n. m. (ne s'emploie qu'au singulier). XVIIIe siècle. Forme substantivée de moral I. 1. Ensemble de nos facultés morales. L'influence du moral sur le physique. 2. État d'esprit, disposition dans lesquels on fait face aux difficultés, aux maladies, aux épreuves de l'existence. Le moral des troupes était excellent. Remonter le moral à quelqu'un. Avoir bon moral ou, pop., avoir le moral. Avoir mauvais moral. Moralen. f. XVIIe siècle. Forme féminine substantivée de moral I. 1. Ensemble des règles, des principes selon lesquels on dirige sa vie, sa conduite, ses mœurs, considéré relativement au bien et au mal. Morale pure, austère. Morale relâchée. Morale individuelle, collective. Se forger une morale. être dépourvu de morale, n'avoir pas de morale. Bafouer la morale publique. Expr. La morale est sauve. 2. Science du bien et du mal ; doctrine relative aux mœurs, éthique. Cours, professeur de morale. Enseigner la morale. Les fondements de la morale. La morale kantienne. Il prêche la morale plus qu'il ne la pratique. Par méton. Traité contenant un enseignement, une réflexion sur cette science. La « Morale » d'Aristote. 3. Leçon morale, avertissement que l'on donne à quelqu'un quant à sa conduite. Faire de la morale ou faire la morale à quelqu'un, le réprimander, l'avertir d'avoir à s'amender. Par ext. La morale d'un ouvrage, la leçon morale qui s'en dégage, ou encore les quelques phrases de vers ou de prose qui la résument (on dit aussi Moralité). La morale d'une fable de La Fontaine. Expr. fam. La morale de l'histoire, la leçon qu'on tire d'un évènement, d'un fait. Moralementadv. XIVe siècle. Dérivé de moral I. 1. En ce qui regarde la pensée, les idées, les facultés intellectuelles et psychiques. Combattre, soutenir quelqu'un matériellement et moralement. Être moralement certain de quelque chose. Moralement parlant, en esprit ou en droit. 2. Du point de vue de la morale. Action moralement bonne, moralement condamnable. Ce choix est moralement indéfendable. Absolt. Conformément à la morale. Agir moralement. Moralisant, -ANTE adj. XVIIIe siècle. Participe présent de moraliser.Qui contient des leçons de morale (souvent péj.). Ouvrage, discours moralisant. Ton moralisant. En parlant d'une personne, synonyme de Moralisateur. Moralisateur, -TRICE adj. XIXe siècle. Dérivé de moraliser. 1. Qui rend moral, qui édifie. Influence moralisatrice. 2. En parlant d'une personne (le plus souvent péj.). Qui aime à parler de morale, à faire la morale. Il est de plus en plus moralisateur. (On dit aussi Moralisant.) Subst. Un moralisateur, une moralisatrice. Moralisationn. f. XIXe siècle. Dérivé de moraliser.Action de moraliser, de rendre moral ; résultat de cette action. La moralisation de la vie politique. Moraliserv. intr. et tr. XIVe siècle. Dérivé de moral I. I. V. intr. Faire des réflexions, des dissertations, des leçons morales. Les vicissitudes de la fortune sont une ample matière à moraliser. II. V. tr. 1. Rendre moral ; soumettre à une influence morale. Moraliser une profession, des pratiques. 2. Donner une leçon morale à quelqu'un ; blâmer, en vertu de règles, de principes moraux. Moraliseur, -EUSE n. XIVe siècle. Dérivé de moraliser.Vieilli et plaisant. Personne qui aime à moraliser. C'est un grand moraliseur, un éternel moraliseur. (On dit plutôt Moralisateur, -trice.) Moralismen. m. XVIIIe siècle. Dérivé de morale. 1. Caractère d'une doctrine, d'un système philosophique qui accorde une place prééminente à la morale. Le moralisme de Kant. 2. Péj. Attachement formaliste et étroit à la morale. Il s'est vu reprocher son moralisme. Moralisten. m. XVIIe siècle. Dérivé de morale.Écrivain qui traite des mœurs, qui peint les mœurs, analyse les passions, la nature et la condition humaines. Montaigne, Pascal, La Rochefoucauld, La Bruyère sont les grands moralistes français. Un talent de moraliste. |