ou, mieux, MAKIMONO n. m. XIXe siècle. Mot japonais, composé de maki, « rouler », et mono, « chose ».Peinture japonaise fixée sur une feuille de papier épais, qui se déroule et se suspend horizontalement, à la différence du kakémono (voir ce mot). Makin. m. XVIIIe siècle. Mot malgache.Mammifère lémurien de Madagascar, au museau allongé, à la queue longue et touffue. Le maki est arboricole et frugivore. (On dit aussi Lémur.) Makorén. m. XXe siècle. Mot de l'Ouest de l'Afrique.Bois exotique, de teinte rose ou rougeâtre, au grain très fin, provenant d'un arbre d'Afrique tropicale de la famille des Sapotacées. Le makoré est utilisé en menuiserie et en ébénisterie. Maln. m. (pl. Maux). Xe siècle. Emploi substantivé de l'adjectif mal, male. I. Au sing. Ce qui s'oppose au bien, ce qui est dommageable, nuisible, condamnable. 1. PHIL. Principe de limitation, d'altération, de corruption inhérent à la nature des êtres. Nier l'existence du mal. Mal métaphysique, imperfection qui tient à la nature finie de toute créature. Mal moral, qui se manifeste dans toute action contraire à la justice, à l'honnêteté, au respect de la personne humaine, lorsque cette action est commise intentionnellement, en connaissance de cause et en toute liberté. Mal physique, le fait d'être assujetti aux souffrances, aux faiblesses inhérentes à la nature corporelle. 2. Ce qui est contraire à ce que prescrit la loi divine, naturelle, morale. Rendre le bien pour le mal. Il est enclin au mal, porté à faire le mal. Pousser quelqu'un au mal. Se plaire au mal. RELIG. CHRÉTIENNE. Parfois avec une majuscule. L'esprit du Mal, Satan. Les puissances du mal, les puissances infernales, les forces démoniaques. L'empire du mal. Dieu vous garde, vous préserve du mal ! Délivre-nous du mal, dernière supplique du Notre Père. L'arbre de la connaissance du bien et du mal, voir Arbre. Par ext. Se dit en général de ce qui s'oppose aux préceptes de la morale commune et de la religion, aux usages, aux convenances. Je ne vois là aucun mal. Quel mal y a-t-il à cela ? Expr. Penser, songer à mal, avoir une intention mauvaise. Mettre une femme à mal (vieilli), la violenter. Il a été mis à mal, malmené, brutalisé. Fig. Ses détracteurs l'ont mis à mal. Titre célèbre : Les Fleurs du mal, de Charles Baudelaire (1857). II. Trouble, tort, dommage. 1. Ce qui est source de souffrance, de malheur ; ce qui est mauvais, nuisible, préjudiciable à quelqu'un. Vos paroles ont causé un grand mal. Vous ai-je jamais fait aucun mal ? Cette solution serait un moindre mal. Mal nécessaire. Demi-mal, voir ce mot. Les maux de la vie. Il a souffert tous les maux du corps et de l'âme. Expr. Je ne lui veux ni bien ni mal, son sort m'est indifférent. Prendre son mal en patience, supporter avec courage une souffrance, une épreuve. Prendre le mal à la racine, s'attaquer à sa cause. Prov. De deux maux il faut choisir le moindre. Aux grands maux les grands remèdes. Loc. En mal. Prendre en mal, tourner en mal quelque chose, en donner une interprétation fausse et défavorable. Il a pris en mal nos conseils, nos remarques. Parler en mal de quelqu'un, de façon désobligeante, défavorable. Précédé de l'article partitif. Faire du mal à quelqu'un. Souhaiter, vouloir du mal à quelqu'un. Il nous a fait beaucoup de mal. Dire du mal de son prochain. Il pense du mal de cette personne, il a d'elle une opinion défavorable. Expr. fam. Il ne ferait pas de mal à une mouche, il est incapable de méchanceté. Par ext. Dégât, dommage causé à un bien. Les orages ont causé bien du mal dans les vergers. Expr. Il y a eu plus de peur que de mal, les dégâts, les dommages sont moins importants qu'on ne le redoutait. Il n'y a pas de mal, formule familière pour répondre à des paroles d'excuse. Titre célèbre : Le mal court, de Jacques Audiberti (1947). 