v. tr. XIe siècle, luer. Issu du latin locare, « placer ». 1. Donner à louage, en location ; céder à autrui, pour un temps et à un prix déterminés, la jouissance d'un bien, meuble ou immeuble, dont on est le propriétaire. Louer des chambres à la journée, au mois. Louer des barques, des automobiles. Un magasin qui loue des déguisements. Pron. passif. Les appartements se louent très cher dans ce quartier. Par ext. Louer ses services, son travail ou, pron. réfléchi (vieilli), se louer, offrir ses services, son travail pour une tâche ou une durée déterminée et moyennant rétribution. Les ouvriers agricoles se louaient à la journée, se louaient au plus offrant. Se louer pour les vendanges, pour les foins. 2. Prendre à louage, en location ; obtenir, pour un temps et à un prix déterminés, la jouissance d'un bien, meuble ou immeuble, dont on n'est pas le propriétaire. Maison à louer. Louer une villa au bord de la mer. Louer une chambre d'hôtel. Louer une salle, un piano. Spécialt. Retenir, réserver une place dans une salle de spectacles, un train, un navire, un avion, etc. Louer une loge d'orchestre. Louer une couchette, une cabine. Toutes les places sont déjà louées. Absolt. Il est prudent de louer. Par ext. Louer les services d'une personne, l'employer pour peu de temps, pour un tâche déterminée. Ils ont loué les services d'un jardinier. Par méton. Vieilli. Louer un chauffeur. Louer un guide, un interprète pour une excursion. Louer un maître d'hôtel, une cuisinière pour une soirée. Loueur, -EUSE n. XIIe siècle, loeres. Dérivé de louer I.Vieilli et péj. Personne qui décerne des louanges à tout propos, qui cherche à flatter par des éloges outrés. Un loueur perpétuel.
Loueur, -EUSE n. XIIIe siècle. Dérivé de louer II.Personne qui offre certains biens en location. Loueur de voitures, d'outils, de costumes. Loueur en meublé. Loueuse de chambres garnies. Des loueurs de services.
Loufiatn. m. XIXe siècle, lofiat. Probablement dérivé de l'ancien loffe, « nigaud ».Vieilli et pop. Garçon de café.
Loufoqueadj. XIXe siècle. Transformation plaisante de fou.Fam. Extravagant, déraisonnable ou même un peu fou ; saugrenu, bizarre. Un personnage loufoque, complètement loufoque. Avoir des idées loufoques. Une comédie loufoque, d'une fantaisie poussée jusqu'à l'absurde.
Loufoquerien. f. XIXe siècle. Dérivé de loufoque.Caractère d'une personne loufoque, d'une chose loufoque ; action, propos loufoque.
Lougren. m. XVIIIe siècle. Emprunté de l'anglais lugger, de même sens.MARINE. Voilier à deux ou trois mâts portant des voiles au tiers, de forme carrée à l'arrière, destiné notamment au cabotage.
Louisn. m. XVIIe siècle. Du nom de Louis XIII. 1. Monnaie d'or frappée à l'effigie des rois de France, à partir du règne de Louis XIII. Le louis d'or valait, selon les époques, de dix à vingt-quatre livres. Par anal. Louis d'argent, louis blanc, d'une valeur de trois à six livres. 2. Pièce d'or de vingt francs, en usage de 1803 jusqu'à la Première Guerre mondiale, et qu'on appelle aussi Napoléon.
Louise-bonnen. f. (pl. Louises-bonnes). XVIIe siècle. Composé du prénom Louise et du féminin de bon.BOT. Poire d'automne, de forme allongée, à la peau d'un vert foncé, à la chair fondante et parfumée.
Louis-philippard, -ARDE adj. (pl. Louis-philippards, -ardes). XIXe siècle. Dérivé du nom du roi Louis-Philippe.Fam. et péj. Se disait de ce qui était associé à l'époque de Louis-Philippe par les détracteurs d'une certaine manière bourgeoise de gouverner, de se comporter, de se meubler.
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