n. m. XVIIIe siècle. Emprunté du latin ludio, -onis, « pantomime, danseur », lui-même issu du verbe ludere, « jouer ».Figurine qu'on peut faire monter ou descendre dans un récipient empli d'eau, grâce à un dispositif approprié. Désigne aussi ce dispositif, qui sert à montrer et à étudier les variations d'un corps plongé dans un liquide. Fig. et fam. Personne qui agit de manière désordonnée, imprévisible. Ludiqueadj. XXe siècle. Dérivé savant du latin ludus, « jeu ».Qui a rapport au jeu. Activités ludiques.
Luetten. f. XIIIe siècle. Composé de l'article défini et de l'ancien français uete, issu du latin uva, « raisin ; luette ».ANAT. Petit appendice charnu, saillant, mobile et contractile, appartenant au voile du palais et placé à l'entrée du gosier. La luette intervient dans la déglutition. (On dit aussi Uvule.)
Lueurn. f. XIIe siècle, luur. Issu du bas latin lucor, « éclat ». 1. Lumière d'un faible éclat, clarté diffuse. Les premières, les dernières lueurs du jour. Une lueur crépusculaire. Lire à la lueur d'une bougie. 2. Éclat de lumière, vif, mais éphémère ou intermittent. La lueur d'un éclair. Les lueurs de l'incendie éclairaient la campagne. Spécialt. Lueur de bouche, flamme qui apparaît à la bouche d'une arme à feu, au départ du projectile. Par anal. Éclat passager du regard qui révèle un sentiment contenu. Une lueur de malice, d'envie, de colère. Une lueur complice. 3. Fig. Légère apparence, manifestation encore imprécise. Entrevoir une lueur d'espoir. Il y a quelque lueur de raison dans les propos qu'il tient. Par méton. Surtout au pluriel. Connaissances ponctuelles. C'est un sujet sur lequel je crois avoir quelques lueurs.
Lugen. f. XIVe siècle. D'origine incertaine.Petit traîneau comportant un siège bas posé sur deux traverses longitudinales relevées à l'avant. Faire de la luge. Par méton. Sport que l'on pratique avec ce traîneau. Les épreuves de luge aux Jeux olympiques d'hiver.
Lugubreadj. XIVe siècle. Emprunté du latin lugubris, « relatif au deuil ».Qui évoque le deuil et la mort, qui marque ou inspire une sombre tristesse. La sonnerie lugubre du glas. Cris lugubres. Spectacle lugubre. Des pensées lugubres. Une mine lugubre. Un air, un ton lugubre. Par affaibl. La soirée a été lugubre.
Lugubrementadv. XVIIe siècle. Dérivé de lugubre.D'une manière lugubre. Chanter lugubrement.
Luipr. personnel de la troisième personne du singulier. IXe siècle, li. Issu du latin illi, datif de ille, illa, « celui-là, celle-là ». I. Forme non accentuée du pronom personnel de la troisième personne du singulier (pluriel Leur). 1. S'emploie comme complément d'objet indirect, comme complément d'attribution ou complément de l'adjectif attribut, avec le sens de À lui, à elle (est toujours placé avant le verbe, sauf lorsque celui-ci est à l'impératif). J'ai rencontré votre sœur et je lui en ai parlé. Vous lui direz de venir. Il faut que je lui réponde. Qu'on lui remette ce livre. Je vais lui écrire. Ne lui ouvrez pas votre porte. Obéissez-lui. Allez la voir, votre présence lui est agréable. Nous lui sommes restés fidèles. Il lui en coûtera. Mal lui en prit. 2. S'emploie comme sujet d'une proposition infinitive, notamment avec les verbes faire, laisser. On lui a fait souffrir de grands maux. Je lui ai laissé croire qu'il m'avait dupé. On emploie dans certains cas Le ou La aussi bien que Lui. Laissez-lui ou laissez-le faire ce qu'il veut. Je lui ai ou je l'ai entendu dire beaucoup de choses à ce sujet. II. Forme tonique du pronom personnel de la troisième personne du masculin (féminin Elle, pluriel Eux). 1. Comme sujet, coordonné à un nom ou un autre pronom. Son père et lui sont venus. Lui et vous êtes bons amis. Employé seul, ou en apposition au sujet, avec un effet d'insistance. Tout le monde est informé, mais lui ne sait rien. Lui seul y prend plaisir. Il s'imaginait, lui, que j'allais céder. Il le sait bien, lui. Ellipt. Sujet d'un verbe au participe. Lui venu, tout est rentré dans l'ordre. Lui marchant, tout le monde suivant. Sujet d'un verbe sous-entendu. « Qui a parlé ? - Lui. » Elle est plus raisonnable que lui. 2. Comme attribut, avec un effet d'insistance. C'est lui le meilleur. Dans cette affaire, le grand perdant, c'est lui. Fam. Parler ainsi, c'est bien lui, c'est bien de lui, c'est tout lui ! c'est bien dans sa manière, dans sa façon habituelle d'agir. 3. Comme complément d'objet direct, dans les phrases comportant la forme négative Ne... que. Elle n'aime, elle ne voit que lui. En apposition du complément d'objet direct. Je les ai vus, son épouse et lui. Avec un effet d'insistance. Je veux le voir, lui. Au moins, on le respecte, lui. 4. Précédé d'une préposition, en fonction de complément d'objet indirect, de complément circonstanciel, de complément du nom, de l'adjectif. Je me suis adressé à lui. Je réponds de lui. C'est de lui que je tiens cette nouvelle. Sans lui, nous aurions échoué. Vous le trouverez chez lui. Il a un ton bien à lui. Je ne suis pas très fier de lui. Dans des emplois réfléchis, Lui se substitue le plus souvent à Soi, lorsque le sujet est clairement déterminé. Il ne pense qu'à lui. Il est très content de lui. (Lorsqu'il est utile de déterminer précisément quel est le sujet, on emploiera plus volontiers Lui-même.) 5. Loc. Lui-même, pour insister sur l'identité, la qualité de la personne dont on parle. Il assumera lui-même la responsabilité de l'opération. C'est à lui-même que nous avons parlé. Il est venu se rendre compte de la situation par lui-même. De lui-même, de sa propre volonté. Il est venu de lui-même se présenter à moi. Expr. Il n'est plus lui-même, il a beaucoup changé, beaucoup baissé ; il est très loin de son état normal.
Luirev. intr. (se conjugue comme Cuire, à l'exception du participe passé lui ; au passé simple, on rencontre les formes je luis, nous luîmes, etc., à la place de je luisis, nous luisîmes). XIe siècle. Emprunté du latin lucere, de même sens. 1. Émettre, répandre de la lumière. Le soleil luit. Quand la lune commencera à luire. Dès que le jour luira, je partirai. Par anal. Son regard luisait de plaisir, de convoitise. Prov. Le soleil luit pour tout le monde, il est des avantages, des droits dont chacun est libre de jouir. Fig. Il voyait enfin luire quelque espoir de secours. Voilà un rayon d'espérance qui luit pour nous. 2. Par ext. Refléter, réfléchir la lumière, jeter quelque éclat. L'eau d'un étang luisait à travers les fourrés. Les yeux des chats luisent dans la pénombre. On voyait luire les sabres, les cuirasses. Tout luit dans cette maison, tout y est net et poli.
Luisancen. f. XVe siècle. Dérivé de luisant.Rare. Caractère, éclat de ce qui luit. La luisance d'un parquet bien ciré.
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