n. m. XVe siècle. Dérivé du radical du participe présent d'asservir. 1. Action d'asservir ; résultat de cette action. Il ne put survivre à l'asservissement de sa patrie. L'asservissement des consciences, de l'opinion publique. L'asservissement à la mode, aux coutumes. Tenir un peuple dans l'asservissement. 2. TECHN. Procédé de réglage et de contrôle automatiques du fonctionnement d'un appareil ou d'une machine par des servomécanismes adaptés. Asservissement hydraulique, électronique. Dispositifs d'asservissement. Assesseurn. m. XIIIe siècle. Emprunté du latin assessor, dérivé du supin de assidere (voir Asseoir).Personne qui siège auprès d'une autre pour l'assister dans ses fonctions, et au besoin la suppléer. Le doyen de la faculté a choisi son assesseur. Le président du tribunal et ses deux assesseurs. Assetten. f. Voir Asse. Assessoratn. m. XVIIe siècle, assessoriat. Dérivé du latin assessor, « assesseur ».Fonction, charge, état d'assesseur. Assezadv. de quantité. Xe siècle, asez. D'un latin populaire *adsatis, « en suffisance », renforcement, par la préposition ad, du latin classique satis, attesté au sens de « beaucoup » en latin populaire. 1. Suffisamment, autant qu'il faut. Ce bâton est assez long, assez grand. Elle est assez forte pour vous tenir tête. Il court assez vite pour te rattraper. Gagner à peine assez, juste assez pour vivre. J'ai assez travaillé ce matin. « Voulez-vous encore un peu de thé ? - Non merci, j'en ai assez. » C'est assez que, il suffit que. C'est assez que ce soit défendu pour qu'il veuille le faire. 2. Sert à marquer un affaiblissement des mots auxquels il est joint. Une maison assez vaste. Il court assez vite. Cette femme est assez jolie. Il a assez peu d'esprit. Je serais assez tenté de le croire. Je le vois assez souvent. Mention assez bien. « Êtes-vous satisfait ? - Assez. » 3. Sert à marquer un renforcement. Le plus souvent dans des phrases exclamatives. Suis-je assez naïf ! je suis trop naïf. A-t-il assez souffert ! Il est assez étrange que vous refusiez ! Voilà qui est assez plaisant ! 4. Sert à exprimer que la mesure est comble. C'est assez disputé. J'en ai assez de ces bavardages ! En voilà assez ! C'en est assez ! Assez de paroles ! Assibilationn. f. XIXe siècle. Dérivé d'assibiler.PHON. Transformation d'une consonne, généralement une occlusive, en une sifflante. Par assibilation, le « t » de « patience » s'est prononcé comme un « s ». Le doublet « chaire » et « chaise » est un témoin du processus d'assibilation. Assibilerv. tr. XVIIIe siècle. Emprunté du latin assibilare, « siffler (contre) ».PHON. Transformer par assibilation. Le « t » des mots latins « potionem », « rationem » s'est assibilé et a donné en français « poison », « raison ». Assidu, -UE adj. XIIe siècle. Emprunté du latin assiduus, « qui se tient continuellement quelque part ».Qui fait preuve d'assiduité. Un député assidu aux séances. Être assidu auprès d'un malade. Être assidu auprès d'une femme, lui faire une cour pressante. Par méton. Un travail assidu. Des soins, des efforts assidus. Des visites assidues. Assiduitén. f. XIIe siècle, au sens de « persistance ». Emprunté du latin assiduitas, « présence constante ». 1. Ponctualité et régularité à se rendre où l'on doit. L'assiduité d'un fonctionnaire. L'assiduité aux séances. 2. Application constante à un travail. Cet emploi exige une grande assiduité. À force de patience et d'assiduité. Assiduité à l'étude. 3. Présence continuelle ou fréquentes visites. Son assiduité à la Cour lui valut la faveur du roi. 4. Au pluriel. Manifestations de la cour que l'on fait à une femme. Des assiduités pressantes, importunes. AssidÛment adv. XIIIe siècle, assiduement. Dérivé d'assidu.Avec assiduité. Suivre assidûment les cours à la faculté. |