, -ÉE adj. XVIe siècle. Participe passé d'assiéger.Qui subit un siège. Une ville assiégée, investie, entourée de toutes parts d'ennemis. La forteresse assiégée refusait de se rendre. Par méton. Qui se trouve en un lieu soumis à un siège. La population assiégée. Le chef de l'armée assiégée négocia sa capitulation. Des bandits assiégés. La foule hostile les tenait assiégés dans leur refuge. Par anal. Un navire assiégé par les glaces. Fig. Il est assiégé de difficultés. Subst. Les assiégés tentèrent une sortie. Singulier collectif. L'assiégé. Assiégeant, -ANTE adj. XVe siècle. Participe présent d'assiéger.Qui assiège. L'armée assiégeante. Les troupes assiégeantes. Subst. Les assiégeants étaient déterminés à en finir. Singulier collectif. L'assiégeant. Assiégerv. tr. (se conjugue comme Alléger). XIe siècle. Probablement emprunté du latin populaire *assedicare, dérivé de *sedicare, lui-même de sedere, « être assis ». 1. Soumettre à un siège, investir. Assiéger une place de guerre, une ville, une forteresse, en bloquer les issues avant de donner l'assaut ou de l'amener à capituler. La police assiégeait le repaire du bandit. Par méton. Assiéger une armée dans une place, l'y enfermer pour obtenir sa capitulation. L'ennemi assiégea pendant des mois la population de la ville. Par anal. Les eaux en crue assiégeaient la petite île. 2. Se presser en foule à l'entrée ou aux abords d'un lieu afin d'y pénétrer. La foule assiégea de bonne heure les bureaux du théâtre. Les clients assiégeaient tous les magasins du quartier pour leurs derniers achats de Noël. Les curieux assiégeaient la porte du tribunal. 3. Poursuivre, importuner, obséder. Ses créanciers l'assiègent. Être assiégé par des admirateurs, des journalistes. Spécialt. Assiéger une femme, l'importuner de ses assiduités. Fig. Les remords l'assiègent. Les maux qui assiègent la vieillesse. Assietten. f. XIIIe siècle. Probablement issu du latin populaire *assedita, « manière d'être assis, posé », forme féminine substantivée du participe passé de *assedere (voir Asseoir). 1. Manière d'être assis ou placé. Emploi vieilli sauf en équitation, en parlant d'un cavalier et de sa position en selle. Avoir une bonne, une mauvaise assiette. Manquer d'assiette. Perdre son assiette. Fig. Ne pas être dans son assiette, ne pas être dans son état normal, au physique comme au moral. Il ne semble pas dans son assiette. 2. Situation stable d'un corps par rapport à ceux qui le soutiennent. L'assiette d'une pierre, d'une poutre. MARINE. Position stable et équilibrée d'un navire dans l'eau. 3. Emplacement servant de base à une construction. L'assiette d'un camp, d'un château, d'une ville. TECHN. L'assiette d'une voie ferrée, d'une route, la surface occupée par cette voie, cette route et leurs parties accessoires. 4. Par anal. Base sur laquelle on établit un calcul, une estimation. DROIT FISCAL. Assiette de l'hypothèque, bien immeuble sur lequel porte l'hypothèque. Faire l'assiette de l'impôt, établir la base de la matière imposable. - SYLVIC. Assiette d'une coupe, désignation de l'étendue boisée sur laquelle on doit abattre les arbres. Assietten. f. XIVe siècle, au sens de « service dans un repas ». Emploi spécialisé d'assiette I au sens de « action de mettre les plats sur la table ». 1. Pièce de vaisselle à fond plat dans laquelle chaque convive place ou reçoit les aliments qui lui sont destinés. Assiette creuse, à soupe, plate, à entremets, à dessert. Assiette d'argent, d'étain, de porcelaine, de faïence. Une pile d'assiettes. Tendre son assiette. Changer d'assiette. 2. Par méton. Contenu d'une assiette. Une assiette de soupe, de fruits. Assiette anglaise, assortiment de viandes froides, garnies de cornichons, de câpres, etc. 3. Expr. fig. Ne pas lever le nez de son assiette, rester silencieux pendant tout un repas. Un casseur d'assiettes, un fanfaron. Casser les assiettes, se laisser aller à la colère. L'assiette au beurre, le pouvoir politique considéré comme une source de profits personnels. Se tenir près de l'assiette au beurre. Fam. Un pique-assiette, voir ce mot. Assiettéen. f. XVIIe siècle. Dérivé d'assiette II.Ce que contient une assiette. Il a pris deux pleines assiettées de potage. Assignableadj. XVIIe siècle. Dérivé d'assigner.Qui peut être assigné. Limite assignable. Assignable en justice. Assignatn. m. XIVe siècle, assinat, au sens 1. Dérivé d'assigner au sens 4. 1. Vieilli. Constitution de rente. 2. HIST. Papier-monnaie émis sous la Révolution, gagé sur les biens nationaux mais rapidement dévalué. Un assignat de cinq cents francs. Le fonctionnement excessif de la planche aux assignats ruina la monnaie française. Assignationn. f. XIIIe siècle, assignacion. Du latin assignatio, « répartition, partage », et, en latin médiéval, « affectation, fixation d'une date ». 1. DROIT. Acte de procédure adressé par le demandeur au défendeur, par l'intermédiaire d'un huissier, pour le sommer de comparaître en justice. 2. ADM. Assignation à résidence, mesure de sécurité prise par le ministère de l'Intérieur, obligeant à résider dans les lieux qui lui sont fixés un étranger, ou encore un individu ayant fait l'objet soit d'une libération conditionnelle, soit d'un sursis avec mise à l'épreuve. 3. FINANCES. Action d'attribuer des fonds ; résultat de cette action. Pour le remboursement de ses avances, on lui a donné des assignations sur tel fonds. Assigné, -ÉE adj. XIIIe siècle. Participe passé d'assigner.DROIT. Sommé de comparaître devant une juridiction. Les personnes assignées. Subst. L'assigné qui ne comparaît pas est condamné par défaut. - FINANCES. Qui est l'objet d'une assignation. La somme assignée. La part assignée, fixée, déterminée. Subst. ADM. Nous avons deux assignés à résidence, deux personnes astreintes à une résidence déterminée. |