n. m. XIVe siècle. Dérivé de larme. 1. ARCHIT. Partie saillante au haut d'un édifice, d'un ouvrage de maçonnerie, destinée à écarter du mur les eaux pluviales en les faisant s'égoutter à une distance convenable. Le larmier d'une corniche, d'un mur de clôture. 2. Angle interne de l'œil, d'où s'écoulent les larmes. Par ext. VÈN. Le plus souvent au pluriel. Chez les Cervidés, fente située au-dessous de chaque œil et sécrétant une humeur cireuse que l'on nomme Larmes de cerf. - HIPPOL. Au pluriel. Parties de la tête du cheval qui correspondent aux tempes chez l'homme. Saigner un cheval aux larmiers. (Dans ces emplois spécialisés, on a dit aussi Larmières.) Larmièresn. f. pl. XIVe siècle. Dérivé de larme.VÈN. HIPPOL. Syn. vieilli de Larmiers. Larmoiementn. m. XVIe siècle. Dérivé de larmoyer. 1. Écoulement continuel de larmes, dû à une irritation de l'œil. 2. Au pluriel. Pleurs d'une personne qui se plaint, se lamente à tout propos. Larmoyant, -ANTE adj. XVe siècle. Participe présent de larmoyer. 1. Qui larmoie. Des yeux larmoyants. 2. Qui verse des larmes. On la trouva toute larmoyante. Par ext. Péj. Prendre un ton larmoyant. 3. HIST. LITTÉRAIRE. Comédie larmoyante, type de comédie en vogue au XVIIIe siècle qui présentait des situations touchantes, propres à apitoyer le public. Ses comédies larmoyantes rendirent célèbre Nivelle de La Chaussée. Le genre larmoyant. Larmoyerv. intr. (se conjugue comme Broyer). XIIe siècle, larmoier. Dérivé de larme. 1. Souffrir de larmoiement. Un œil qui larmoie sans cesse. 2. Pleurer ou feindre de pleurer, sans motif sérieux. Cet enfant larmoie au moindre prétexte. Par ext. Se répandre en lamentations. Larmoyer à propos de tout et de rien. 3. Transt. Prononcer d'une voix larmoyante. Larmoyer son texte, son rôle. Larronn. m. (le féminin Larronnesse n'est plus usité). Xe siècle, ladron, ladrun. Issu du latin latro, -onis, « soldat », puis « voleur, bandit ». 1. Brigand, voleur. ÉCRITURE SAINTE. Chacun des deux malfaiteurs qui furent mis en croix aux côtés de Jésus-Christ. Le bon larron, qui se repentit de ses fautes. Le mauvais larron. Spécialt. Personne qui commet un larcin, qui dérobe furtivement quelque chose. On a pris le larron la main dans le sac. Expr. Le troisième larron, la personne qui s'empare de ce que deux autres se disputaient, par allusion à la fable de La Fontaine « Les Voleurs et l'Âne ». S'entendre comme larrons en foire, voir Entendre. Prov. L'occasion fait le larron, on commet parfois des actes répréhensibles parce que la tentation imprévue s'en est présentée. 2. Par anal. TYPOGR. Pli accidentel d'une feuille mise sous presse, entraînant un défaut d'impression ; désigne aussi un petit morceau de papier qui, se trouvant sur la feuille à imprimer, reçoit l'impression et laisse un blanc. - RELIURE. Pli d'un feuillet qui, lors de la reliure, n'a pas été rogné avec les autres. Le relieur a laissé plusieurs larrons dans ce volume. - P. ET CH. Larron d'eau, canal pratiqué pour l'écoulement des eaux d'un étang. Larvaireadj. XIXe siècle. Dérivé de larve. 1. BIOL. Relatif aux larves, à l'état de larve. Forme, période larvaire. État larvaire. 2. Fig. Qui n'est qu'à son commencement. La méchanceté chez lui n'était encore qu'à l'état larvaire. Larven. f. XVe siècle, au sens de « spectre ». Emprunté du latin impérial larva, « figure de spectre, fantôme ». 1. ANTIQ. ROM. Spectre hideux et malfaisant qui revenait errer parmi les vivants pour les tourmenter. Mânes, larves et lémures. 2. BIOL. Forme embryonnaire que prennent au sortir de l'œuf certains animaux, notamment les Insectes, les Crustacés, les Batraciens, jusqu'à leur métamorphose. La chenille est la larve du papillon. La larve du hanneton, appelée aussi ver blanc ou man, demeure enfouie dans la terre, où elle se nourrit de racines. Fig. et fam. Une larve humaine ou, simplement, une larve, une personne que la déchéance, l'inaction, la mollesse rendent méprisable. Larvé, -ÉE adj. XIXe siècle. Dérivé de larve.MÉD. Qui se développe d'une façon incomplète. Une grippe larvée. Fig. Une grève larvée. Une révolution larvée. Laryngal, -ALE adj. (pl. Laryngaux, -ales). XXe siècle. Dérivé de larynx.PHON. Consonne laryngale, dont le point d'articulation se situe au niveau du larynx. Subst. Une laryngale. |