n. f. XIIIe siècle. Dérivé de maréchal .HIST. Sous l'Ancien Régime, juridiction des maréchaux de France sur ce qui regardait les délits civils ou criminels des gens de guerre et les affaires touchant au point d'honneur. A désigné ensuite un corps de cavalerie chargé d'assurer la sécurité publique dans les provinces, et placé sous les ordres immédiats des maréchaux de France. La maréchaussée fut réorganisée en 1791 et prit le nom de gendarmerie nationale. Auj. (plaisant). La gendarmerie. La maréchaussée est à ses trousses. Maréen. f. XIIIe siècle. Dérivé de mer . 1. Mouvement alternatif et biquotidien, dû à l'attraction de la Lune et du Soleil, par lequel les eaux de la mer s'élèvent et s'abaissent. Marée montante (on dit aussi Flux ou Flot). Marée descendante (on dit aussi Reflux ou Jusant). Un courant de marée, déterminé, au large, par le flux et le reflux. La marée haute, le moment où les eaux ont atteint l'un de leurs niveaux les plus élevés. Marée basse (on dit aussi Basse mer). Loc. adv. à marée haute, à marée basse. Grande marée, marée d'amplitude exceptionnelle (on dit aussi Marée de vive-eau). Les marées d'équinoxe sont de grandes marées ou, vieilli, de hautes marées. Le coefficient de la marée. Annuaire des marées, table indiquant les coefficients, les heures et les hauteurs des marées, en des lieux donnés. Port, bassin à marée, où le niveau de l'eau se modifie selon les marées (on dit aussi Port d'échouage). Rivière, fleuve à marée, sans marée. Moulin à marée, qui fonctionne grâce au mouvement des eaux de la mer. Absolt. La marée, se dit du moment où les eaux sont hautes. Attendre, prendre la marée pour entrer au port. La marée est à six heures. Loc. fig. Avoir vent et marée (vieilli), avoir toutes choses favorables pour réussir dans ses projets. Aller contre vent et marée ou contre vents et marées, poursuivre obstinément ses projets malgré les difficultés, les obstacles, les résistances. Par anal. Marée noire, se dit de l'arrivée sur les côtes d'une nappe de pétrole répandue en haute mer. Fig. Marée humaine, foule dont il est difficile ou impossible de contenir le mouvement. 2. Durée de séjour en mer d'un bateau de pêche. Une marée de deux mois. 3. Désigne les produits de la pêche consommés frais, par opposition au poisson destiné à être fumé ou salé. Décharger, vendre la marée sur le quai. Marchand, marchande de marée. Train de marée, train rapide reliant un port de pêche à une grande ville pour l'approvisionner en poisson frais. Vatel, célèbre maître d'hôtel du Grand Condé, se donna la mort pendant un banquet parce que la marée attendue n'arrivait pas. Expr. Arriver comme marée en carême, arriver à propos, opportunément. Marellen. f. XIe siècle, merele . Forme féminine de l'ancien merel, marel, « jeton ».Jeu d'enfant qui consiste à faire avancer, en sautant à cloche-pied, un palet dans des cases tracées à la craie sur le sol. Jouer à la marelle. Par méton. La figure ainsi tracée sur le sol. Dessiner une marelle sur le trottoir. Maremmen. f. XIVe siècle. Emprunté de l'italien maremma, de même sens.En Italie, terrain marécageux et insalubre, situé sur les bords de la mer. Marémoteur, -TRICE adj. XXe siècle. Composé à l'aide de marée et de moteur, -trice .Relatif à la force motrice des marées. Énergie marémotrice. Usine marémotrice. Marengo(en se prononce in) n. m. inv. XIXe siècle. De Marengo, village du Piémont, où Bonaparte remporta en 1800 une victoire sur les Autrichiens. 1. Drap épais à fond noir piqueté de blanc. Une redingote de marengo. En apposition. Brun marengo, brun rouge piqueté de petits points blancs. Étoffe marengo. S'est dit aussi d'une nuance de gris. 2. CUIS. Poulet marengo, poulet découpé en morceaux et poêlé dans de l'huile d'olive avec de l'ail, des tomates, du vin blanc, et servi avec des œufs frits. Veau marengo, accommodé selon la même recette et auquel on ajoute une sauce aux champignons et aux oignons. (On utilise aussi la locution à la marengo.) Marennesn. f. XXe siècle. De Marennes, nom géographique.Huître le plus souvent creuse, à chair verte, élevée dans le bassin de Marennes-Oléron. Mareyagen. m. XIXe siècle. Dérivé de marée .Travail, commerce des mareyeurs. Mareyeur, -EUSE n. XVIIe siècle. Dérivé de marée .Marchand qui fait le commerce en gros des produits de la pêche. Margarinen. f. XIXe siècle. Dérivé savant du grec margaron, « perle », à cause de la couleur de la substance ainsi désignée.Substance alimentaire composée de corps gras d'origine animale ou végétale, qu'on utilise en cuisine à la place du beurre. |