n. f. XIXe siècle. Composé de nephro-, tiré du grec nephros, « rein », et de -pathie, tiré du grec pathos, « ce qu'on éprouve ».PATHOL. Maladie du rein. Néphropathie chronique. Népotismen. m. XVIIe siècle. Emprunté de l'italien nepotismo, lui-même dérivé de nipote, « neveu », du latin nepos, « petit-fils », puis « neveu ».HIST. À l'époque de la Renaissance, système de pouvoir par lequel les papes accordaient à leurs neveux, leurs parents, etc., des privilèges considérables, notamment dans l'administration de l'Église. Par ext. Complaisance qu'un homme en place montre pour ses parents, ses protégés, auxquels il procure des avantages, des passe-droits. Être accusé, taxé de népotisme. Néréiden. f. XVe siècle, Nereyde. Emprunté, par l'intermédiaire du latin Nereis, -idis, du grec Nêreïs, -ïdos, de même sens.MYTH. GRECQ. Chacune des nymphes marines, filles de Doris et de Nérée. Thétis, Amphitrite et Galatée sont des Néréides. On représente souvent les Néréides parcourant les flots, montées sur des dauphins ou des chevaux marins. Nerf(f ne se prononce pas) n. m. XIe siècle. Issu du latin nervus, « nerf, tendon ». 1. ANAT. Ensemble constitué de fibres, qui mettent en relation les différents organes avec le cerveau ou la moelle épinière. Nerfs sensitifs, qui transmettent les sensations de la périphérie aux centres nerveux. Nerfs moteurs, commandant un muscle ou un viscère. Nerfs mixtes, à la fois sensitifs et moteurs. Nerfs crâniens, qui sont en relation avec l'encéphale. Le nerf optique, le nerf auditif, le nerf facial et le nerf trijumeau sont des nerfs crâniens. Nerfs rachidiens ou nerfs spinaux, nerfs en relation avec la moelle épinière. Le nerf sciatique est un nerf rachidien. Nerf sympathique, nerf parasympathique, qui innervent les viscères. Le nerf pneumogastrique, ou nerf vague. Nerfs afférents, nerfs efférents, voir Afférent et Efférent. Par anal. Nerf de bœuf, voir Bœuf. 2. Au pluriel, dans un grand nombre de locutions et d'expressions d'usage courant relatives aux mouvements de l'humeur, à l'altération du caractère d'une personne, à la vivacité de ses réactions. Attaque de nerfs. Crise de nerfs, voir Crise. Maladie de nerfs, ou maladie nerveuse. Avoir les nerfs fragiles, irritables. Avoir les nerfs solides, avoir des nerfs d'acier, faire preuve d'une grande résistance nerveuse, d'une rare maîtrise de soi. Avoir les nerfs tendus, les nerfs à vif, à fleur de peau, être en proie à une grande nervosité, se montrer très irritable. Passer ses nerfs sur quelqu'un, s'emporter sans raison contre lui. Un tel vacarme porte sur les nerfs et, fam., tape sur les nerfs, il exaspère. Fam. Avoir les nerfs en boule, en pelote, être fortement irrité, agacé. Avoir les nerfs à cran, être irrité, exaspéré, d'une humeur intraitable. Être, vivre sur les nerfs, dans un état de grande tension, de vive agitation. Être à bout de nerfs, au comble de l'agacement, de l'exaspération, ou au bord de l'épuisement nerveux. Avoir ses nerfs, se dit d'une personne qui se montre incapable de se maîtriser, se laisse gagner par un brusque accès de colère, d'agitation. Un paquet de nerfs, se dit d'une personne très nerveuse. Spécialt. Guerre des nerfs, dans un conflit, ensemble d'opérations, d'actions de propagande visant à affaiblir la résistance morale de l'adversaire. Fig. Force, vigueur. Il n'a pas de nerf, la moindre difficulté le fait céder. Ce style manque de nerf. Interj. Du nerf ! Loc. Le nerf de la guerre, l'argent et, par ext., toute condition indispensable à la réussite d'une entreprise. 3. RELIURE. Chacune des cordelettes qui sont placées au dos du livre à relier et sur lesquelles on coud les cahiers. Livre cousu sur les nerfs. Faux nerfs, petites bandes de carton souple collées sous le dos d'un livre, pour imiter les saillies formées par les nerfs. Nériten. f. XVIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin nerita, du grec nêritês, de même sens.Mollusque gastéropode dont la coquille hémisphérique est recouverte d'un épiderme corné et qui vit sur les rochers des lagunes littorales, dans les mers chaudes et les estuaires des fleuves. Nérolin. m. XVIIe siècle. Du nom d'Anne-Marie de La Trémoille, princesse de Nérola, qui aurait introduit cette essence en France.Essence tirée de la fleur du bigaradier, qu'on utilise en parfumerie. Néronien, -IENNE adj. XVIIIe siècle. Dérivé du nom de l'empereur romain Néron.Qui se rapporte à Néron, ou qui évoque la démesure et la cruauté attachées à son règne. Vestiges de l'époque néronienne. Spécialt. Jeux néroniens, jeux publics quinquennaux institués à Rome par Néron, à l'instar de ceux d'Olympie. Nerprunn. m. XIIIe siècle, neir prun. Issu du latin populaire *niger prunus, proprement « prunier noir ».BOT. Arbuste épineux et buissonnant de la famille des Rhamnacées. Nervationn. f. XVIIIe siècle. Dérivé de nerf.BOT. Disposition des nervures d'une feuille, des pétales d'une fleur. Par anal. ENTOM. Disposition des nervures qui soutiennent les ailes des Insectes. Nerverv. tr. XIVe siècle. Dérivé de nerf.TECHN. Garnir de nerfs. Nerver un panneau de menuiserie, le soutenir, le renforcer, autrefois à l'aide de nerfs de bœuf battus et réduits en filasse et, aujourd'hui, avec des barres de bois ou de métal. - RELIURE. Nerver un livre, dresser les nerfs sur le dos d'un livre et les fixer avec de la colle et de la toile. |