n. f. XIIIe siècle, malestautes. Emprunté du latin médiéval malatosta, malatolta, composé de mal, « mal », et de tolta, « enlevé, prélevé ». 1. HIST. Impôt extraordinaire levé par les rois de France. S'est dit particulièrement, sous Philippe le Bel, de l'impôt extraordinaire perçu sur les ventes de marchandises. A désigné plus généralement toute levée, toute perception d'impôts et, par méton., le corps des collecteurs d'impôts. 2. Vieilli. Perception d'un droit qui n'est pas dû, profit illégal. S'enrichir par des maltôtes. Maltôtiern. m. XVIe siècle, maletostier. Dérivé de maltôte. 1. Anciennt. Agent chargé du recouvrement de la maltôte ou, par ext., de tout impôt considéré comme indu. 2. Vieilli et péj. Homme qui fait de la maltôte, qui perçoit indûment de l'argent. Maltraiterv. tr. XIIIe siècle. Composé de mal II et de traiter.Traiter durement ; user de paroles ou de manières brutales à l'égard de quelqu'un. Cet individu maltraite ses enfants. Des animaux maltraités. Par ext. Fam. Maltraiter une machine, un appareil, un moteur, les utiliser avec une maladresse, une brutalité qui peuvent les endommager. Par affaibl. Être maltraité par le sort. Le tribunal a maltraité la partie plaignante, ne lui a pas été favorable. Loc. fig. Maltraiter la langue, la grammaire, la syntaxe, en faire un usage fautif. Maltraiter la vérité historique, la déformer. Malus(s se fait entendre) n. m. XXe siècle. Emprunté du latin malus, « mauvais ».Augmentation de prime qu'une compagnie d'assurances impose au conducteur responsable d'un ou plusieurs accidents (par opposition à Bonus). Malvacéesn. f. pl. XVIIIe siècle. Emprunté du latin malvaceus, « de mauve ».BOT. Famille de plantes dicotylédones aux fleurs régulières pourvues d'un calice doublé par de petites bractées. La mauve et la guimauve font partie des Malvacées. Au sing. L'hibiscus est une malvacée. Adjt. Plante malvacée. Malveillancen. f. XIIe siècle. Dérivé de malveillant. 1. Disposition de l'esprit, du caractère, qui porte à juger en mauvaise part le comportement d'autrui, à manifester une volonté mauvaise, hostile. Cet homme est enclin à la malveillance. J'ai éprouvé sa malveillance à mon égard. 2. Intention criminelle de nuire à quelqu'un, de porter atteinte à sa personne, à ses biens. Des actes de malveillance. Un incendie attribué à la malveillance. Malveillant, -ANTE adj. XIIe siècle, mauvoillant, malvoillant. Composé à l'aide de mal II et du participe présent de vouloir. 1. Qui éprouve, qui montre de la malveillance. Un conseiller, un critique malveillant. Subst. Il ne faut pas ajouter foi aux propos des malveillants. 2. Où il entre de la malveillance, qui est inspiré par la malveillance. Intention malveillante. Des remarques, des insinuations malveillantes. Malvenu, -UE adj. XIIe siècle. Composé de mal II et du participe passé de venir. 1. Dans l'expression Être malvenu à, malvenu de (suivi de l'infinitif), ne pas avoir de motif, de raison légitime pour, ne pas être fondé à. Il a tous les torts, il est malvenu à se plaindre. Vous seriez malvenu de les blâmer. Par méton. Une requête, une plainte malvenue, hors de propos, inopportune. 2. Qui n'est pas développé normalement, pleinement. Enfant, animal malvenu. Arbre malvenu. Malversationn. f. XIVe siècle. Probablement dérivé de l'ancien verbe malverser, « agir de manière malhonnête ».Faute grave commise par cupidité dans l'exercice d'une charge, d'un emploi, dans l'exécution d'un mandat. Commettre des malversations. Spécialt. Détournement de fonds. Un comptable soupçonné de malversation. Malvoisien. m. XIVe siècle. De Malvoisie, nom géographique.Vin liquoreux qui provient de la région de Malvoisie, en Grèce, ou qui est produit à partir d'un cépage de Malvoisie. |