n. m. XIIIe siècle. Emprunté de l'italien marchese, désignant le gouverneur d'une marche. 1. Au cours du haut Moyen âge, seigneur à qui étaient confiées l'administration et la défense des marches, ou régions frontalières d'un État. 2. Sous l'Ancien Régime, titre donné à celui qui possédait une terre érigée en marquisat par lettres patentes. Par ext. Titre de noblesse intermédiaire entre celui de duc et celui de comte. Par méton. Celui qui porte ce titre. Expr. C'est un marquis de Carabas, se dit, par allusion au conte de Perrault Le Maître Chat ou le Chat botté, d'un homme qui possède ou se vante de posséder beaucoup de terres. Fig. et iron. Fat, personnage qui prend des airs avantageux. Petit marquis, homme affecté, maniéré. Les petits marquis du théâtre de Molière . Marquisatn. m. XVe siècle. Emprunté de l'italien marchesato, de même sens. 1. Au cours du haut Moyen âge, marche, province frontalière placée sous l'autorité d'un marquis. Marquisat de Provence, de Gothie. 2. Sous l'Ancien Régime, dignité qui était attachée à une terre dont la seigneurie s'étendait sur un certain nombre de paroisses. Terre érigée en marquisat. Le marquisat de Maintenon. Par méton. Cette terre elle-même. Marquisen. f. XVe siècle. Féminin de marquis . 1. Femme noble titulaire d'un marquisat, ou épouse d'un marquis. Madame la marquise. La marquise de Sévigné. 2. Nom donné à une variété de poire, à la chair fondante et sucrée. 3. Fauteuil à dossier bas, assez large pour faire place à deux personnes. 4. Bague à chaton allongé. 5. Anciennt. Toile dressée au-dessus de l'entrée d'une tente d'officier pour la garantir du soleil, du vent ou de la pluie. Se dit aujourd'hui, par analogie, d'un auvent vitré destiné à protéger de la pluie l'entrée d'un édifice public ou d'une maison particulière. CH. DE FER. Vaste verrière qui surplombe les voies et les quais d'une gare. Marquisien, -IENNE adj. Voir Marquésan . Marquoirn. m. XVIIIe siècle. Dérivé de marquer .Outil, instrument qui sert à marquer. Marrainen. f. XIe siècle, marrene . Issu du latin populaire *matrina, dérivé du latin classique mater, « mère ».Celle qui tient un enfant sur les fonts baptismaux ou qui présente un adulte au sacrement du baptême. Le parrain et la marraine. Par ext. Marraine de guerre, femme, jeune fille qui, en temps de guerre, veille moralement et matériellement sur un soldat. Par anal. Femme qui préside au baptême d'une cloche, au lancement d'un navire, etc. Marranen. m. XVe siècle, marran . Emprunté de l'espagnol marrano, proprement « porc ».Terme injurieux employé en Espagne ou au Portugal, au temps de l'Inquisition, pour désigner un juif qui s'était converti au catholicisme mais restait secrètement fidèle à sa religion. Un marrane andalou. Adjt. L'émigration marrane dans les pays méditerranéens. Marrant, -ANTE adj. XXe siècle. Participe présent de (se) marrer .Pop. Amusant. Une histoire marrante. Marreadv. XIXe siècle. D'origine incertaine.Pop. Seulement dans la locution En avoir marre, en avoir assez, être excédé. Marrer (se)v. pron. XIXe siècle. D'origine incertaine.Pop. S'amuser, rire de bon cœur. |