n. f. XVe siècle, pour désigner une monnaie en or. Emprunté de l'italien medaglia, désignant une monnaie ancienne. 1. Pièce de métal, en général circulaire, frappée ou fondue en l'honneur d'une personne illustre ou en souvenir d'un évènement mémorable. On comprend aussi sous le nom de Médailles les anciennes monnaies des Grecs, des Romains, etc. Médaille antique. Médailles impériales. Frapper, fondre une médaille. La face ou l'avers d'une médaille. Le revers d'une médaille. Le coin, la matrice d'une médaille. Le poinçon, le module d'une médaille. La légende, le champ, l'exergue, l'inscription d'une médaille, voir ces mots. Médaille à fleur de coin, parfaitement conservée . Une médaille saucée, fruste, incuse, fourrée, martelée, restituée . Le cabinet des médailles à la Bibliothèque nationale de France. La science des monnaies et des médailles, ou numismatique. L'administration des Monnaies et Médailles. Expr. C'est un profil de médaille, se dit d'une personne dont les traits sont d'un dessin net et pur, comme on en voit sur les médailles. Fig. Le revers de la médaille, le mauvais côté d'une chose, d'une situation qui paraissait avantageuse. Prov. Toute médaille a son revers, chaque chose a deux faces, un bon et un mauvais côté. 2. Petite pièce de métal qui représente un sujet de dévotion. Médaille de baptême, de première communion. Une médaille de la Vierge, de saint Christophe. Médaille bénite. 3. Pièce de métal gravée, accordée à titre de distinction honorifique pour des services rendus, des faits d'armes, des actes de courage ; cette distinction elle-même. Médaille de sauvetage. Recevoir la médaille d'une ville. La médaille militaire, destinée à récompenser les sous-officiers et les soldats de leurs services ou de leurs actions, et qui n'est pas attribuée aux officiers, sauf, dans des circonstances exceptionnelles, aux officiers généraux ayant commandé en chef devant l'ennemi. Médaille commémorative, voir Commémoratif . La médaille commémorative de la Grande Guerre. Médaille de la Résistance. 4. Pièce de métal gravée décernée comme signe distinctif de quelque récompense, notamment de prix obtenus dans certains concours et expositions, certaines compétitions sportives, etc. ; ce prix lui-même. Les instituteurs accordaient autrefois la médaille aux écoliers les plus méritants. L'Académie française décerne chaque année à des auteurs un certain nombre de médailles. Les médailles d'un concours agricole, de l'Exposition universelle. Ce pays a remporté plusieurs médailles aux Jeux olympiques. Médaille de vermeil, médaille d'or. Médaille d'argent, de bronze. 5. Pièce de métal gravée attribuée aux membres de certaines institutions, de certains corps de l'État. Médaille de membre de l'Institut. Médaille de la législature, attribuée aux parlementaires. 6. Plaque de métal, généralement de forme ronde, portant différents éléments d'identification. Les commissionnaires, les porteurs de gare arboraient naguère une médaille. Médaillé, -ÉE adj. XVIIe siècle, au sens de « orné de médailles ». Dérivé de médaille. Qui a été distingué par une médaille. Un artiste médaillé. Subst. Les médaillés militaires. Médaillerv. tr. XIXe siècle. Dérivé de médaille. Récompenser par une médaille. Il a été plusieurs fois médaillé au Salon. Médailleurn. m. XIXe siècle. Dérivé de médaille. Artiste qui crée des médailles, qui en grave les coins. Les grands médailleurs de la Renaissance. (On disait aussi Médailliste.) Médaillier n. m. XVIe siècle, comme adjectif, au sens de « relatif aux médailles ». Dérivé de médaille. 1. Meuble composé de plusieurs tablettes à tiroirs aménagées pour le rangement et le classement des médailles. Médaillier d'acajou. 2. Collection de médailles. Un riche médaillier. Médaillisten. XVIIe siècle. Dérivé de médaille. 1. Syn. vieilli de Médailleur. 