n. f. XIXe siècle. Dérivé de lisible.Qualité de ce qui est aisé à lire, à déchiffrer. Son écriture est d'une lisibilité parfaite. La bonne, la mauvaise lisibilité d'un caractère d'imprimerie. Par ext. La lisibilité d'un diagramme. <!--Oui-->On n'étendra pas le sens de ce mot jusqu'à parler de « la lisibilité d'une politique, de l'action gouvernementale », etc. Évidence, clarté sont, dans tous les cas, à préférer. Lisibleadj. XVe siècle. Dérivé de lire, d'après le radical lis- de certaines formes conjuguées de ce verbe.Aisé à lire, à déchiffrer. Il a une écriture très lisible. L'encre est trop pâle, cette page est à peine lisible. Expr. C'est à peine lisible, tout juste lisible, se dit d'un texte, d'un ouvrage très mal écrit ou très mal conçu. Ce livre est lisible, il se laisse lire, sans plus (se dit parfois avec une nuance de condescendance). Par ext. Une carte aisément lisible. Fig. Qui est aisé à déceler. Le désappointement était lisible sur son visage. Lisiblementadv. XVIe siècle. Dérivé de lisible.De manière lisible. Écrivez plus lisiblement. Lisiern. m. XIXe siècle. Mot de l'Est de la France, issu du latin lotium, « urine ».AGRIC. Mélange composé des déjections liquides et solides des animaux de ferme, en particulier des porcs, et qu'on utilise comme engrais. Lisièren. f. XIIIe siècle. D'origine incertaine. 1. TEXTILE. Chacune des deux bordures qui limitent une pièce d'étoffe dans sa largeur, et qui sont généralement d'une texture ou d'une couleur différente. Ce drap a un mètre de large entre les deux lisières. Chaussons de lisières ou de lisière, confectionnés avec des bordures de pièces de drap assemblées et tressées. 2. Vieilli. Bande d'étoffe, cordon qu'on attachait par derrière aux vêtements des enfants qui commençaient à marcher, pour les soutenir et les empêcher de tomber. Aujourd'hui, dans l'expression figurée Tenir une personne en lisières, exercer sur elle une tutelle, limiter sa liberté d'action (on dit parfois Mener à la lisière). 3. Partie extrême d'un terrain, d'une contrée, d'une région, qui en constitue la limite. La lisière entre ces deux champs. À la lisière de la Champagne, de la Picardie. En lisière de forêt. Par méton. Une lisière d'arbustes, de fourrés. Fig. (rare). Limite extrême. Lissagen. m. XVIIIe siècle. Dérivé de lisser I. 1. Action de lisser ; résultat de cette action. Lissage du mortier à la truelle. Lissage du cuir, du papier. 2. CHIR. ESTH. Opération consistant à remonter les muscles et à retendre la peau du visage (en anglais Lifting). Lissagen. m. XIXe siècle. Dérivé de lisse II.TEXTILE. Disposition des lisses sur le métier, pour obtenir tel ou tel type d'étoffe. Lisseadj. XIIe siècle. Dérivé de lisser I. 1. Qui n'offre pas de rugosités, d'aspérités. Bois lisse, pierre lisse. Une peau lisse. Un front lisse. ARCHIT. Colonne lisse, dont le fût est uni, sans cannelures et sans ornements. - ARMES. Canon à âme lisse ou, ellipt., canon lisse, dont l'âme ne présente pas de rayures. - SPORTS. Corde lisse, sans nœuds. Grimper à la corde lisse. 2. ANAT. Muscle lisse, muscle dont la contraction est lente et se fait indépendamment de la volonté. Les muscles viscéraux, à l'exception du muscle cardiaque, sont des muscles lisses. Lissen. f. XIIIe siècle. Issu du latin licium, de même sens.TEXTILE. Sur un métier à tisser, fil textile ou métallique portant un maillon dans lequel passent un ou plusieurs fils de la chaîne. Lisses de soie, de lin, de coton. Lisses à perles. Métier de haute lisse, sur lequel les fils de chaîne sont tendus verticalement. Métier de basse lisse, sur lequel les fils de chaîne sont tendus horizontalement. Par méton. Une tapisserie de haute lisse, de basse lisse ou, ellipt., une haute lisse, une basse lisse. (On écrit aussi Lice.) Lissen. f. XVIe siècle. Variante de lice II. 1. MARINE. Chacune des pièces de bois servant à renforcer la jointure entre la coque et le pont. Par méton. Cette jointure elle-même. Mettre la lisse dans l'eau, faire gîter jusqu'à l'immersion de la lisse. 2. BÂT. Traverse de bois ou de métal fixée horizontalement sur les montants d'une barrière, d'un garde-fou, pour servir de main courante (on écrit aussi Lice). |