2. Douleur physique. Avoir un fort mal de tête, de violents maux de tête. Ses maux empirent de jour en jour. Loc. Avoir mal, ressentir une douleur. Où avez-vous mal ? Avoir mal à la tête, à l'estomac. La jambe, la tête me fait mal. Il s'est fait mal en tombant. Expr. Être dur au mal, résistant à la douleur. Pop. Avoir mal aux cheveux, voir Cheveu. Se dit parfois pour Maladie. Ce mal s'en ira comme il est venu. Quelquefois, le remède est pire que le mal. Loc. Prendre mal, attraper la grippe, un rhume, etc. Accompagné d'un adjectif ou d'un complément, désigne, dans le langage courant, certaines affections. Mal blanc, panaris. Mal de cœur, nausée. Mal de mer, provoqué par les mouvements d'un navire, d'une embarcation. Mal des transports. Mal des montagnes, causé par la raréfaction de l'oxygène en altitude. Anciennt. Mal comitial, mal sacré, épilepsie. Haut mal, petit mal, voir Épilepsie. Mal des ardents, voir Ardent. Mal français, mal napolitain, syphilis. PATHOL. Mal de Pott, tuberculose vertébrale. Mal de Bright, néphrite. - PATHOL. ANIMALE. Mal de brout, voir Brout. 3. Souffrance affective ou morale, chagrin, tourment. Les maux de la solitude, de l'exil. Mal de langueur, mal d'amour. Mal de vivre, sensation ou sentiment douloureux devant la vie. Mal du pays, tristesse, nostalgie que ressent celui qui est éloigné de sa patrie. Mal du siècle, état de mélancolie et d'insatisfaction propre aux jeunes gens de l'époque romantique et, par ext., malaise commun à un grand nombre de personnes et qui semble propre à une époque. Loc. fam. Être en mal de, souffrir de l'absence de, du manque de. Être en mal d'affection. Un artiste en mal d'inspiration. Spécialt. Une femme en mal d'enfant, qui souffre de ne pas être mère. 4. Par affaibl. Peine, difficulté. J'ai eu le plus grand mal à vous trouver. Il a appris à lire sans aucun mal. Avoir du mal à faire quelque chose, n'y parvenir qu'à grand-peine ou, spécialt., accomplir une tâche à contrecœur. Se donner du mal. Son travail lui donne du mal ou, fam., un mal fou, un mal de chien. Maladv. XIe siècle. Issu du latin male, de même sens.Autrement qu'il ne faut, qu'il ne convient, qu'on ne désirerait. 1. De manière contraire à la morale, à la vertu, à l'honnêteté. Il s'est mal conduit envers vous. Mal agir, mal faire. Expr. Il tourne mal, prend des habitudes de dissipation, de malhonnêteté. Il finira mal, de manière indigne ou misérable. Prov. Bien mal acquis ne profite jamais. Adjt. Dans des formules impersonnelles. Il est mal, il serait mal d'accuser un innocent à tort. C'est mal, très mal de colporter ces calomnies. 2. D'une manière qui contrevient aux usages, aux normes, aux règles établies. Un enfant mal élevé. Se tenir mal à table. Il nous a mal reçus. En user mal avec quelqu'un. Il est mal mis, il s'habille mal (on dit aussi, familièrement, Présenter mal). Mal dit, notation scolaire pour relever une faute d'expression, une rédaction maladroite. 