n. f. XXe siècle. Dérivé de lusophone.L'ensemble des populations dont le portugais est la langue naturelle, officielle ou d'usage ; ensemble des pays, des États lusophones. Lustragen. m. XVIIe siècle. Dérivé de lustrer.Action de lustrer, de donner de l'éclat, du poli. TEXTILE. PEAUSSERIE. Opération visant à donner du brillant à un tissu, un feutre, une fourrure, un cuir. Le lustrage d'un feutre, d'une étoffe de coton. Le lustrage d'un manteau de vison. - PEINT. ÉBÉN. Finition, à l'aide de tampons, de la dernière couche de vernis ou de peinture. Le lustrage des lambris d'un salon. - VERRERIE. Opération consistant à frotter la surface d'un miroir avec un lustroir, après polissage. Lustral, -ALE adj. (pl. Lustraux, -ales). XIVe siècle. Emprunté du latin lustralis, de même sens.ANTIQ. ROM. 1. Qui revient tous les lustres, tous les cinq ans. Jeux lustraux, qui marquaient la fin d'un lustre. Impôt lustral, perçu initialement tous les cinq ans. 2. Qui sert à purifier. Cérémonie lustrale. Aspersion lustrale. Eau lustrale, dont on se servait pour la lustration. Jour lustral, jour où le nouveau-né était reconnu par le pater familias et recevait son prénom au cours d'une cérémonie de purification. Lustrationn. f. XIVe siècle. Emprunté du latin lustratio, de même sens.Cérémonie de purification, privée ou publique. ANTIQ. ROM. La lustration d'un nouveau-né. La lustration des champs. Lustration des armes, avant l'entrée en campagne et à la fin des combats. Lustren. m. XIIIe siècle. Emprunté du latin lustrum, probablement dérivé de luere, « laver, baigner ».ANTIQ. ROM. Cérémonie célébrée tous les cinq ans par les censeurs à la clôture du cens, pour purifier le peuple romain. Par méton. Période de cinq ans. Se dit encore aujourd'hui pour désigner une période de cinq ans et, par extension, une très longue durée. Je ne l'ai pas vu depuis des lustres, depuis très longtemps. Lustren. m. XVe siècle. Emprunté de l'italien lustro, de même sens. 1. Brillant, poli naturel ou artificiel d'une surface. Le lustre du taffetas, du satin, de la soie. Cette fourrure a perdu son lustre. Donner du lustre à un meuble en le cirant. Par méton. Produit dont on se sert pour donner de l'éclat à un tissu, à un bois, à un cuir, à un émail. Enduire de lustre. Passer au lustre. 2. Fig. et litt. Éclat que donne la beauté, la parure, le mérite, la dignité. Cette charge lui donne un certain lustre. Il a perdu de son lustre. 3. Appareil d'éclairage à plusieurs branches, qu'on suspend au plafond. Un lustre de cristal éclairait la salle. Le lustre de l'Opéra. Lustré, -ÉE adj. XVIe siècle. Participe passé de lustrer. 1. TECHN. Qui a subi l'opération du lustrage. Du lin, du coton lustré. Une glace lustrée. Subst. Le lustré d'un tissu, d'un cuir. 2. Luisant, brillant. La surface lustrée d'un meuble, d'un parquet ciré. Un chien au poil lustré. GÉOL. Des grès, des schistes lustrés. Spécialt. Luisant à force de frottements et d'usure. Une veste lustrée aux coudes et aux poches. Lustrerv. tr. XVe siècle. Dérivé de lustre II. 1. TECHN. Soumettre à l'opération du lustrage. Lustrer des fils de coton, de laine. Lustrer un feutre, une fourrure. Lustrer un miroir. 2. Rendre brillant, polir un objet pour le faire reluire. Lustrer des meubles, des cuivres. Lustrer des bottes. Une crème à lustrer. 3. User un tissu jusqu'à le rendre luisant. Pron. passif. Le velours du fauteuil s'est lustré. Lustrerien. f. XIXe siècle. Dérivé de lustre II, au sens de « appareil d'éclairage ».Fabrication et commerce des appareils d'éclairage électrique, des luminaires. Lustrinen. f. XVIIIe siècle. Emprunté de l'italien lustrino, de même sens. 1. Anciennt. Sorte de droguet de soie. 2. Étoffe de coton fortement apprêtée et lustrée sur une face. Une doublure de lustrine. Des manchettes de lustrine. |