n. f. XVIIIe siècle. Du nom du naturaliste italien Pietro Andrea Mattioli (1500-1577).BOT. Plante ornementale de la famille des Crucifères, appelée aussi Giroflée des jardins. Maturationn. f. XIVe siècle. Emprunté du latin maturatio, « hâte », puis « action de mûrir ».Progrès d'une graine, d'un fruit vers la maturité ; ensemble des phénomènes qui ont lieu au cours de cette évolution. Cette température est propice à la maturation du raisin. BIOL. Série de transformations morphologiques et physiologiques menant un organisme, un organe à son développement complet. Maturation fœtale. Maturation osseuse. Maturation des cellules germinales, phase de la gamétogenèse au cours de laquelle se déroule la méiose et se forment les cellules sexuelles (voir aussi Méiose). - PATHOL. Maturation d'un abcès. Par ext. Se dit de la transformation d'un produit dont on développe les qualités pour le rendre propre à la consommation. Maturation d'un vin, d'un fromage. Cave de maturation. Fig. La lente maturation d'une idée, d'un projet. Matureadj. XIIIe siècle. Emprunté du latin maturus, « mûr ».Qui a atteint la maturité. BIOL. Une cellule mature. Spécialt. Se dit d'un poisson prêt à frayer. MÂturen. f. XVIIe siècle. Dérivé de mât. 1. Ensemble des mâts d'un navire. La mâture d'une goélette. Bois de mâture ou, ellipt., mâture, bois propre à faire des mâts. Se dit parfois de la partie haute du gréement. Monter dans la mâture. 2. Vieilli. Atelier et magasin où l'on confectionne, répare, conserve les mâts et les bois de mâture. Maturitén. f. XVe siècle. Emprunté du latin maturitas, de même sens. 1. État où sont les fruits, les grains, les légumes quand ils sont mûrs. Ces fruits ne viendront pas à maturité avant plusieurs jours. Ce raisin est à son point de maturité. Par anal. SYLVIC. État du bois bon à couper. 2. En parlant d'une personne. État de développement complet des forces physiques et intellectuelles. La maturité de l'âge. Maturité d'esprit ou, absolt., maturité, fermeté, autorité dans le jugement, auquel on parvient avec l'âge ou l'expérience. Il manque encore de maturité. Par ext. Son talent est en pleine maturité. Il a atteint la pleine maturité de son style. 3. En Suisse. Maturité fédérale, diplôme de fin d'études secondaires. Matutinal, -ALE adj. (pl. Matutinaux, -ales). XIIe siècle. Emprunté du bas latin matutinalis, de même sens.Vieilli et litt. Qui appartient au matin, est relatif au matin. Maubèchen. f. XVIIIe siècle. D'origine obscure.ZOOL. Espèce commune de bécasseau de grande taille. Maudirev. tr. (se conjugue comme Finir, sauf à l'infinitif et au participe passé maudit, qui ont conservé les formes de Dire). XIe siècle, maldire. Emprunté du latin maledicere, de même sens. 1. En parlant de Dieu. Réprouver, vouer à la damnation éternelle. Dieu maudit Caïn et sa descendance. 2. Appeler sur quelqu'un le malheur, la colère divine. Noé maudit Cham. Par ext. Proférer des imprécations contre quelqu'un pour qu'il lui arrive malheur. Maudire ses persécuteurs. 3. Manifester contre quelque chose ou quelqu'un un sentiment de détestation. Maudire sa destinée. Il maudit les donneurs de conseils. Maudit, -ITE adj. XIe siècle, maldit. Participe passé de maudire. 1. Qui a été l'objet d'une malédiction. Un fils maudit. Subst. Un maudit, un réprouvé. Le Maudit, Satan. En manière d'imprécation. Maudit soit le jour de ma naissance ! Maudit soit le maladroit ! Fig. Qui a été rejeté par la société, par ses contemporains. Un artiste, un écrivain maudit. Titre célèbre : Les Poètes maudits, de Paul Verlaine (1884 et 1888). 2. Par exag. Mauvais, détestable, dont on se plaint avec impatience et colère. Un maudit chemin. Maudit métier ! Maugréerv. intr. (se conjugue comme Créer). XIIIe siècle. Dérivé de l'ancien français maugré, « chagrin, peine, mécontentement ».Exprimer sa mauvaise humeur en grommelant. Il maugrée à toute occasion. |