adj. XVe siècle. Emprunté du latin laniger, « qui porte de la laine ».Recouvert d'un duvet pareil à de la laine. ZOOL. Puceron lanigère, parasite du pommier, qui se recouvre d'une sécrétion laineuse. Lanisten. m. XVIe siècle. Emprunté du latin lanista.ANTIQ. ROM. Celui qui achetait, formait, vendait ou louait des gladiateurs. Lanlaireinterj. XVIIIe siècle, lanlere. D'origine incertaine.Mot de fantaisie qui apparaît dans certaines chansons populaires. Expr. fam. Envoyer quelqu'un faire lanlaire ou se faire lanlaire, se débarrasser sans ménagement de quelqu'un qui importune. Lanolinen. f. XIXe siècle. Emprunté de l'allemand Lanolin, de même sens, composé à partir du latin lana, « laine », et oleum, « huile ».Corps gras extrait des eaux de lavage de la laine, servant à la fabrication de cosmétiques ou de produits pharmaceutiques. Une pommade, un savon à la lanoline. Lansquenetn. m. XVe siècle. Emprunté de l'allemand Landsknecht, proprement « serviteur, compagnon du pays », puis « fantassin ». 1. En Allemagne, à la fin du Moyen Âge, a désigné un valet d'armes ou un palefrenier au service d'un reître, puis un fantassin. En France, aux XVe et XVIe siècles, nom donné aux mercenaires d'origine allemande. Une levée de lansquenets. Des bandes de lansquenets. Les lansquenets se sont illustrés à Ravenne et à Marignan. 2. Jeu de hasard apporté en France par ces mercenaires, qui se pratiquait avec plusieurs jeux de cartes réunis. Lantanen. m. XIXe siècle. Emprunté du latin scientifique lant(h)anum.CHIM. Élément métallique appartenant au groupe des terres rares (symb. La ; n° at. 57 ; m. at. 138,92). (On écrit aussi Lanthane.) Lantaniden. m. XXe siècle. Dérivé de lantane.CHIM. Nom générique des éléments dits « éléments des terres rares », dont le premier est le lantane. Le cérium, le dysprosium, l'europium, le holmium sont des lantanides. (On écrit aussi Lanthanide.) Lantaniern. m. XVIIe siècle, lantane. Dérivé du latin scientifique lantana, « viorne ».BOT. Arbrisseau ornemental de la famille des Verbénacées, originaire des pays tropicaux, et cultivé pour la beauté de ses fleurs. Lanternen. f. XIe siècle. Emprunté du latin lanterna, de même sens. I. Petite cage dont les parois sont faites de verre ou d'une autre matière translucide, et qui abrite une source de lumière. Allumer, éteindre une lanterne. Une lanterne d'extérieur, de couloir, d'écurie. Une lanterne de bateau. Les lanternes de cuivre jaune des fiacres. Une lanterne électrique. Lanterne de chantier. Lanterne signalant des travaux sur la voie publique. Expr. fig. Éclairer sa lanterne, éclairer la lanterne de quelqu'un, voir Éclairer. Au pluriel. Fam. Conter des lanternes (vieilli), conter des fadaises. Prendre des vessies pour des lanternes, se méprendre grossièrement. Spécialt. Lanterne sourde, dont on peut masquer la lumière au moyen d'un volet, de manière que celui qui la porte voit sans être vu. Lanterne vénitienne, dont la source de lumière est protégée par du papier de couleur plissé (on dit plus souvent Lampion). Lanterne chinoise, dont les parois portent des dessins variés. Lanterne magique, instrument d'optique qui, au moyen de lentilles et de verres peints, permet de projeter des images sur une toile ou sur un mur blanc. Les lanternes d'une automobile (vieilli), les veilleuses, ou feux de position. Allumer ses lanternes. Rouler en lanternes. Lanterne rouge, lanterne fixée à l'arrière du dernier véhicule d'un convoi ferroviaire ou routier. Fig. et fam. La lanterne rouge, le dernier dans un classement, dans un concours. Anciennt. Lanterne publique ou, simplement, lanterne, fanal ou réverbère servant à l'éclairage des rues. HIST. À la lanterne ! cri par lequel la foule, pendant la Révolution, demandait qu'on pendît quelqu'un aux cordes qui soutenaient les lanternes de l'éclairage public. Mettre, pendre quelqu'un à la lanterne. Par ext. Lanterne des morts, pilier creux, de forme élancée, ajouré à son extrémité supérieure, où l'on peut placer une lumière pour signaler l'entrée d'un cimetière ou la proximité d'un tombeau. II. Par anal. 1. Anciennt. Loge placée dans une salle et d'où, lors de réunions solennelles, on pouvait voir et écouter sans être vu. Lorsque le roi tenait un lit de justice, les dames se plaçaient dans les lanternes de la grand-chambre. 2. ARCHIT. Tourelle ajourée, percée de plusieurs ouvertures, placée sur le comble d'un édifice, au-dessus d'un dôme, d'une coupole. La lanterne du dôme des Invalides. Sorte de cage circulaire ou carrée, garnie de fenêtres ou de vitraux, placée au-dessus d'un édifice pour en éclairer l'intérieur. La lanterne de la salle de la Bourse. 3. ORFÈVR. Petite armoire vitrée où les essayeurs d'or et d'argent conservent leurs trébuchets à l'abri de l'air. 4. MÉCAN. Petite roue formée de plusieurs fuseaux, dans laquelle s'engrènent les dents d'une autre roue. 5. ZOOL. Lanterne d'Aristote, organe masticateur ajouré des oursins. Lanterneaun. m. XVIIIe siècle. Diminutif de lanterne.ARCHIT. 1. Petite lanterne en haut d'un dôme, d'une coupole. Le lanterneau de la chapelle du Val-de-Grâce. 2. Partie surélevée et vitrée construite sur le toit d'un entrepôt, d'un atelier, permettant son éclairage et sa ventilation. (On dit aussi Lanternon.) |