, -ÉE adj. XIIe siècle. Dérivé de miel.Qui contient du miel, qui est additionné de miel. Eau miellée. Par ext. Qui rappelle le miel. Odeur miellée. Mielléen. f. XIIIe siècle. Dérivé de miel. 1. Se dit de l'exsudation sucrée qui suinte parfois des feuilles de certains arbres. 2. Production du nectar par les plantes ; période où a lieu cette production. Mielleusementadv. XVIe siècle. Dérivé de mielleux.Péj. D'une manière mielleuse, doucereuse. Mielleux, -EUSE adj. XIIIe siècle. Dérivé de miel. 1. Rare. Qui tient du miel. Parfum mielleux. 2. Fig. et péj. Qui est d'une douceur hypocrite, d'une aménité affectée et outrée. Un homme mielleux. Des paroles mielleuses. Un ton mielleux. Mien, MIENNE adjectif possessif et LE MIEN, LA MIENNE pronom possessif de la première personne du singulier (pl. Miens, miennes et Les miens, les miennes). IXe siècle, meon. Issu du latin meum, accusatif de meus, de même sens. 1. Adj. Avec un article ou un adjectif indéfini ou, plus rarement, un adjectif démonstratif. Qui est à moi, qui m'appartient. Un mien cousin, une mienne amie. Dans certaines tournures attributives. Cette découverte est mienne, elle me revient. Je fais mien votre argument, je l'accepte comme s'il venait de moi, je le reprends à mon compte. Vos intérêts, vos soucis sont miens, j'y prends la même part que vous. 2. Pronom. Désigne un être, une chose, en marquant un rapport de possession, d'appartenance avec la personne qui parle ou écrit. Votre voix porte plus que la mienne. Vous veillez à vos intérêts, et moi aux miens. Ses amis et les miens. Votre choix sera le mien, je m'y conformerai, je m'en remets à vous. Expr. Je suis prêt à y mettre du mien, à faire un effort, une concession pour manifester ma bonne volonté. Fam. Distinguer le tien du mien, reconnaître, séparer ce qui appartient ou ce qui revient à chacun. Spécialt. Les miens, ma famille, mes proches, ceux qui me sont attachés. Il est plein d'égards pour moi et les miens. Mietten. f. XIIe siècle. Diminutif de mie I. 1. Petite parcelle qui se détache du pain, d'un gâteau quand on le coupe ou le mange. Une miette de pain. Ramasser les miettes. Les oiseaux picorent les miettes. Par ext. Très petit morceau d'un aliment quelconque. Donnez-m'en une miette. Surtout dans des tournures négatives ou restrictives. Ils n'ont pas laissé une miette de ce pâté. Expr. fig. et fam. Ne pas perdre une miette de quelque chose, en profiter le plus largement possible. Il n'a pas perdu une miette de la conversation. 2. Par anal. Très petit morceau d'un objet quelconque. Mettre un objet en miettes, le briser en menus morceaux. Ce vase est en miettes, en mille miettes. Fig. Il n'a pas une miette de bon sens. Mieuxadv. IXe siècle, melz. Issu du latin melius, de même sens. I. Comparatif de supériorité de Bien. 1. D'une manière plus accomplie, d'une façon plus avantageuse. Il travaille mieux qu'il ne faisait. Vous avez éprouvé mieux que personne les difficultés de l'entreprise. Nul n'est mieux à même de vous aider. Regardez mieux. Il ne s'en portera que mieux. Loc. Aimer mieux, préférer. J'aime mieux cette étoffe que l'autre. J'aimerais mieux rester en dehors de tout cela. Aller mieux, être en meilleure santé ; se rétablir, s'améliorer, se développer. Le malade va mieux. Ses affaires vont mieux que jamais. Faire mieux ou mieux faire, apporter quelque amélioration à ce qu'on fait. Cet élève peut mieux faire. Il fera mieux la prochaine fois. Faire mieux de, avoir intérêt, avantage à. Vous feriez mieux de ne pas insister. Il aurait mieux fait de se taire. Valoir mieux que, avoir plus de qualités, de mérite que. Cet homme vaut mieux que sa réputation. Impers. Il vaut mieux ou Mieux vaut, il est plus à propos, plus avantageux. Il vaudrait mieux ou Mieux vaudrait renoncer à ce projet. Cela vaut mieux, c'est préférable. Prov. et expr. proverbiales. Mieux vaut tard que jamais. Mieux vaut tenir que courir. Mieux vaut prévenir que guérir. Deux précautions valent mieux qu'une. Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras. Loc. adv. On ne peut mieux, aussi bien que possible, parfaitement. Tout s'est passé on ne peut mieux. Tant mieux ! se dit pour marquer sa satisfaction devant un évènement heureux. Tant mieux pour lui ! À qui mieux mieux, à l'envi, comme pour rivaliser l'un avec l'autre, les uns avec les autres. Ils s'injuriaient à qui mieux mieux. De mieux en mieux, de façon toujours plus satisfaisante, toujours plus accomplie. Les affaires vont de mieux en mieux. Exclam. et par antiphrase. Il a menti et il s'en vante : de mieux en mieux ! Loc. conj. D'autant mieux que, voir Autant. 