2. Collectionneur, amateur de médailles. Médaillonn. m. XVIe siècle. Emprunté de l'italien medaglione, « grande médaille ». 1. Médaille qui surpasse en poids et en volume les médailles ordinaires. Un médaillon d'or, d'argent, de bronze. 2. Bas-relief de forme circulaire ou ovale, représentant un personnage illustre ou une action mémorable. Médaillon de marbre, d'ivoire. Une façade ornée de médaillons. Par anal. Tableau de même forme. Les portraits en médaillon ou, simplement, les médaillons de David d'Angers. Se dit aussi parfois d'un court portrait littéraire d'un personnage célèbre. Par ext. Tout élément décoratif, tout ornement de forme circulaire ou ovale. Un fauteuil à médaillon, dont le dossier est ovale. 3. Bijou rond ou ovale qu'on porte en sautoir et dans lequel on enferme un portrait, une mèche de cheveux, etc. Un médaillon d'or, d'écaille. 4. CUIS. Petite tranche de viande, de poisson, de charcuterie, de forme ronde ou ovale. Médaillon de veau, de lotte, de foie gras. Mèdeadj. XVIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin Medus, du grec Mêdos, de même sens.ANTIQ. Relatif aux Mèdes, peuple d'Asie, ou à la Médie, contrée qu'ils habitaient. Rois mèdes. Ville mède. (Voir aussi Médique.) Médecinn. m. XIVe siècle, medechin. Probablement dérivé régressif de l'ancien verbe médeciner, « soigner, guérir », lui-même dérivé de médecine. Personne qui exerce la médecine, qui est habilitée à l'exercer. Médecin de la Faculté de Paris. Médecin des hôpitaux. Médecin généraliste. Médecin spécialiste. Médecin consultant. Médecin traitant. Médecin expert. Médecin biologiste, spécialisé dans les analyses de laboratoire. Médecin de ville, de campagne. Le médecin de famille. Médecin du travail. Médecin légiste, chargé des expertises en médecine légale. Médecin des armées. Médecin militaire. Médecin-major, voir Major. Médecin-chef, dans un corps de troupe, une unité militaire, nom donné au médecin placé à la tête d'un service de santé. Médecin-conseil, attaché à un organisme institutionnel ou privé. S'emploie couramment sans épithète ni complément. Appeler le médecin. Aller chez le médecin. Par ordonnance du médecin. En apposition. Une femme médecin. Fig. Médecin de l'âme, directeur de conscience, confesseur ou, plus généralement, personne qui soulage les peines du cœur, de l'esprit. Titres célèbres : Le Médecin malgré lui, de Molière (1666) ; Le Médecin de campagne, de Balzac (1833). Médecinen. f. XIIe siècle, medicine. Emprunté du latin medicina, « art du médecin ; remède », féminin substantivé de medicinus, « de médecin ». 1. Science ayant pour objet la santé ; art de prévenir et de traiter les maladies. Étudier la médecine. Faire des études de médecine. Étudiant en médecine. Docteur en médecine. Faculté de médecine. Médecine expérimentale. Pratiquer, exercer la médecine. Exercice illégal de la médecine. Médecine préventive . Médecine clinique, qui se pratique au chevet du malade. Médecine opératoire, qui a pour objet les opérations chirurgicales. Médecine générale, relative à l'ensemble de l'organisme. Médecine du travail, branche de la médecine qui a pour objet la prévention des pathologies liées aux conditions de travail et, d'une façon plus générale, la surveillance de la santé du personnel des entreprises. Médecine scolaire, qui a pour objet la surveillance médicale des enfants dans les établissements scolaires. Médecine légale, application de la médecine aux cas de procédure civile et pénale qu'elle peut aider à résoudre. Médecine vétérinaire, qui a pour objet la santé des animaux. Par ext. Système médical. La médecine d'Hippocrate. La médecine des Arabes. 2. Vieilli. Remède que l'on absorbe. Ordonner une médecine. Expr. Prendre médecine, se purger. Fam. Une médecine de cheval, un remède d'une action très énergique ou même violente (on dit plutôt aujourd'hui Un remède de cheval). |