adj. XIXe siècle. Dérivé de leucocyte.PHYSIOL. Relatif aux leucocytes. Formule leucocytaire. Leucocyten. m. XIXe siècle. Composé à partir du grec leukos, « blanc », et kutos, « cellule ».PHYSIOL. Cellule sanguine nucléée qui défend l'organisme contre divers agents infectieux et assure directement l'immunité d'un individu. Les leucocytes se répartissent en granulocytes, en lymphocytes et en monocytes. (Syn. courant Globule blanc.) Leucocytosen. f. XIXe siècle. Dérivé de leucocyte.MÉD. Augmentation du nombre des leucocytes dans le sang. Leucopénien. f. XXe siècle. Composé à partir de leuco(cyte) et du grec penia, « pauvreté ».MÉD. Diminution anormale du nombre des leucocytes dans le sang. Leucoplasien. f. XXe siècle. Composé de leuco- et de -plasie, tiré du grec plasis, « action de façonner, de modeler ».PATHOL. Altération d'une muqueuse, notamment de la muqueuse buccale, qui, devenant dure et cornée, prend une apparence blanchâtre. Leucorrhéen. f. XIXe siècle. Composé à partir de leuco- et du grec rheîn, « couler ».GYNÉCOLOGIE. Écoulement muqueux ou purulent des voies génitales (syn. courant Pertes blanches ; syn. ancien Flueurs blanches). Leuden. m. XVIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin médiéval leudes, de même sens, du francique *leudi, « gens ».FÉOD. Dans la monarchie franque, grand vassal qui était proche compagnon et fidèle du roi. Leurforme non accentuée et invariable du pronom personnel de la troisième personne du pluriel (voir Il, Elle et Eux). Xe siècle, lor. Issu du latin illorum, génitif pluriel de ille, « celui-là ».S'emploie comme complément d'objet indirect, comme complément d'attribution ou complément de l'adjectif attribut, avec le sens de À eux, à elles. Je leur en parlerai. Je le leur ai refusé. Présentez-leur mes excuses. Ces arbustes vont périr, si on ne leur donne de l'eau. Il leur a serré la main. Dans des constructions utilisant un verbe à l'infinitif derrière faire, laisser ou certains verbes de perception. Nous leur avons fait réciter des vers. On leur a fait comprendre qu'ils devaient partir. Il leur a laissé croire que c'était possible. On emploiera dans certains cas les aussi bien que leur. Laissez-leur ou laissez-les lire ce livre. On leur a entendu dire ou on les a entendus dire des choses étonnantes. Leuradjectif possessif, et LE LEUR, LA LEUR pronom possessif de la troisième personne du pluriel (pl. Leurs et Les leurs). Xe siècle. De même origine que leur I. 1. Adj. Qui appartient, qui est propre aux personnes, aux choses dont on parle. Les enfants doivent du respect à leur père, à leur mère, à leurs parents. Les hommes vertueux préfèrent leur devoir à leurs plaisirs. Ils ont leurs bons et leurs mauvais jours. Leur reste au singulier si plusieurs personnes possèdent communément un même objet, ou si l'on considère que chacun possède un seul objet séparément ; il se met au pluriel lorsque chaque personne possède plusieurs objets. Ils ont donné leur vie pour leur patrie. Ils acclament leur chef. Ils ont ramassé leurs affaires. Ils ont pris leur chapeau et leur manteau. Avec le pronom Chacun, on dira Ils sont partis chacun de son côté . En parlant d'animaux ou de choses inanimées. Les chevaux sortent de leurs boxes. Les orangers ont perdu toutes leurs feuilles. La fonte des neiges a fait sortir les rivières de leur lit. De tels évènements ont leur importance. Employé comme attribut. Les idées qu'ils ont faites leurs. Tout cela est leur. 2. Pronom. Le leur, la leur, les leurs, ce qui appartient aux personnes, aux choses dont on parle. Ma maison est plus petite que la leur. Notre point de vue diffère du leur. Il a gagné des alliés et ses adversaires ont perdu les leurs. Expr. Ils y mettent du leur, ils emploient beaucoup d'énergie, d'efforts, ou ils font preuve de bonne volonté. Spécialt. Les leurs, désigne les parents, les amis des personnes dont on parle, ceux qui leur sont attachés ou qui constituent le groupe auquel elles appartiennent. Je m'intéresse à eux et aux leurs. Nous étions des leurs à cette époque. Il se considérait comme un des leurs. Le meilleur, le plus fameux des leurs. Leurren. m. XIIIe siècle, loire. Issu du francique *lôpr, « appât ». 1. FAUCONNERIE. Morceau de cuir rouge imitant la forme d'un oiseau, auquel était attaché un appât et dont on se servait pour appeler les oiseaux de fauconnerie, lorsqu'ils tardaient à revenir au réclame. Jeter le leurre en l'air. L'oiseau étant réclamé fond sur le leurre, vient au leurre. Dresser un oiseau au leurre. Un oiseau de leurre, dressé à venir au leurre. Par ext. CHASSE. Se dit de ce qui attire le gibier en le trompant. Les appeaux, les formes ou appelants sont des leurres. - PÊCHE. Appât factice muni d'un ou de plusieurs hameçons, employé dans la pêche au lancer. Par anal. MILIT. Dispositif ou objet imitant un équipement militaire, et destiné à tromper les observateurs ennemis. Désigne également un engin ou des rubans métalliques permettant de brouiller les échos radar ou de faire dévier de sa cible un missile autoguidé. 2. Fig. Artifice, subterfuge dont on se sert pour attirer et tromper quelqu'un. La promesse d'emploi qu'on vous fait n'est qu'un leurre. Il ne se laissera pas prendre à ce leurre. Par ext. Illusion trompeuse, espoir infondé. Cette trêve n'aura été qu'un leurre. |