n. m. XVIe siècle, au sens de « mie, miette » ; XVIIe siècle, au sens de « fragment, parcelle » ; XVIIIe siècle, au sens de « gamin, jeune garçon ». Dérivé de mie I.Fam. Jeune enfant. Une bande de mioches. Mi-parti, -IE adj. (pl. Mi-partis, -ies). XIIe siècle. Composé de mi- et de parti, au sens de « partagé ». 1. Qui est composé de deux parties égales, mais dissemblables. Un pourpoint mi-parti de blanc et de noir ou mi-parti blanc, mi-parti noir. Les échevins portaient des robes mi-parties. HÉRALD. Se dit d'un écu formé par la réunion de deux écus coupés en leur milieu. Se dit aussi d'une figure divisée verticalement en deux parties d'un émail différent. Un chevron mi-parti d'or et d'argent. 2. Qui est partagé en deux moitiés égales. HIST. Chambres mi-parties, chambres de justice mises en place après la proclamation de l'édit de Nantes, et qui étaient composées, à parts égales, de juges catholiques et de juges protestants. Les chambres mi-parties furent supprimées par Louis xiv en 1679. Miqueletn. m. XVIIIe siècle. Dérivé du nom de Miquelot de Prats, qui prit au XVIIe siècle la tête de ces hommes.HIST. Homme appartenant à une troupe armée qui, au XVIIe et au XVIIIe siècle, était établie dans les Pyrénées, principalement sur les frontières de la Catalogne et de l'Aragon. Les miquelets furent à diverses reprises organisés militairement par l'Espagne pour servir lors des guerres contre la France. Désigne également les partisans enrôlés dans certains corps levés par la France, sous le règne de Louis xiv et de Louis xv, ainsi que dans les bataillons formés par Napoléon Ier pour combattre la guérilla espagnole. Mirn. m. XIXe siècle. Mot russe signifiant « monde ; paix ».HIST. Dans la Russie impériale, communauté paysanne gérant collectivement des terres qu'elle répartissait entre les familles pour un temps donné. Mirabellen. f. XVIIe siècle. Probablement de Mirabel, toponyme assez fréquent dans le sud de la France.Petite prune ronde, très sucrée, de couleur jaune doré. Les mirabelles de Lorraine, d'Alsace. Tarte aux mirabelles. Eau-de-vie de mirabelle ou, ellipt., mirabelle. Mirabelliern. m. XIXe siècle. Dérivé de mirabelle.Arbre fruitier de la famille des Rosacées, qui produit les mirabelles. Mirabilis(s se fait entendre) n. m. XIXe siècle. Mot du latin scientifique, repris du latin classique mirabilis, « admirable, étonnant ».BOT. Plante de la famille des Nyctaginacées, dont la variété la plus connue est couramment appelée Belle-de-nuit (voir ce mot). Miraclen. m. XIe siècle. Emprunté du latin miraculum, « prodige ». 1. Phénomène qui déroge aux lois ordinaires de la nature et auquel la science ne peut assigner aucune cause. THÉOL. Signe de l'action de Dieu qui est propre à susciter ou à confirmer la foi. Vrai, faux miracle. Opérer des miracles. Recouvrer la vue par miracle. La multiplication des pains, la résurrection de Lazare comptent parmi les miracles du Christ que rapporte l'Évangile. Par méton. Œuvre d'art représentant une telle manifestation de la puissance divine. « Le Miracle de l'esclave » , de Tintoret. « Les Miracles de saint François-Xavier », de Rubens. LITTÉRATURE. Au Moyen Âge, pièce de vers relatant sous une forme narrative ou dramatique l'intervention miraculeuse de la Vierge ou d'un saint. HIST. La cour des Miracles, ainsi nommée parce que les infirmités simulées par les gueux et mendiants qui y trouvaient refuge semblaient y disparaître miraculeusement (voir Cour). Par ext. Lieu où se trouvent rassemblés indigents, marginaux et malfrats. Titres célèbres : Le Miracle de Théophile, de Rutebeuf (XIIIesiècle) ; Les Miracles de Notre-Dame, recueil de récits réunis par Gautier de Coincy au XIIIe siècle. 2. Par ext. Évènement qui se produit contre toute attente, effet extraordinaire d'un hasard heureux. C'est un miracle, un vrai miracle qu'il soit sauf. Il a échappé à la mort par miracle, comme par miracle. Dans le domaine des sciences, tend à être utilisé pour désigner un phénomène dont la probabilité est voisine de zéro. 3. Par hyperbole. Se dit de tout ce qui fait naître l'étonnement, l'admiration. Les miracles de la science, de la technique. Ce bâtiment est un miracle d'élégance. Loc. adv. Vieilli. À miracle, parfaitement bien, avec un succès inespéré. La mission était difficile, il s'en est acquitté à miracle. (Aujourd'hui on dit plutôt À merveille.) En apposition. S'emploie familièrement pour indiquer le caractère remarquable de quelque chose. Solution miracle. 4. Loc. et expr. Tenir du miracle, se produire de façon heureuse et inattendue. Crier au miracle ou, vieilli, crier miracle, manifester un sentiment de surprise heureuse et d'admiration. Il n'y a pas de quoi crier au miracle, c'est une chose très commune, très ordinaire. Un beau miracle (iron.), une chose fort ordinaire ou même une action maladroite. Vous avez fait là un beau miracle ! Faire des miracles, se signaler, se distinguer de manière exemplaire ; obtenir des résultats remarquables. On dit que ce remède, que ce chirurgien fait des miracles. Avec si peu de moyens, vous avez fait des miracles. Fam. Croire au miracle, faire preuve d'une confiance ou d'une crédulité excessive. Miraculé, -ÉE adj. XVIIIe siècle. Dérivé de miracle.Se dit de quelqu'un sur qui s'est opéré un miracle. Subst. Les miraculés de Lourdes. S'emploie, par hyperbole, à propos d'une personne qui a échappé de peu à la mort ou à un grand péril. C'est un miraculé. Miraculeusementadv. XIVe siècle. Dérivé de miraculeux.De façon miraculeuse, par l'effet d'un miracle. La manne nourrit miraculeusement le peuple hébreu durant quarante ans. Être miraculeusement guéri. Par hyperbole. Comme par miracle, d'une manière heureuse, étonnante, inexplicable. Cet homme échappa miraculeusement à la mort. |