2. Adjt. Plus satisfaisant, plus agréable ; de meilleur aspect, d'apparence plus plaisante ; en meilleur état, de meilleure qualité. C'est déjà mieux. Ce n'en sera que mieux. Il n'y a rien de mieux. Qu'espérer de mieux ? C'est ce qui se fait de mieux. En parlant d'une personne. Être mieux. Être en meilleure santé. Il se sent mieux depuis quelques jours. Être plus à l'aise. Nous serons mieux au jardin. Être d'un extérieur plus agréable, paraître à son avantage. Elle est bien mieux avec cette nouvelle coiffure. Loc. Qui mieux est, il y a mieux ou, simplement, mieux, se dit pour corriger ou préciser ce qu'on vient de dire. Il a filé et, qui mieux est, avec la caisse. Il a du courage, mieux, de l'audace. 3. Subst. Sans article. Une chose meilleure, une situation plus avantageuse, un sort plus enviable. J'espérais mieux, je m'attendais à mieux. Elle mérite mieux. J'ai mieux à faire que d'écouter ces balivernes. Qui dit mieux ? formule employée dans les enchères pour solliciter une offre supérieure à la précédente. Loc. Faute de mieux, à défaut. Je m'en contenterai, faute de mieux. Loc. verb. Ne pas demander mieux, accepter volontiers, être tout disposé à. Il ne demandera pas mieux que de vous offrir son aide. Précédé de l'article ou d'un déterminant. Amélioration d'un état, d'une situation (se dit notamment de l'état de santé d'une personne). Il y a un mieux, un mieux sensible, un léger mieux. Aucun mieux depuis hier. Prov. Le mieux est l'ennemi du bien, on compromet souvent un résultat en cherchant à l'améliorer. II. Le mieux, superlatif de Bien. 1. De la meilleure façon, de la manière la plus convenable, la plus avantageuse. C'est lui qui a le mieux traité cette question. C'est cette couleur que j'aime le mieux. Avec un participe employé adjectivement, l'article, en règle générale, s'accorde si l'on compare des êtres ou des objets différents, et reste invariable s'il s'agit de comparer un objet ou un être à lui-même, dans ses différents états. Ces deux ambassadeurs sont les mieux vêtus de l'assemblée. C'est le jour où les ambassadeurs sont le mieux vêtus. C'est la personne le mieux placée pour en juger, la mieux placée pour lui succéder. Dans certains cas, la nuance est ténue. Ce sont les pages les mieux écrites, ou le mieux écrites de ce roman. Avec des mieux, le participe peut ou non prendre la marque du pluriel, selon la nuance de sens. L'exemple est des mieux choisis, ou avec une valeur absolue, des mieux choisi. Si le participe se rapporte à un pronom neutre, le singulier est d'usage. Cela est des mieux dit. Loc. adv. Le mieux du monde, pour le mieux, au mieux, excellemment, de la meilleure façon, aussi bien que possible. Il se porte le mieux du monde. Tout va pour le mieux. Tâchez de faire pour le mieux, faites au mieux. Être au mieux avec quelqu'un, entretenir avec lui d'excellentes relations. En mettant les choses au mieux ou, simplement, Au mieux, dans l'hypothèse la plus favorable. Il aura terminé au mieux dans deux heures. Loc. prép. Agir au mieux de ses intérêts, des circonstances. Expr. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, expression tirée du Candide de Voltaire et devenue proverbiale (s'emploie généralement avec une intention plaisante). 2. Subst. La chose la meilleure, la plus convenable, la plus avantageuse. Le mieux est de passer cela sous silence. Le plus tôt sera le mieux. Loc. De mon mieux, du mieux que je peux, aussi bien que possible, avec la meilleure volonté. J'ai fait de mon mieux. Faites de votre mieux. Du mieux qu'il a pu. Mieux-être(dans la prononciation, la liaison entre mieux et être s'impose) n. m. inv. XVIIIe siècle.Amélioration de la condition physique, matérielle ou morale d'une personne, d'un ensemble de personnes. Mièvreadj. XIIIe siècle. D'origine incertaine.Qui est d'une douceur affectée, maniérée. Des façons mièvres. Sourire mièvre. Des grâces mièvres. Fig. Qui manque d'ampleur et de profondeur. Un style mièvre. Mièvrerien. f. XVe siècle, mivrerie. Dérivé de mièvre.Caractère de ce qui est mièvre. La mièvrerie de ses compliments. Une scène peinte avec mièvrerie. Par méton. Au pluriel. Manières, paroles mièvres. Dire des mièvreries. |