n. m. (pl. Arrache-clous). XIXe siècle. Composé d'arrache, forme verbale d'arracher, et de clou.Instrument ou dispositif destiné à arracher les clous. Les marteaux de menuisier comportent souvent un arrache-clou. Arrachementn. m. XIIIe siècle, erracement, au sens 3. Dérivé d'arracher. 1. Action d'arracher ; résultat de cette action. L'arrachement d'un arbre par la tempête. L'arrachement d'un clou. L'arrachement d'une dent. 2. Séparation accompagnée d'une profonde affliction. L'arrachement d'un enfant à sa mère. Par méton. Cette affliction elle-même. Le départ de notre enfant fut pour nous un arrachement. 3. ARCHIT. Ensemble des pierres placées en saillie à l'extrémité d'un mur et destinées à recevoir les pierres d'une construction à venir. Arrachement d'une voûte, naissance de la voûte, point où les pierres du cintre s'emboîtent dans les murs qui le supportent. Arrache-pied (d') loc. adv. XVIe siècle. Composé de la préposition de, d'arrache, forme verbale d'arracher, et de pied. Au sens propre, « sans bouger ».Sans relâche, sans discontinuer, avec acharnement. Il travaillait d'arrache-pied à la rédaction de son livre. Arracherv. tr. XIIe siècle, arachier. Issu de l'ancien français esrachier, du latin populaire *exradicare, altération de eradicare, « arracher ». 1. Enlever ce qui tient par des racines. Arracher des mauvaises herbes. Arracher des pommes de terre. Quelques arbres ont été arrachés par la tempête. Arracher une dent. Il m'a arraché une touffe de cheveux. Pron. S'arracher un cheveu blanc. Expr. fig. et fam. S'arracher les cheveux, se désoler, se désespérer. 2. Détacher une chose fixée, retenue solidement. Arracher les pages d'un livre. Arracher un clou. Arracher une étiquette, un pansement. Par ext. Déchirer, écorcher. Ces épines m'ont arraché la peau. Pron. S'arracher la peau aux ronces du chemin. Par méton. L'enfant s'est arraché les genoux en tombant, il s'est écorché aux genoux. Fig. Arracher une opinion de l'esprit de quelqu'un. On lui a arraché ses dernières illusions. Par exag. Vous lui arracheriez plutôt la vie. Son départ nous arrache le cœur. Ce serait lui arracher l'âme. 3. Enlever de force à quelqu'un, à un animal ce qu'il tient et ne veut pas lâcher. On lui arracha la lettre des mains. Tenter d'arracher un os de la gueule d'un chien. Arracher une arme des mains d'un malfaiteur. Fig. Il faut lui arracher l'argent. On ne peut lui arracher un mot. Il m'a arraché mon secret. Arracher une promesse, un aveu. Expr. fig. Arracher le masque à quelqu'un, dévoiler ses intentions, révéler sa vraie nature. Arracher à quelqu'un le pain de la bouche, le priver du nécessaire. Pron. Les loups s'arrachaient leur proie. Expr. fig. et fam. S'arracher quelqu'un, quelque chose, rechercher vivement la compagnie d'une personne, la possession d'une chose. On se l'arrache, on se dispute sa présence, sa compagnie. On s'arrache les billets de ce concert. 4. Provoquer chez une personne, malgré elle, la manifestation d'un sentiment, d'une douleur. On lui a enfin arraché un sourire. Son récit nous a arraché des larmes. Ces souvenirs lui arrachent des plaintes, des soupirs. Le coup m'a arraché un cri. 5. Obtenir une récompense après beaucoup d'efforts, beaucoup de peine. Arracher un titre, un rang. Il m'a arraché la première place. Arracher la victoire, la palme. 6. Imposer une séparation douloureuse à. Arracher un enfant à sa famille. Nous avons eu du mal à l'arracher à ce milieu. On ne peut l'arracher de la ville où il est né. Pron. L'enfant ne pouvait s'arracher aux bras de sa mère. 7. Tirer précipitamment ou avec peine d'une situation, d'un état, d'une activité. Les médecins ont pu l'arracher à la mort. Arracher quelqu'un aux dangers qui le menacent. On l'a arraché à la misère. Arracher quelqu'un au sommeil. On ne peut l'arracher de ses rêves. Arracher quelqu'un à la lecture, à l'étude. Pron. S'arracher au sommeil, à la rêverie. Arracheur, -EUSE n. XIIIe siècle, aracheour. Dérivé d'arracher. 1. Personne qui arrache. Un arracheur de pommes de terre, de betteraves. Spécialt. Arracheur de dents, forain qui arrachait les dents en promettant une extraction sans douleur. Expr. fig. et fam. Mentir comme un arracheur de dents, mentir effrontément. 2. N. f. Arracheuse, machine destinée à l'arrachage des tubercules, des racines, des plants. Arrachisn. m. XIIIe siècle. Dérivé d'arracher.EAUX ET FORÊTS. HORT. 1. Action d'arracher un arbre, une plante. Spécialt. Arrachage frauduleux d'un arbre. 2. Ensemble des arbres que l'on a arrachés pour défricher une terre. 3. Arrachis de bois ou, au Canada, arrachis, partie d'une forêt où les arbres ont été arrachés. 4. Plant arraché dont les racines sont à nu. Arrachoirn. m. XIXe siècle. Dérivé d'arracher.Instrument servant à arracher les plantes, les racines. Arraisonnementn. m. XIe siècle, metre en aresunement, « consulter (quelqu'un ou quelque chose) » ; XIXe siècle, comme terme de marine. Dérivé d'arraisonner.Action d'arraisonner un navire et, par ext., un avion ; résultat de cette action. Arraisonnerv. tr. XIe siècle, araisuner, « adresser la parole à quelqu'un » ; XIVe siècle, arraisonner, au sens 1. Dérivé de raison. 1. Très vieilli. Chercher à persuader quelqu'un d'adopter un avis, une opinion. Je l'ai arraisonné à ce sujet et il s'est rendu. 2. MARINE. Arraisonner un navire, l'arrêter en mer ou à l'entrée d'un port pour procéder à divers contrôles. Par ext. Arraisonner un avion, l'obliger à atterrir. Arrangeableadj. XIXe siècle. Dérivé d'arranger.Qu'il est possible d'arranger, de régler à l'amiable. |