n. f. XIIe siècle. Emprunté du grec mandragoras, de même sens.Plante des régions méditerranéennes, de la famille des Solanacées, douée de propriétés médicinales. Selon la légende, la mandragore poussait sous les gibets. On a attribué à la racine de la mandragore des vertus magiques. Titre célèbre : La Mandragore, de Nicolas Machiavel (entre 1518 et 1520). Mandrill(les deux l se prononcent sans mouillure) n. m. XVIIIe siècle. Emprunté de l'anglais mandrill.Grand singe cynocéphale d'Afrique occidentale, au museau rouge bordé de sillons faciaux bleus. Mandrinn. m. XVIIe siècle. Emprunté de l'occitan mandrin, « tige de fer, poinçon ».TECHN. Désigne divers outils ou pièces, le plus souvent cylindriques, servant au serrage, au calibrage, au moulage, etc. Le mandrin d'une perceuse permet de fixer le foret. Spécialt. Poinçon servant à percer les métaux à chaud, à calibrer un trou. Mandrin de serrurier, d'ajusteur, de bijoutier. Mandrinn. m. XVIIIe siècle. Du nom du célèbre bandit Louis Mandrin (1724-1755).Vieilli. Brigand, voleur. Manducationn. f. XVe siècle. Emprunté du latin chrétien manducatio, « action de manger ».Action de manger. Désigne spécialement, en théologie, le fait de consommer les espèces eucharistiques. Manécanterien. f. XIXe siècle. Emprunté du latin médiéval manecantaria, manicantaria, de même sens. 1. Anciennt. Maîtrise de chanteurs de matines. 2. École paroissiale qui formait des enfants pour le chant et le service des offices. Par ext. Maîtrise formant des enfants au chant choral religieux ou profane. La manécanterie des Petits chanteurs à la croix de bois. Manègen. m. XVIe siècle. Emprunté de l'italien maneggio, de même sens. 1. Art de dresser, d'exercer un cheval ; exercice par lequel on dresse, on exerce un cheval. Les règles du manège. Leçon de manège. Figures de manège. Faire le manège. Cheval de manège. Salle de manège ou, ellipt., manège, salle, bâtiment où l'on pratique ces exercices, où l'on donne des leçons d'équitation. Manège couvert. Manège militaire. 2. TECHN. Mécanisme utilisant, pour faire mouvoir des machines, la force d'un animal, qu'on attelle et qu'on fait tourner autour d'un axe vertical auquel il transmet un mouvement rotatif continu. Faire monter de l'eau au moyen d'un manège. Une machine agricole actionnée par un manège. Par anal. Manège de chevaux de bois, mécanisme qui fait tourner des chevaux de bois dans les fêtes publiques. Par méton. Faire un tour de manège. Manège forain. 3. CHORÉGR. Déplacement au cours duquel le danseur, par une suite de pas ou de sauts, et souvent en tournant sur lui-même, accomplit le tour de la scène. 4. Fig. Manière d'agir adroite, détournée, artificieuse, dont on se sert pour parvenir à ses fins. Il s'est laissé prendre à ce manège. Observer le manège d'un voleur à la tire. MÂnesn. m. pl. XVe siècle. Emprunté du latin Manes. 1. ANTIQ. ROM. Âme divinisée des morts ; esprit, ombre des morts. Honorer les mânes des ancêtres. Apaiser les mânes irrités. Le séjour des mânes, le Tartare. En apposition. Dieux mânes. 2. Fig. et litt. Âme des morts ; souvenir des morts. Invoquer les mânes d'un illustre prédécesseur. Manetten. f. XIXe siècle. Dérivé savant du latin manus, « main ». 1. Petit levier, poignée ou touche, que l'on actionne à la main pour commander la manœuvre d'un mécanisme. Manette de réglage, de blocage, de départ. Abaisser la manette d'un compteur électrique. Le pilote tira sur la manette des gaz. 2. Instrument de jardinage, constitué d'un cylindre creux muni d'un manche, tranchant à l'une des extrémités, qui permet d'arracher les jeunes plantes avec la motte de terre qui entoure leurs racines. Manganaten. m. XIXe siècle. Dérivé de manganèse.CHIM. Sel de l'acide manganique. |