3. De manière imparfaite, défectueuse ou insuffisante. Travail mal fait. Plan mal conçu. Le moteur tourne mal, a été mal réglé. Cet enfant écrit mal. Il joue mal au bridge. On m'a mal renseigné. Vous la connaissez mal, vous vous trompez sur son compte. Vous m'avez mal compris. Des familles mal logées. Être mal réveillé. Il entend mal. Une blessure mal cicatrisée. Être mal payé, insuffisamment. On l'a bien mal récompensé de ses services ! Loc. Tant bien que mal, ni bien ni mal, passablement, médiocrement. Avec une valeur de négation atténuée. Je m'explique mal son attitude. Je vois mal où vous voulez en venir. Il vous sied mal de parler ainsi. Expr. Mal à propos, hors de propos et, par ext., sans raison ou à un moment inopportun. Il parle souvent mal à propos, il fait des liaisons mal à propos. 4. D'une manière fâcheuse, défavorable, qui peut avoir des conséquences pénibles, néfastes. L'affaire commence mal. Sa démarche a été mal accueillie. Il va mal, se porte mal, est en mauvaise santé. Expr. Aller de mal en pis, empirer. Se trouver mal de, éprouver un tort, un dommage, en raison de. Il n'a pas suivi vos conseils, il s'en est mal trouvé. Mal parler de quelqu'un, tenir sur son compte des propos malveillants. Prendre mal, prendre en mauvaise part, s'offenser. Il a mal pris mon observation. Se faire mal voir, provoquer la réprobation, l'hostilité. Être mal considéré. Mal lui en a pris d'agir ainsi. 5. Adjt. Employé comme attribut. Le malade est mal, très mal, dans un état critique. Être au plus mal, dans un état désespéré. Se trouver mal, se sentir mal, avoir un malaise, une faiblesse, perdre connaissance. Être mal en point, en mauvais état. Fig. Se mettre mal avec une personne, se brouiller avec elle. Être mal avec quelqu'un, en mauvais termes. Ils sont au plus mal, ils sont brouillés. Être mal en cour. Être mal à l'aise, ressentir de la gêne, de la contrainte. Être mal dans sa peau (fam.), éprouver une gêne physique ou morale. 6. Loc. Pas mal. Dans une phrase négative. Ne... pas mal, assez bien, plutôt bien. Ce peintre ne réussit pas mal les marines. Elle ne chante pas mal. Ellipt. « Comment va-t-il ? - Pas mal. » Spécialt. Dans une conversation, marque l'approbation. Pas mal ! pas mal ! continuez. Adjt. Employé comme attribut. Se dit d'une personne ou d'une chose à laquelle on reconnaît certaines qualités. Ce film n'est pas mal du tout. Plus familièrement, pour parler de l'apparence extérieure d'une personne. Cette jeune fille n'est pas mal. Dans une phrase affirmative. Fam. En assez grande quantité, beaucoup. Il connaît pas mal de monde. J'ai relevé pas mal d'erreurs dans cette traduction. Mal, MALE adj. (ne s'emploie qu'au singulier). IXe siècle. Issu du latin malus, « mauvais ».Vieilli. Mauvais, nuisible, funeste. Male rage. La male peste vous étouffe. Mourir de male mort, de mort violente. Ne subsiste aujourd'hui que dans les locutions Bon an mal an, Bon gré mal gré, voir An et Gré. Malabarn. m. XXe siècle. Mot de l'argot des marins, probablement de Malabar, nom géographique.Pop. Homme de grande taille, très fort et robuste. Malachite(ch se prononce k) n. f. XIIe siècle, melochite. Emprunté, par l'intermédiaire du latin molochitis, du grec molokhitês lithos, qui désigne une pierre précieuse.Pierre opaque de couleur verte, constituée par un carbonate de cuivre, et qui, une fois polie, est employée pour la fabrication de meubles, de bijoux et d'objets d'ornement. Malacologien. f. XIXe siècle. Composé à partir du grec malakos, « mou », et logos, « traité, discours ».Science qui a pour objet l'étude des Mollusques. Malacostracésn. m. pl. XIXe siècle. Composé à partir du grec malakos, « mou », et ostrakon, « coquille ».ZOOL. Sous-classe de crustacés supérieurs qui possèdent des yeux composés et un abdomen, distinct du thorax, divisé en un nombre constant de segments. Les Isopodes et les Décapodes font partie des Malacostracés. Au sing. L'écrevisse est un malacostracé. |