avoir, garder un air de jeunesse, paraître encore jeune, quoique l'on soit déjà d'un certain âge. N'être plus de la première jeunesse (iron.), se dit d'une personne qui prend de l'âge et, fam., d'une chose usée. Fig. Retrouver une seconde, une nouvelle jeunesse, retrouver, dans l'âge mûr, l'énergie, les goûts et les passions du jeune âge. Se dit aussi à propos des facultés intellectuelles, des sentiments qui conservent leur vivacité même dans un âge avancé. Garder une étonnante jeunesse d'esprit, d'imagination. Jeunesse de cœur. Par méton. Fam. Jeune fille ou très jeune femme. C'est une jeunesse. Il a épousé une jeunesse. 2. Dans un sens collectif. L'ensemble de ceux qui sont dans cet âge de la vie, comprenant parfois aussi ceux qui sont encore dans l'enfance. Toute la jeunesse de la ville, du pays. Instruire la jeunesse. Pervertir la jeunesse. C'est un mauvais exemple pour la jeunesse. La jeunesse dorée, voir Doré. Ouvrages, spectacles, émissions pour la jeunesse. Auberge de jeunesse, établissement qui héberge pour un prix modique les jeunes voyageurs. Expr. proverbiales. Les voyages forment la jeunesse. Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait, si les jeunes gens avaient de l'expérience, et si les gens âgés avaient de la force. Spécialt. Nom par lequel on désigne certains groupes organisés d'adolescents ou de jeunes adultes unis par un même intérêt, une même activité, un même idéal. Souvent au pluriel. Les Jeunesses musicales de France. 3. Première période de l'existence d'une chose, où elle n'a pas encore acquis toute sa force, toute sa vigueur ; état de ce qui est de création, de fabrication récente. La jeunesse du monde, le temps proche des origines du monde. La jeunesse d'un État. La jeunesse d'un vin. Jeunet, -ETTE adj. XIIe siècle, jovenet. Diminutif de jeune.Fam. Qui est fort jeune, trop jeune. Elle est encore jeunette. Il est bien jeunet pour songer à se marier. Subst. Un jeunet, une jeunette. JeÛneur, -EUSE n. XVe siècle, jeüneor. Dérivé de jeûner.Personne qui observe le jeûne. Jeunot, -OTTE adj. XXe siècle. Diminutif de jeune.Fam. et souvent péj. Qui est encore bien jeune. Subst. Un petit jeunot. Jiu-jitsun. m. inv. XXe siècle. Translittération d'un mot japonais composé de ju, « souple », et jitsu, « art ».Un des arts martiaux japonais, méthode de combat et de défense se pratiquant sans armes et qui fait particulièrement appel à la souplesse et à la dextérité. Le jiu-jitsu était l'une des techniques de combat des samouraïs. Joaillerien. f. XVe siècle, juelerie. Dérivé de joaillier. 1. Art, commerce de joaillier. Il s'est enrichi dans la joaillerie. Par méton. Ensemble des articles que vend le joaillier. 2. Atelier, magasin de joaillier. Les vitrines d'une joaillerie. Joaillier, -IÈRE n. XIVe siècle, jeuelier. Dérivé de joyau.Personne dont le métier est de créer, de fabriquer des joyaux, d'en vendre. Un grand joaillier parisien. En apposition. Ouvrier joaillier. Job(j se prononce parfois dj) n. m. XIXe siècle. Mot anglais signifiant proprement « travail ; affaire ».Fam. Petit emploi occasionnel, de faible rémunération (équivalent de Petit boulot). Un job d'étudiant. Par ext. Se dit de tout emploi, de tout travail rémunéré. Avoir un bon job. Chercher un job. Perdre son job. Jobard, -ARDE n. XVIe siècle, joubard. Dérivé du moyen français job, jobe, « niais, sot », d'origine incertaine.Fam. Se dit d'une personne crédule jusqu'à la niaiserie. Passer pour un jobard. Adjt. Il a un air jobard. |