n. XVIe siècle. Emprunté du latin chrétien ascetes ou asceta, « qui se consacre à des exercices de piété », du grec askêtês, « celui qui pratique un art, qui exerce une profession ».RELIG. Personne qui, par la prière, le jeûne, la pénitence, la solitude et dans l'état de célibat, recherche l'union avec la divinité. Les ascètes étaient fort nombreux avant l'institution de la vie monastique. Par ext. Personne qui mène une vie austère et frugale. Une existence d'ascète. Ascétiqueadj. et n. f. XVIIe siècle. Emprunté du latin asceticus, du grec askêtikos, dérivé de askein (voir Ascèse). I. Adj. Qui se rapporte à l'ascèse, propre aux ascètes. Morale ascétique. Les pratiques ascétiques. Les livres ascétiques. Une vie ascétique. Par ext. Une maigreur, un visage ascétique. II. N. f. 1. Partie de la théologie chrétienne qui étudie les pratiques ascétiques. Un traité d'ascétique et de mystique. « Les Ascétiques » de saint Basile le Grand. 2. Science qui traite des questions relatives à l'ascèse. Une ascétique purement philosophique. L'ascétique musulmane, bouddhiste. Ascétismen. m. XIXe siècle. Dérivé d'ascète. 1. ANTIQ. Mode de vie destiné à dompter les appétits et les passions en vue de parvenir au Bien suprême. L'ascétisme des stoïciens, des pythagoriciens. 2. RELIG. Doctrine et mode d'existence tendant à favoriser l'union mystique avec la divinité grâce à des mortifications du corps et de l'esprit. L'ascétisme des esséniens, de certaines sectes brahmanes, musulmanes, etc. L'ascétisme des premiers temps du christianisme. 3. Par ext. Manière de vivre austère, frugale et rigoriste. Un ascétisme discret, intransigeant. Ascidien. f. XIXe siècle. Dérivé savant du grec askidion, « petite outre ». 1. ZOOL. Animal marin du sous-embranchement des Tuniciers, en forme d'outre, vivant solitaire ou en colonie. La larve de l'ascidie est mobile, tandis que l'animal adulte est fixé à un support. 2. BOT. Feuille en forme d'urne ou de cornet, piège à insectes de certaines plantes carnivores, telles que le népenthès. Asciten. f. XVIe siècle. Emprunté du latin ascites, « maladie qui fait gonfler le corps comme une outre ».PATHOL. Épanchement de sérosité dans la cavité péritonéale. L'ascite de la cirrhose du foie. L'ascite de la tuberculose péritonéale. Ascitiqueadj. XVIIIe siècle. Dérivé d'ascite.Qui a rapport à l'ascite. Une affection ascitique. Asclépiadacéesn. f. pl. XIXe siècle. Dérivé d'asclépiade II.BOT. Famille de plantes dicotylédones originaires des régions chaudes et tempérées, à feuilles simples, pétiolées, opposées, entières et sans stipules, et dont le fruit contient de nombreuses graines à aigrette. Beaucoup de plantes de la famille des Asclépiadacées sont toxiques et contiennent un suc âcre et laiteux. Au sing. Le dompte-venin est une asclépiadacée. Adjt. Plante asclépiadacée. Asclépiaden. m. XVIIIe siècle. Du nom du poète grec Asclépiade.PROS. GRECQ. ET LAT. Vers lyrique employé par les Grecs et les Latins. Petit asclépiade ou, simplement, asclépiade, vers de douze syllabes constitué d'un trochée ou spondée, de deux choriambes et d'un iambe. La première ode d'Horace est en asclépiades. Grand asclépiade, vers de seize syllabes constitué d'un trochée ou spondée, de trois choriambes et d'un iambe. Adjt. Un vers asclépiade. Asclépiadeou ASCLÉPIAS (s final se prononce) n. m. XVIe siècle, asclepias. Emprunté du latin asclepias, -adis, « dompte-venin officinal », du grec asklêpias, proprement « plante d'Asklêpios ».BOT. Genre de plantes de la famille des Asclépiadacées, à graines laineuses, auquel appartient l'herbe à la ouate, parfois cultivée dans les jardins. Ascomycètesn. m. pl. XIXe siècle. Composé à l'aide du grec askos, « outre », et mukês, « champignon ».BOT. Classe de champignons dont les spores se forment dans des cellules mères, ou asques. Le penicillium, la morille font partie des Ascomycètes. Au sing. Un ascomycète. Adjt. Un champignon ascomycète. |