v. tr. (se conjugue comme Céder). XIIe siècle, asener, « viser, frapper ». Dérivé de l'ancien français sen, « sens, raison » et « direction dans laquelle on marche ».Porter un coup violent. Il lui asséna un coup de poing, un coup de massue. Fig. Il nous assène sans cesse des vérités premières. Asséner de mauvaises nouvelles, un argument péremptoire. Assentimentn. m. XIIe siècle. Réfection de l'ancien français assentement, dérivé d'assentir, « donner son approbation ».Acquiescement déclaré ou tacite à un acte, à une opinion. Je n'ai pas donné mon assentiment à cette décision. C'est avec mon assentiment, sans mon assentiment qu'il a agi ainsi. Il se passera de votre assentiment. Un hochement de tête, un clin d'œil en signe d'assentiment. Refuser, différer son assentiment. Asseoir v. tr. (j'assieds, tu assieds, il assied, nous asseyons, vous asseyez, ils asseyent ou j'assois, tu assois, il assoit, nous assoyons, vous assoyez, ils assoient ; j'asseyais ou j'assoyais, nous asseyions ou nous assoyions ; j'assis ; j'assiérai ou j'assoirai ; j'assiérais ou j'assoirais ; que j'asseye ou que j'assoie ; assieds, asseyons ou assois, assoyons ; que j'assisse ; asseyant ou assoyant ; assis). Xe siècle. Emprunté du latin populaire *assedere, réfection de assidere, « être assis ». 1. Mettre en appui sur son séant, soit à terre, soit sur un siège ou quelque chose qui en tient lieu. Asseoir un malade. Asseyez cet enfant. Il s'assit par terre. Asseyons-nous sur ce banc. Le gazon où elle s'était assise. Être assis en tailleur sur le sol, à califourchon sur une branche. S'asseoir en amazone. Le chien s'assied en face de son maître. On le pria de s'asseoir. Faire asseoir quelqu'un, lui présenter un siège et l'inviter à y prendre place. Faire asseoir quelqu'un à sa table, l'inviter à un repas. Spécialt. Asseoir sur le trône, élever à la dignité royale. S'asseoir sous la Coupole, être élu à l'Académie. Expr. S'asseoir sur le banc d'infamie, comparaître à la cour d'assises ou en correctionnelle. Fig. Être assis entre deux chaises, être dans une position incertaine, instable. Fam. S'asseoir sur quelque chose, n'en tenir aucun compte. ÉQUIT. Asseoir un cheval, l'asseoir sur ses hanches, le dresser à plier les postérieurs pour avoir la croupe plus basse que les épaules durant certains exercices de manège. 2. Établir sur des bases solides. Asseoir les fondements d'une maison sur le roc. Le château féodal était assis sur une butte. Fig. Asseoir une théorie sur des faits irréfutables. Asseoir son opinion sur des faits. FINANCES. Asseoir l'impôt, établir les bases, l'assiette de l'imposition. Asseoir l'impôt sur le revenu. Assermenté, -ÉE adj. XIVe siècle. Participe passé d'assermenter.Qui a prêté serment avant d'entrer dans l'exercice d'une fonction publique. Un garde champêtre assermenté. Un expert, un traducteur assermenté. Spécialt. Témoin assermenté, témoin qui a prêté serment devant un tribunal avant de faire sa déposition. HIST. Prêtre assermenté, prêtre qui, en 1790, avait prêté serment à la Constitution civile du clergé. Subst. Aux assermentés s'opposaient les réfractaires. Assermenterv. tr. XIIe siècle. Dérivé de serment.Lier par un serment la personne à laquelle on confère un office public. Assermenter un garde-chasse, un agent de police. Assertif, -IVE adj. XVIe siècle, arcetif, attestation isolée ; de nouveau au XIXe siècle. Dérivé du radical d'assertion. 1. LOGIQUE. Qui exprime une vérité de fait. Un jugement assertif. (On dit aussi Assertorique.) 2. Qui exprime une assertion. Phrase assertive, par opposition à Phrase interrogative et à Phrase impérative. Une proposition assertive. Assertionn. f. XIIIe siècle. Emprunté du latin assertio, dérivé de assertum, supin de asserere, « revendiquer », puis « prétendre, affirmer ».Proposition qu'on avance et qu'on soutient comme vraie. Assertion gratuite, hasardée, singulière. Assertion mensongère. Croire quelqu'un sur simple assertion. Il faut contrôler, vérifier vos assertions. Assertoire(vieilli) ou ASSERTORIQUE adj. XIXe siècle. Adaptation de l'allemand assertorisch, mot forgé par le philosophe Kant à l'aide du latin assertus, participe passé de asserere (voir Assertion).LOGIQUE. Jugement assertorique, jugement énonçant une vérité de fait sans la poser comme nécessaire, par opposition à Jugement apodictique. « Il ne pleut plus », « il y a des lions en Afrique » sont des jugements assertoriques. (On dit aussi Assertif.) Asservirv. tr. XIIe siècle, aservir. Dérivé de serf. 1. Réduire à la servitude, à un état de complète dépendance. Asservir un peuple, une nation. Fig. Mettre dans une étroite dépendance. Asservir les autres à ses volontés, à tous ses caprices. Une presse asservie. S'asservir, être asservi aux convenances, à l'étiquette, à la mode. Par ext. Dompter, maîtriser. Asservir ses passions. La nature asservie aux besoins de l'homme. Asservir l'énergie des vents, l'atome. 2. TECHN. Un moteur asservi, voir Asservissement. Asservissant, -ANTE adj. XIXe siècle. Participe présent d'asservir.Qui asservit. Des lois, des règles asservissantes. Un régime asservissant. Une condition asservissante. |