n. m. XVIe siècle. Dérivé de nue. 1. Amas de fines gouttelettes d'eau en suspension dans l'air, qui forme dans le ciel une masse blanche, grise ou noire, et qui se résout en pluie, en neige ou en grêle. Nuage bas, élevé. Le ciel est couvert, chargé de nuages. Le vent chasse les nuages. La lune sortit d'un nuage. Les météorologues classent les nuages en altocumulus, altostratus, cumulus, cumulonimbus, cumulostratus, nimbus, nimbostratus et stratus. Expr. fig. Se perdre dans les nuages, s'égarer dans des idées vagues. Être dans les nuages, être distrait, être perdu dans une rêverie. Vivre sur un nuage, être inconscient de la réalité. Descendre de son nuage, reprendre contact avec la réalité. Être sur un nuage, se dit d'une personne qui connaît, à la suite d'un évènement heureux, une félicité passagère. Par anal. Un nuage de lait, une petite quantité de lait versée dans du thé ou du café. Titre célèbre : « Les Merveilleux Nuages », poème en prose de Charles Baudelaire (1867). 2. Par ext. Amas de petites particules formant dans l'air une masse plus ou moins dense. Un nuage de poussière, de fumée. Se mettre un nuage de poudre. Spécialt. PHYS. Nuage radioactif, formé de particules radioactives. Une explosion nucléaire peut donner lieu à la formation d'un nuage radioactif. Nuage électronique, ensemble des électrons qui gravitent autour du noyau d'un atome (on dit aussi Cortège électronique). 3. Fig. Tout ce qui rend sombre, triste, soucieux ; chagrin, inquiétude. Son bonheur n'est troublé d'aucun nuage. Un ciel, un avenir sans nuage ou sans nuages, un avenir serein. Spécialt. Léger différend qui survient entre des personnes qui s'entendent ordinairement. Cette querelle n'a été qu'un nuage dans leur amitié. Nuageux, -EUSE adj. XVIe siècle. Dérivé de nuage. 1. Qui est couvert de nuages. Un ciel nuageux. Par méton. Une journée, une matinée nuageuse. Temps nuageux. Fig. Vague, confus (on dit plutôt Nébuleux). 2. MÉTÉOR. Relatif aux nuages. Le système nuageux. Une couche, une masse nuageuse.
Nuaisonn. f. XVIe siècle. Dérivé de nue.Vieilli. Période pendant laquelle un vent souffle de manière régulière.
Nuancen. f. XIVe siècle. Dérivé de nuer. 1. Chacun des états par lesquels peut passer une couleur, en conservant le nom qui la distingue des autres ; teinte établie par le dosage délicat de deux couleurs. La dégradation d'une seule couleur produit un nombre infini de nuances. Une nuance de rouge. Une nuance de gris mordoré. Fig. Il y avait dans sa voix une nuance d'ironie, d'amusement, de mépris, une pointe à peine perceptible d'ironie, d'amusement, de mépris. 2. Différence presque insensible entre deux choses de même genre. Peu de choses nous séparent, ce n'est qu'une question de nuance. Ne pas avoir le sens des nuances, être sans nuances, être catégorique, dogmatique, manquer de subtilité. Par ext. Légère modification. J'apporterais une nuance à cette appréciation. Ce jugement appelle quelques nuances. 3. MUS. Différence d'intensité, dans le son d'un instrument ou de la voix. La notation des nuances sur la partition s'effectue au moyen de mots, d'abréviations ou de signes. La lettre « f », abréviation de « forte », est une indication de nuance. Par ext. Degré de sentiment, d'émotion, de finesse que l'on apporte dans la composition ou l'interprétation d'une œuvre artistique. Une écriture, une interprétation toute en nuances.
Nuancerv. tr. (se conjugue comme Avancer). XVIIe siècle. Dérivé de nuance. 1. Diversifier les couleurs en les disposant de manière qu'il se fasse de l'une à l'autre une transition presque imperceptible ; ménager une gradation à l'intérieur d'une même couleur. Nuancer des bleus, des verts. Pron. Le ciel, la mer se nuance, offre, prend des teintes délicates. 2. Fig. Reconsidérer, corriger un avis, une appréciation, en introduisant plus de finesse dans l'analyse ; les modérer, les tempérer. Nuancer son opinion, son jugement sur quelqu'un. Une sévérité nuancée d'indulgence. Absolt. Sur ce point, il faudrait peut-être nuancer. Au participe passé, adjt. Qui montre de la finesse, de la subtilité. Un esprit nuancé. Des propos nuancés. On trouve dans cet ouvrage une analyse très nuancée de la situation politique. 3. MUS. En composant un morceau, marquer, à l'aide de mots, d'abréviations ou de signes convenus, l'intensité plus ou moins grande que doit avoir le son d'un instrument ou de la voix ; en exécutant un morceau, observer ces signes. Par ext. Ménager des gradations dans l'expression des sentiments, des émotions, lorsque l'on compose ou que l'on interprète une œuvre artistique. Cet acteur a nuancé son jeu.
Nuanciern. m. XXe siècle. Dérivé de nuance.COMMERCE. Catalogue ou présentoir des différents coloris proposés à la vente pour un produit déterminé. Nuancier de rouge à lèvres, de peinture.
Nubien, -ENNE adj. et n. XVIIIe siècle. Dérivé de Nubie, nom géographique. 1. Adj. Relatif à la Nubie, région située aux confins de l'Égypte et du Soudan. Le désert nubien. Les dieux nubiens de l'antiquité. Subst. Un Nubien, une Nubienne, une personne qui habite cette région ou qui en est originaire. 2. N. m. Le nubien, langue parlée dans le sud de l'Égypte et dans l'est du Soudan.
Nubileadj. XVIe siècle. Emprunté du latin nubilis, de même sens, lui-même dérivé de nubere, « se marier ».Qui est pubère, formé. Une jeune fille nubile. DROIT. Qui est en âge d'être marié. Selon la loi française, les filles sont nubiles à quinze ans, et les garçons à dix-huit. Par méton. L'âge nubile, l'âge auquel on est en état de se marier.
Nubilitén. f. XVIIIe siècle. Dérivé de nubile.État d'une personne nubile ; âge nubile.
Nubuckn. m. XXe siècle. Probablement emprunté de l'anglais des États-Unis new, « nouveau », et buck, « daim ».Cuir bovin légèrement poncé sur fleur, dont l'aspect velouté rappelle celui du daim. Des chaussures en nubuck.
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