n. f. XXe siècle. Dérivé savant du grec migma, migmatos, « mélange ».GÉOL. Roche métamorphique qui laisse apparaître un mélange de gneiss et de granit. Affleurement de migmatite. Mignard, -ARDE adj. XVIe siècle. Dérivé de mignon.Qui est mignon avec affèterie, excès ; qui a une gentillesse maniérée. Souvent péj. Air mignard. Manières mignardes. Mignardisen. f. XVIe siècle. Dérivé de mignard. 1. Caractère de ce qui est mignard, gracieux, délicat. La mignardise de son visage, de ses traits. Souvent en mauvaise part. Affèterie, affectation de gentillesse, de délicatesse. Avoir, mettre de la mignardise dans ses manières, dans son style. Il y a de la mignardise dans sa manière de peindre. Par méton. Au pluriel. Manières doucereuses et caressantes. Se laisser prendre aux mignardises d'un enfant 2. Désigne une espèce de petits œillets à l'odeur délicate, employés à l'ornement des jardins (on dit aussi, en apposition, œillet mignardise). Une bordure de mignardises ou d'œillets mignardise. 3. Petite pièce de pâtisserie ou de confiserie (par confusion avec friandise). Servir des mignardises avec le café. Mignon, -ONNE adj. et n. XIIe siècle. D'origine incertaine. I. Adj. 1. Qui a une apparence menue, délicate et gracieuse. Visage mignon. Bouche mignonne. Avoir le pied mignon. En parlant d'un être vivant, dont l'allure, la physionomie ont du charme, de l'agrément. Cette petite chienne est très mignonne. Se dit aussi familièrement d'un enfant, pour louer sa docilité, sa gentillesse. Quand il obéit, cet enfant est mignon. 2. Expr. fig. et fam. Être mignon comme un cœur, charmer par son apparence ou sa gentillesse. Péché mignon, travers de peu de gravité auquel on s'abandonne volontiers, dont on ne cherche pas à se corriger. La coquetterie est son péché mignon. 3. Spécialt. CUIS. Filet mignon, voir Filet. II. N. 1. S'emploie comme terme d'affection ou avec une nuance de familiarité. Mon mignon. Ma mignonne. 2. S'est dit pour Favori, bien-aimé. Cet enfant est le mignon de sa mère. Spécialt. Au masculin. Nom donné aux jeunes gens efféminés de l'entourage d'Henri III. Les mignons du roi. Mignonnementadv. XVIIe siècle. Dérivé de mignon.D'une manière jolie, délicate. Cela est mignonnement fait. Mignonnet, -ETTE adj. XVe siècle. Diminutif de mignon.Qui est assez mignon, assez plaisant. Mignonnetten. f. XVIIe siècle. Forme féminine substantivée de mignonnet. 1. Fine dentelle, dont on utilise des bandes étroites pour garnir certains vêtements. 2. Nom sous lequel on désigne couramment certaines plantes à petites fleurs, telles que le réséda ou l'œillet mignardise. 3. Au singulier, avec une valeur collective, se dit de menus éléments, tels que des grains de poivre grossièrement concassés, des gravillons dont on couvre le sol des allées, ou encore de petits clous de tapissier. De la mignonnette. 4. Nom donné à divers articles de fantaisie, notamment à des petits flacons contenant de l'alcool. Une mignonnette de cognac. Mignoterv. tr. XVe siècle. Dérivé de l'ancien mignot, « mignon ».Fam. Dorloter, cajoler. Migrainen. f. XIIe siècle. Issu, par l'intermédiaire du bas latin médical hemicrania, du grec hêmikrania, « moitié du crâne », puis « migraine ».Douleur intense qui affecte une partie de la tête et qui s'accompagne souvent de troubles oculaires et de nausées. Avoir une forte, une violente migraine. Être pris de migraine, sujet à la migraine. Se dit couramment, de manière plus vague, de tout mal de tête. Migraineux, -EUSE adj. XIXe siècle. Dérivé de migraine. 1. Qui se rapporte à la migraine. Accès migraineux. 2. Qui est sujet à la migraine, qui souffre de migraines. Se sentir migraineux. |